‹ Les regrets, avec une introd., des notes et un indexChapitre 21 sur 32 · CXXXVI I · texte numérisé non relu

CXXXVI I

Scève, je me trouvay comme le filz d'Anchise Entrant dans l'Elysée, et sortant des enfers, Quand après tant de monts de neiges tous couvers Je viz ce beau Lyon, Lyon que tant je prise.

Son estroicte longueur, que la Sv!-ne divise, Nourrit mil artisans, et peuples tous divers : Et n'en déplaise à Londre, à Venise, et Anvers, Car Lyon n'est pas moindre en faict de marchandise,

Je m'estonnay d'y voir passer tant de courriers.

D'y voir tant de banquiers, d'imprimeurs, d'armuriers.

Plus dru que Ion ne voit les fleurs car les prairies.

Mais je m'estonnay plus de la force des pontz, Dessus lesquelz on passe, allant delà les montz, Tant de belles maisons, et tant de métairies.

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