Archives du château de Vic-sur-Aisne
possibles pour ne lui rien donner. En sortant de France avec Madame, belle-sœur de Louis XVI, dont j'étais dame d'atours, j'arrive à Bruxelles avec cette princesse n'ayant pu emporter aucun effet. Nous sommes obi igées d'acheter à Mme d'Avons, marchande lingère les choses les plus pressées, et comme dame d'atours je signe le mémoire; de Bruxelles nous allons à Coblentz, de là en Italie, enfin, je vais en Angleterre. Il y avait un an que j'y étais quand je vois entrer M. d'Avons dans ma chambre; il me demande des renseignements sur la ville où Madame faisait sa résidence, me prie d'écrire pour tâcher de le faire payer, il est avec moi d'une politesse extrême, me parle de ses affaires, j'ai la bonté d'écouter avec beaucoup de patience tous les détails qu'il m'en donne. Pas un mot de ce qu'il croit que je lui dois : quinze jours après, il se fait annoncer chez moi accompagné de deux Messieurs prétendant avoir vu mon fils qui, à cette époque, était en France. Ces deux Messieurs étaient des sbires qu'il amenait pour m'arrêter et j'aurais été coucher en prison si un de mes amis n'avait répondu pour moi.
M. de Blair vous expliquera qu'en Angleterre on commencera?- vous arrêter, on s'explique après. Je crois que lui l'a été deux ou trois fois; j'entame un procès, seulement en consultation et dans les