‹ Les règlements des assemblées législativesChapitre 5 sur 359 · PRÉFACE V · texte numérisé non relu

PRÉFACE V

hommes à prétention, qui voulaient parler pour se faire connallrts et se faire connaître pour être élus (1).

De même et bien pis encore, aux Ktats-Généraux :

Quand j'entrai dans la salle, il n'y avait ni sujet de délibéralion ni ordre quelconque. Les députés no se connaissaient point les uns les autres ; mais ils apprenaient par degrés à se connaître : ils se pla(.*aient partout indifféremment, ils avaient choisi les anciens pour présider ; ils passaient le jour à attendre, à débattre sur de petits incidens, à écouter les nouvelles publiques, et les députés des provinces apprenaient à connaître Versailles La salle était cx)ntinuellement inondée do visiteurs, (le curieujt, qui se promenaient partout, et se plaçaient dans l'enceinte même destinée aux députés, sans aucune jalousie do la part de ceux-ci, sans aucune réclamation de leur privilège. Il est vrai que, comme ils n'étaient pas constitués, ils se regardaient plut(H comme faisant partie d'un club que d'un corps politique «2).

Cependant on ne tarda pas à s'apei'cevoir de cette fâcheuse absence de formes, à souffrir de ses conséquences^ et à vouloir y {)orter remède. Dans les « comités » récemment fondés, chez Rrissot, chez Clavière, où Ton bavardait beaucoup, on ne parlait que ce de rédiger des déclarations de droit et des principes de travail pour les États-Généraux » (;|). Le Courrier rie Provence, inspiré par Mirabeau, mais fait en ivalité par ces deux Genevois anglicisaus, Dumont et

(1) Souvenirs sur Mirabeau, p. 30-40.

(2) Ibid.^ p. 43-44. Voyez, p. 54 et suivantes, l'iruidenl provo(|uc pnr la présence de Duroverai, antre Genevois, ami d'Ktienne Dumont, dans rassemblée du Tiers Etal, inciden» (jui l'onrnil à Mirabeau Toecasion de son « premier (riompbe »,

(3) Jbid., p. 33.

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