‹ Les règlements des assemblées législativesChapitre 3 sur 359 · PRÉFACE III · texte numérisé non relu

PRÉFACE III

formes^ et des hommes qui, sans être Anglais, avaient vécu plus ou moins longtemps en Angleterre, furent, dès le début de la Révolution française, choqués de constater le manque de /ormes qui paralysait, neutralisait ou affaiblissait les bonnes volontés; et tandis qu'Edmond Burke la condamnait pour des raisons profondes, d'autres qui étaient plutôt sympathiques au nouvelordre de choses, mais qui doutaient qu'on pût l'étabHr dans ce désordre, la plaignaient pour cette raison-là. Désordre et manque de formes partout, de bas en haut, du premier au second degré, chez les électeurs et chez les élus. C'est le premier spectacle qui s'offre aux yeux de Tétranger sur la terre de France.

Il se passa dans notre voyage, écrivait le même Dumont (de Genève), une circonstance assez plaisante, mais que je me rappelle imparfaitement. Tout était en mouvement pour l'élection des députés aux bailliages: ces assemblées primaires, composées ou de bourgeois ou de paysans, ne savaient comment s*y prendre pour s'organiser etfaireune élection. Déjeunant à Montreu il -sur-Mer (si je ne me trompe), et causant avec notre bùle, il nous rendit compte du tumulti^. et de Ternbarras de leurs séances : on avait déjà perdu deux ou trois jours en j>arleries et en cohues ; un président, un secrétaire, des billets de suffrage, un scrutin, tout cela leur était inconnu. Dans un arcès de gaité, il nous prit envie d'être les législateurs de Mon treuil : nous demandons du papier, de Tencre et des plumes, et nous voilà tout occupés à rédiger un très petit règlement qui indiquait la marche à suivre pour la nomination des députés aux bailliages. Jamais travail ne se fit plus galment: il él^iit inter-

juriscoDSulte anglois, par Et. Dumonl, membre du Conseil représentatif du canton de Genève. — T. I. Genève et Paris. 1810, in-8«, J.J. Paschoud.

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