SENSIBILITÉ
m a m f Xziû*
Pour une position donnée du manchon, l'équilibre relatif subsiste, avons-nous dit, tant que la vitesse angulaire reste comprise entre deux limites u>' et a>". La différence tù — c/ représente ainsi l'insensibilité du régulateur. On peut appeler coefficient de sensibilité le rapport S = —, -„. En multipliant les deux termes de cette fraction par
<ù f -f- c/, on la met sous la forme , * — ^. D'ailleurs u/ et </ sont toujours assez peu
différents de <*>, et leur moyenne est sensiblement o), de telle façon que le numérateur ax*/ -f- oh/ peut être à volonté remplacé par 2 o> f ou par <i>' 2 -(- <■>"*. Si l'on donne au coefficient de sensibilité la valeur /% * „ v l'interprétation graphique est immédiate : la somme «•>'* -f- c/ 9 est le double de l'abscisse du point />, tandis que la différence w' 2 — </* est la
distance p r p*. Si Ton écrit l'équation sous la forme Aw* -}- B = o, on a pour déterminer w' et a>", les deux relations :
Au'* -f B + F = o Au>"« + B — F = o
/t ____ ffj "p p
On tire de ces équations : — 5— - — = -=5. Le coefficient de sensibilité est donc ^.
On peut généralement regarder F comme indépendant de la position du manchon, et
alors le coefficient de stabilité varie proportionnellement à B.
Pour un régulateur donné, on peut, en faisant varier la charge du manchon,
augmenter à volonté le rapport cj, et par conséquent obtenir une sensibilité aussi grande
qu'on le désire. Pour maintenir l'équilibre dans ces conditions, il faut, en vertu de l'équation Aw* -|- B = o, faire croître <*>* en proportion de B : c'est la raison d'être des régulateurs à grande vitesse, si employés dans l'industrie moderne.