Arch. nat., AFiv
C'était à 1'insligation de son fils Armand que le pauvre fou avait été rayé de la liste des émigrés. Mais celui-ci, rentré récemment en France, ne s'en était pas tenu là et, dans un but qui semble quelque peu intéressé, il avait voulu faire relever son père de son interdiction et lui rendre la libre disposition de ses biens en obtenant la suppression du conseil de curatelle. Pour cela, il se rendit à Senlis, provoqua une nouvelle enquête sur l'état mental du malade et lit procéder par le juge de paix à de nombreux interrogatoires. Cependant, en dépit des nombreux procès-verbaux présentés, le jeune Armand n'obtint pas le résultat espéré; le conseil de famille, après examen, décida que l'interdiction serait maintenue et que M. de Balbi serait laissé dans la môme maison avec les mêmes domestiques. Celui-ci avait déclaré, d'ailleurs, qu'il s'y trouvait très bien de toute manière et qu'il n'y manquait absolument de rien. Ce fut la seule fois qu'on vint troubler son repos1.
Le mari de la séduisante favorite ne devait jamais quitter ce mélancolique asile; son fils avait quitté la France et il semble que sa femme n'ait jamais eu l'idée de l'y venir visiter î
Même après son décès, l'indifférence des siens