XXII AVANT- PROPOS
dit d'elle le comte de Neuilly. elle joignait la coquetterie et un fonds de méchanceté qui la poussait à se compromettre elle-même pour nuire aux femmes qu'elle n'aimait pas (et il y en avait beaucoup) et aux hommes qu'elle n'aimait plus. »
Spirituelle, nous l'avons dit, elle l'était fort; c'est elle qui plus tard déclarera à la marquise de Maillé 1 la Tour Landry lui faisant sa visite de noces : « Madame, vous passez la permission d'être jolie », ce dont la jeune femme interloquée fut à la fois confuse et charmée. On craignait ses traits acérés : « Madame, je vous recommande ma réputation », lui disait une jeune femme en quittant un salon où elle laissait la comtesse.
Répondant à Mme de Matignon 2 qui lui reprochait des médisances, elle lui demandait avec calme : « Eh bien ! sommes-nous quittes? »
1. Elle était née Baudon et avait épousé le comte Charles de Maillé qui était le neveu de MB* cl Hautefort.
2. Diane-Jacqueline-Louise-Josephe de Clermont d'Amboise, née en 1733, morte en 1804; mariée à François-Marie-Angéle de Goyon-Matignoo. Elle épousa en secondes noces le marquis de la Vaupalière.