Correspondance de Metra, tome XXIII, page
3. Émigrés et Chouans, par le comte G. de Contades. Perrin, 1895.
sation portée sur Axiane, que rien ne vient justifier :
« On parle beaucoup de cette folie qui sans doute a dû avoir son tour dans un siècle corrompu et épuisé mais qui ne durera pas si elle existe, et qui existe moins qu'on ne se plaît à le répandre ! »
Il est probable que si de semblables liens avaient uni Madame à sa dame d'atours, la princesse ne se serait pas émue de la faveur que lui témoignait le comte de Provence.
La Correspondance secrète 1 nous apprend que prise de soupçons un beau soir, elle voulut s'assurer par elle-même que les mauvais bruits qu'on faisait courir n'étaient pas fondés et que ses propres craintes n'étaient pas justifiées :
« Madame s'est rendue subitement la nuit dernière, à minuit, au palais du Luxembourg où était son auguste époux. On prétend qu'elle croyait le trouver auprès de la comtesse de Balbi. Celle-ci n'y était pas, et Ton ajoute que le prince montra du mécontentement de cet injuste soupçon. Madame retourna sur-le-champ à Versailles. On a remarqué que Monsieur fait souvent avec plaisir l'éloge des beaux cheveux de la comtesse de