‹ Les reines de l'émigration: Anne de Caumont La Force, comtesse de BalbiChapitre 190 sur 206 · Archives de l'étude Bessant · texte numérisé non relu

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Mmc de Balbi, qui a quitté le logement de son fils, rue de la Chaussée-d'Antin pour aller habiter rue de la Pépinière, à l'hôtel de Jaucourt, pourrait, comme tutrice de son fils, s'opposer à son mariage ou tout au moins en retarder l'accomplissement, mais elle ne songe pas à user d'un pareil droit. Non seulement elle consent au mariage, mais elle fait personnellement à son fils une dot en avancement d'hoirie de 25.000 francs à prendre sur sa propre dot dès qu'elle en aura touché le montant. Son fils reçoit en outre tous les biens désignés dans l'acte du 9 Messidor (28 juin), plus la terre de la Fleur de Lys, dite de l'Epinette l.

Le contrat, passé en l'étude de Me Lahure, notaire à Paris, le 24 thermidor an XIII2, nous donne le détail des libéralités excessives faites par le mari à sa future épouse.

M. de Balbi fils, faisant à sa femme une donation entre vifs, lui donnait en toute propriété : la maison et le parc de Vaudoy, la terre de la Fleur de Lys et une somme de 60.000 francs, ne se réservant que la reprise de ces biens pour le cas

1. Les terres de Brie venaient de lu succession de M. de Verzure, et la terre de Saint-Lambert avait été achetée à iMmc de Maulde, née de Condans.

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