LE CHANT DU FOYER
Quand je songe à mon village ■, Dans les longues heures d'exil, Ronika, cest toi que je vois.
Tu te tiens auprès du foyer
Où le riz cuit dans la marmite
Et tes yeux suivent la fumée.
Tu as mis le lamba que j'aime,
Celui qui drape de fleurs rouges
Ton corps gonflé comme un fruit mûr,
Tes yeux regardent la fumée Et tu souhaites que le vent Me l'apporte, à travers la mer.
Quand reviendront, ô Ronika, Nos caresses sous les manguiers, Les nuits où parlent les grenouilles ?
Quand reviendront nos longs sommeils Dans notre case bien fermée Tandis que souffle la mousson ?
Et quand pour rai- je te revoir Tendant le sein à notre enfant Dans son berceau de feuilles sèches ?