‹ Les reines de l'émigration: Anne de Caumont La Force, comtesse de BalbiChapitre 159 sur 206 · Mémoires de Montyaillard · texte numérisé non relu

Mémoires de Montyaillard

2. Les archives du château de la Grave ont été sur ma demande inutilement fouillées.

l'exil a montauban. 401

il raconte qu'Anne de Caumont les lui avait remises avec le calendrier dont nous avons parlé, renfermées dans une petite caisse. « Partant plus tard pour la Vendée, ajoute-t-il, je la lui remis au départ ne gardant que le calendrier... La caisse devait m'ètre rendue par les héritiers, j'ai eu des promesses mais rien de plus1. »

On ne saurait trop regretter ce fâcheux concours de circonstances.

Louis XVIII cependant avait conservé de trop tendres souvenirs à cette amie tant chérie pour lui tenir longtemps une rigueur bien complète et au bout de peu de mois (29 février 1816) il lui rendit la pension de 12.000 livres qu'il lui servait autrefois2. Son souvenir en outre n'était pas sorti de sa mémoire car lorsque la marquise de Lordat se présentait à la cour, le vieux roi ne manquait jamais de s'informer, avec dignité, de la santé de sa tante. Mais là se bornaient ses réminiscences d'antan î

Les parents de Mme de Balbi en revanche éprouvèrent eux aussi les effets de la bienveillance royale, Mme de Lordat reçut une pension de trois

1. Communication de M,ne la comtesse de Bardonnet, née Hyde de Neuville.

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