L'ÉTOILE ROUGE
O Ronika, la grande éioile Qui s'allumait sur le plateau, Cette étoile aux rayons si rouges Que nous la prenions pour un feu, Je l'ai, sans cesse, sur ma vie.
Souviens-toi ! Dès quelle montait, Un frisson courait les feuillages, La plaine s'emplissait de brume, Nos chiens hurlaient contre la porte Et ton cœur s arrêtait de battre.
O Ronika, Vétoile rouge
Ne quitte, ici, jamais, le ciel
Et vers elle, toute la nuit,
On entend les canons, par meutes,
Gronder au fond de l'horizon.
Un seul de ses rayons suffit
Pour faire flamber des villages
Et pour coucher dans la vallée
Sur la terre noire et sanglante
Des bois entiers d'hommes en marche,
Tout en tremblant, ô Ronika, Je me soumets à sa puissance, Car je n ai plus, pour m en défendre, Ni ton amour, ni nos Ancêtres Qui volaient à notre secours.