‹ Les reines de l'émigration: Anne de Caumont La Force, comtesse de BalbiChapitre 143 sur 206 · An h. nat Y\ »»178, n« 1.VÎT. A · texte numérisé non relu

An h. nat Y\ »»178, n« 1.VÎT. A

LA COMThSSK DK ItAI.HI.

montrer, comme tout préfet doit l'être, exactement renseigné, ajoute même que la comtesse est arrivée dans le chef- lieu <le la Haute-Garonne « avec son mari ». Or le comte «le Balbi n'avait pas quitté son hôpital de Senlis, et c'est très probablement le prince de Poix qui était pris

pour lui.

Fouché continue à demander une surveillance particulière!

A Toulouse Mm" de Balbi rencontre une société très aristocratique mais qui montre quelque méfiance. D'après une note de police du 3 mars 1 Si >N, On « l'accusait d'avoir révélé les secrets du roi de Mittau et de sa cour. »

Le grief paraît peu fondé et certainement le fonctionnaire prenait pour des révélations, les réparties ou les mots piquants familiers à Anne de Caumont. D'après la môme note, le prince de Poix, qui avait retrouvé à Toulouse sa maîtresse, Mnu Rambaud, était l'objet d une certaine antipathie : on lui reprochait de « n avoir pas fait son devoir comme capitaine des gardes et d'avoir abandonné le Roi. » Cependant quand, peu après son arrivée, Mn,e de Balbi se rendit à Montauban, le prince demeura à Toulouse. Ce qui laisse supposer qu'il n'y trouvait pas mauvais accueil.

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