‹ Les regrets de la grande îleChapitre 4 sur 12 · L'ÉTOILE ROUGE · texte numérisé non relu

L'ÉTOILE ROUGE

O Ronika, la grande éioile Qui s'allumait sur le plateau, Cette étoile aux rayons si rouges Que nous la prenions pour un feu, Je l'ai, sans cesse, sur ma vie.

Souviens-toi ! Dès quelle montait, Un frisson courait les feuillages, La plaine s'emplissait de brume, Nos chiens hurlaient contre la porte Et ton cœur s arrêtait de battre.

O Ronika, Vétoile rouge

Ne quitte, ici, jamais, le ciel

Et vers elle, toute la nuit,

On entend les canons, par meutes,

Gronder au fond de l'horizon.

Un seul de ses rayons suffit

Pour faire flamber des villages

Et pour coucher dans la vallée

Sur la terre noire et sanglante

Des bois entiers d'hommes en marche,

Tout en tremblant, ô Ronika, Je me soumets à sa puissance, Car je n ai plus, pour m en défendre, Ni ton amour, ni nos Ancêtres Qui volaient à notre secours.

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