‹ Les regrets de la grande îleChapitre 3 sur 12 · LE CHANT DU FOYER · texte numérisé non relu

LE CHANT DU FOYER

Quand je songe à mon village ■, Dans les longues heures d'exil, Ronika, cest toi que je vois.

Tu te tiens auprès du foyer

Où le riz cuit dans la marmite

Et tes yeux suivent la fumée.

Tu as mis le lamba que j'aime,

Celui qui drape de fleurs rouges

Ton corps gonflé comme un fruit mûr,

Tes yeux regardent la fumée Et tu souhaites que le vent Me l'apporte, à travers la mer.

Quand reviendront, ô Ronika, Nos caresses sous les manguiers, Les nuits où parlent les grenouilles ?

Quand reviendront nos longs sommeils Dans notre case bien fermée Tandis que souffle la mousson ?

Et quand pour rai- je te revoir Tendant le sein à notre enfant Dans son berceau de feuilles sèches ?

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