‹ Les régulateurs des machines à vapeurChapitre 4 sur 87 · RÉGULARITÉ · texte numérisé non relu

RÉGULARITÉ

Soient Q' et Q" la plus grande et la plus petite de toutes les vitesses qui interviennent dans le fonctionnement du régulateur (sur la figure, ces vitesses correspondent aux sommets n f et m" du diagramme). La différence Q' — Q" mesure l'irrégularité de la

machine, et l'on peut appeler coefficient de régularité le régulateur —, -^ ou

A a ifr-' Si Ton admet que la somme Q' -|- Q" diffère peu du double de la vitesse

moyenne w, le coefficient de régularité s'écrit : ^ ^.

Quand la ligne d'équilibre théorique mn est une droite verticale, le régulateur est isochrone. On entend par là que pour toutes les positions du manchon sa vitesse théorique d'équilibre est la même. Pendant longtemps on a attaché une importance excessive à cette propriété de l'isochronisme, sans remarquer que l'insensibilité de tout régulateur, mesurée par la différence w' — c*>", laisse, dans tous les cas, une certaine marge pour les variations de vitesse et que, d'ailleurs, comme nous allons le voir bientôt, un régulateur isochrone, d'une sensibilité infinie, serait un appareil absolument instable. Notons cependant que la recherche de l'isochronisme, en dehors de son intérêt théorique, conserve une certaine importance pratique, car il est toujours facile de modifier légèrement un régulateur isochrone de façon à ne conserver que le degré d'isochronisme approprié aux conditions d'installation.

En pratique, l'isochronisme est assuré d'une manière suffisante si l'on peut tracer entre les deux bases m' m", n'n" du diagramme (fîg. 1) une droite ab y parallèle à oz et tout entière contenue dans l'aire du diagramme : car, dans ces conditions, il existe une même vitesse de marche compatible avec toutes les positions du manchon et dont l'appareil ne peut s'écarter que dans la mesure de son degré d'insensibilité. Si, en particulier, le point a coïncide avec m' et le point b avec n", c'est-à-dire si la diagonale m'n" du diagramme est parallèle à os, on obtient ce que MM. Dwelshauvers-Dery et Béer appellent un régulateur astatiquc. Il est aisé de voir que la sensibilité d'un régulateur astatique est deux fois plus grande que celle d'un régulateur isochrone qui admettrait les mêmes vitesses extrêmes, et pour lequel, par conséquent, les lignes d'équilibre à la montée et à la descente seraient les verticales des points n f et m'\

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