‹ Les reines de l'émigration: Anne de Caumont La Force, comtesse de BalbiChapitre 93 sur 206 · L'aîné des frères de M- de Balbi · texte numérisé non relu

L'aîné des frères de M- de Balbi

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bataille après avoir fait longtemps et courageusement le coup de feu aux côtés de M. de La Houssaye. Mais ce n'était pas de tels soldats qui motivaient le reproche du sévère chevalier de Bray : « Il y a trop de femmes à Coblentz ! »

Tous ces brillants uniformes, du reste, ne sont pas des habits de parade et tous ceux qui les portent n'ont qu'un désir, c'est de les étrenner sur un champ de bataille. Chacun aspire au moment où on entrera en campagne et brûle de voir commencer les hostilités. Dans ce monde inquiet1, impatient d'action et de revanche, les plus fausses nouvelles circulent et trouvent créance. Le bruit s'étant répandu un jour de l'heureuse évasion du Roi, ce fut aussitôt une allégresse sans mélange et un déchaînement d'enthousiasme impossible à rendre « la ville entière était en émoi », nous raconte le comte de Neuilly dans ses Mémoires, «on s'appelait, on se parlait, chacun contait la nouvelle et l'embellissait. » Aux cris interrompus de : Vive le rci, on se précipite chez les princes : « Là, dit encore Neuilly2, on faisait des malles, on chargeait des voitures, on se pres-

1. Souvoiirs du baron de Frcnilly, page 149. Publié par Arthur Clmquet. Pion- Nourrit, in -3", 190*.

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