MEW = T
Le travail T qui figure ici a pour valeur, en fonction de la force *f> en chevaux et du nombre N de tours de volant par minute :
Après la demi-révolution considérée, le manchon étant au bas de sa course, le travail moteur prend sa plus grande valeur, égale par hypothèse au travail résistant, et le manchon doit par suite demeurer au repos. M. Marié ajoute : « M. Hirsch a fait une théorie serrant de plus près 1 étude de ces perturbations du quatrième genre, il a donné pour le calcul du volant une formule d'où résulte une valeur plus faible pour l'extrême limite de petitesse du volant. Mais les perturbations du quatrième genre ne sont pas les seules; elles existent en même temps que celles du premier et du deuxième genre, de sorte que je préfère ne pas atteindre l'extrême limite, » Nous avons vu que la théorie de Hirsch soulève elle-même d'assez graves objections qu'il est inutile de répéter ici.
Dans le cas d une machine à deux cylindres ordinaires, avec manivelles calées a 90°, il y a quatre admissions successives, et c'est seulement pendant un quart de révolution, tout au plus, que l'action du régulateur est nulle sur l'organe d admission. On peut alors, en ce qui concerne les perturbations du quatrième genre, prendre un volant deux fois moindre que pour la machine monocylindrique de même puissance.
S'il s'agit d'une machine compound à deux cylindres, les conditions sont un peu moins avantageuses, car le régulateur ?
même en fermant complètement l'admission, ne peut empêcher l'achèvement de la détente de la vapeur emprisonnée déjà dans le deuxième cylindre. M. Marié conseille de prendre un volant dont la puissance soit la moyenne de celles qui conviennent a la machine à deux cylindres et à la machine à deux cylindres ordinaires.
Après avoir calculé successivement la force du volant par les diverses formules correspondant aux quatre genres de perturbations, on choisit la valeur la plus forte.
M Position du manchon jc
Fig. 238,
En ce qui concerne l'influence delà valve, M. Marié raisonne de la manière suivante : Si l'on cherche à représenter graphiquement la variation de la puissance en chevaux en fonction de la position du manchon, pour unp machine pourvue d'un régulateur avec valve ordinaire d étranglement, on obtient une courbe telle que celle de la fig. 238. A l'inspection de cette figure, on voit qu un même déplacement du manchon produit une bien plus grande variation du travail moteur quand la valve est voisine de sa fermeture que quand elle est fortement ouverte ; on doit craindre dès lors que, si la machine travaille à faible charge, l'influence de l'inertie du manchon ne s'exagère d une façon nui-
sible : en d'autres termes, si Ton a calculé le volant et le régulateur en vue de combattre
les perturbations du second genre, mais en se plaçant dans l'hypothèse d'une variation
d'action motrice proportionnelle au déplacement du manchon, le volant peut se trouver
parfois insuffisant. Pour parer à cette éventualité, il est nécessaire de s'arranger pour que
le manchon, une fois mis en mouvement, s'arrête après un parcours d'autant plus faible
que son action est plus grande. Cela revient à diminuer le coefficient X introduit dans
l'étude des perturbations de second genre. Considérons une petite ouverture de valve
représentée par l'abscisse OM. Soit M D l'ordonnée correspondante, représentant la force
en chevaux. Soit C Tordonnée qui, pour la même abscisse, correspond à la corde OA
allant de l'origine au point figuratif de l'ouverture totale. M. Marié conseille de remplacer
M C X par X X rirp. . Il serait plus naturel de multiplier X par la limite supérieure du rapport
des variations DD\ CC éprouvées par les deux ordonnées, quand on donne à la position du manchon une variation infiniment petite. Ce rapport est égal à celui des coefficients
angulaires des cordes DD l7 CCj et sa plus grande valeur est égale à -^, a et g étant les
angles que forment avec l'axe des abscisses d'une part la corde OA, d'autre part la tan-
gente en à courbe ODA. D'ailleurs, si OM est suffisamment petit, j-^- diffère peu de