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ban, puis au l)Out de quelques années, un peu las de son inaction, il se décide à rentrer au service, et en il fait la campagne de Prusse
et prend part successivement à celles d'Allemagne et de Russie.
En 1811 il est élu député au corps législatif par le département de Tarn-et-Garonne. En 1812 il est fait officier de la Légion d'honneur sur le champ de bataille de la Moskowa. Au retour des Bourbons il est nommé maréchal cte camp et pair de France, et au moment des Cent- Jours il remplit fidèlement son devoir. Accouru auprès du duc d'Angoulème qui organisait la résislance dans le Midi, il est chargé par le prince des missions les plus importantes dont il s'acquitte avec honneur.
C'est au cours de ces missions qu'il lui advint une fâcheuse aventure : à Cahors, il veut faire enlever les drapeaux tricolores et ramener dans le devoir la population soulevée. Mais il est bientôt entouré par des bandes furieuses, arrêté et conduit aux casernes au milieu de cris hostiles, de menaces et de vociférations atroces. On le met en voiture et on le dirige sur Paris, escorté par la force publique, de brigade en brigade. Mais en arrivant dans la capitale il y retrouve le roi et par conséquent la liberté.
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Ces temps étaient fertiles en tels miracles.
La seconde Restauration lui donne la présidence du collège électoral de Tarn-et-Garonne et le commandement de la place de Monlauban. Il meurt en 1830, à Saint- Brice, chevalier de Saint-Louis et commandeur de la Légion d'honneur. Jl avait eu quatre enfants morts en bas âge.
Les phases si différentes de cette carrière agitée peignent bien l'indépendance de son caractère. Bien que fidèle au roi et au principe monarchique, il avait refusé de voter à la Chambre des pairs la condamnation du maréchal Ney, hanté peut-être par le souvenir de cette bataille de la Moskowa où lui-même avait figuré glorieusement.
Le duc de La Force était réputé par son esprit qui se manifestait souvent par des mots à l'em- ]>orte-pièee où la crudité d'expression n'était pas ménagée. On cite de lui un propos qui témoigne de la liberté de son langage : « J'ai deux sœurs, disait-il en riant, d'un genre tout différent : Ma sœur Chabrillan est une sainte, et ma sœur Balbi une c... » Malgré la vivacité du qualificatif le frère et la sœur étaient dans les meilleurs termes, mais le duc était paraît- il d'humeur peu commode et aussi autoritaire que l'était Mmc de Balbi. Même dans son intérieur il prétendait imposer ses idées quelque peu tyranniques, et on raconte
qu'ayant voulu obliger la duchesse de La Force à dormir en toutes saisons les fenêtres grandes ouvertes, leurs rapports conjugaux s'en trouvèrent singulièrement altérés.
Le duc de Caumont possédait à Mon tau ban un superbe hôtel1 entouré d'un magnifique jardin fermé par une grille sur la promenade des* Acacias dénommée depuis « allées de Mortarieu », au coin du faubourg du Moustier et vis-à-vis la rue Porledu-Moustier. Mn,e de Balbi s'était logée en face, de l'autre côté de la promenade, dans un hôtel faisant le coin de cette même rue du Moustier. Leurs rapports étaient donc journaliers.
L'ancienne capitale du Quercy est restée une ville coquette et élégante et une station hivernale recherchée par les étrangers pour la douceur de son climat. La maison de Mmr de Balbi était à deux pas de la promenade des Carmes, située dans le quartier le plus salubre et, des fenêtres du premier étage, la vue s'étendait jusqu'en Espagne.
1. Cet hôtel, de st\le Louis XIV et d'une très belle ordonnance, est composé d'un corps central flanqué aux deux extrémités par deux pavillons à frontons triangulaires. Le parc a été réduit quelque peu aujourd'hui par le Cercle de l'Agriculture, il avait autrefois une contenance de plus d'un hectare. Le duc de La Force le vendit en 1830 à MM. Rigal de Lastours et Paulet de Vicose. En 1857 il fut acheté par le Dr John Lacaze Dori dont la famille l'occupe encore aujourd'hui. (Communication de M. E. Forestié, secrétaire de la Société archéologique de Tarn-et-Gnronne.)
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Celte vaste habitation est restée telle qu'elle était il y a cent ans, elle est aujourd'hui le Cercle du Commerce.
C'est une maison de pierre à large chaînage, dont les trois étages s'élèvent au-dessus d'un vaste rez-de-chaussée agrémenté de colonnes de pierres soutenant un balcon de fer forgé. C'est sur cette terrasse que s'ouvrent les hautes fenêtres cintrées du premier étage qui éclairent les appartements de réception 1 .
Le départ du duc de Caumont pour l'armée ne laissa pas M""1 de Balbi isolée, la duchesse de Caumont avait continué à habiter l'hôtel avec sa belle-sœur Jacquelte de Caumont-Lu Force2, sœur cadette de M""" de Balbi, qui ne s'était pas mariée et devait mourir dans ce môme hôtel, en 1830, encore célibataire.
Une autre vieille fille, tante de Mmc de Balbi, partageait cette existence en commun : Jacquette- Josèphe de Caumont de Beauvilla et enfin une des quatre sœurs de M,ue de Balbi habitait également la ville : c'était Marie-Catherine -Hilarion de Caumont, mariée en 1779 à Gilbert comte de