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EXPÉRIENCES DE M. DUVEAU

Nous mentionnerons enfin quelques observations intéressantes faites par M. Duveau, à laide de l'enregistreur de vitesse précédemment décrit. Considérons le diagramme de la fig. 269. Les irrégularités fréquentes provenant notamment du fonctionnement de

Fig. 269.

quelques outils se manifestent par des crochets qui cheminent sur la courbe à périodes de temps égales ou inégales. A côté de ces irrégularités, chaque machine a une irrégularité propre : le diagramme change de forme générale avec la machine. En outre, il existe une oscillation qui, d'après M. Duveau, doit venir du régulateur et spécialement de son mode d'action sur la détente. Les premières irrégularités duraient de "> à 10 secondes. Les autres ont une période beaucoup plus longue : 25, 40, 60 secondes, quelquefois jusqu'à trois minutes. Ceci se voit en regardant l'ensemble du diagramme qui peut être enveloppé par deux lignes continues, présentant une suite de renflements et d'étranglements. Lu distance AB de deux renflements est toujours très régulièrement répétée. On peut changer cette longueur en rendant le régulateur plus ou moins sensible.

M. Duveau ajoute qu'un grand nombre d'essais serait indispensable pour se faire une idée un peu claire des causes et des effets. Il y aurait là, en effet, un beau sujet d'études expérimentales : le problème serait, en somme, celui des oscillations à longue période des régulateurs à action directe.

D'une manière générale, si l'on voulait effectuer, sur les régulateurs des machines à vapeur, des expériences vraiment scientifiques, il conviendrait de procéder comme le font les physiciens dans leurs laboratoires : c'est-à-dire qu'au lieu de marcher un peu à l'aventure, on devrait diriger les observations en vue de contrôler les conséquences de la théorie. Nous avons établi, par exemple, que le fonctionnement dynamique des régula-

teurs paraît dépendre essentiellement du rapport numérique — ^ — . Pour vérifier cette

conclusion, il y aurait à exécuter diverses séries d'observations dans chacune desquelles on ferait varier simultanément deux des six quantités figurant dans ce rapport sans modifier la valeur du rapport lui-même, et l'on verrait, dans ces conditions, jusqu'à quel point la marche de la régularisation demeurerait inaltérée.

Le calcul, en pareille matière, ne peut fournir que des indications un peu sommaires. De son côté, l'observation, isolée de toute théorie, n'est capable de donner que des résultats empiriques. Il importe que ces deux procédés d'investigation s'éclairent et se complètent mutuellement.

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