LES CAUMONT-LA FORCE
ber dans la sentimentalité et, ni la perspective d'un bonheur bourgeois, ni celle de joies conjugales, n'était faite pour la séduire. Elle dut éprouver pour son mari une sympathie un peu tiède basée sur l'estime qu'elle ne pouvait manquer d'avoir pour sa personne et sur le sentiment de satisfaction reconnaissante que toute femme, naturellement flattée des sentiments qu'elle inspire, porte presque inconsciemment à celui dont elle se sent adorée et sur lequel elle exerce un souverain empire.
Rien, pendant les premières années, ne vint donc troubler l'harmonie du ménage, et M. de Baibi put se croire le plus heureux des hommes jusqu'à la naissance de son fds et pendant les quelques mois qui suivirent.
L'enfant, c'est ce qui résulte d'un acte inscrit au registre des naissances de la paroisse Saint-Sulpice, vint au monde le 21 décembre 1778 et reçut les noms de Jean- Luc-Jérôme-Armand. Son parrain fut Dominique-Marie- Vincent Spinola, noble génois, envoyé de la République de Gênes auprès du roi de France, son oncle à la mode de Bretagne, et la marraine fut sa grand'mère, Adélaïde- Luce-Marie-Madeleine de Galard de Brassac de Béarn, marquise de Caumont-La Force.