‹ Les relations internationales des industries de guerre;Chapitre 14 sur 57 · sont partis à l’étranger. Fin 1911, les · texte numérisé non relu

sont partis à l’étranger. Fin 1911, les

livraisons sont passées à 53.600, dont 26.300 pour l’Allemagne, et 27.300, c’est-à-dire plus de la moitié, pour l'étranger. Il n’y a pas” ee

moins de 52 Etats qui ont reçu des canons Krupp.

On est peu surpris, après cela, de constater l’interdépendance des affaires métallurgiques par dessus les frontières. Tantôt les grandes firmes constituent ensemble des filiales, tantôt elles ont des intérêts communs moins apparents; parfois elles s’entr'aident, pratiquant à leur manière la fraternité mondiale à l’avantage de leurs profits.

M. Louis BRUNEAU a exposé dans L’Allemagne en France, enquêtes économiques, avec preuves à l’appui, faciles à vérifier dans les annuaires financiers, l’alliance étroite de la métallurgie allemande et de la métallurgie française. Le séquestre des biens appartenant aux nationaux des Etats ennemis est venu donner un caractère officiel aux constatations, qui se complètent par l’évidence d’une situation analogue dans les autres pays.

La concession des mines de fer de Valleroy, d’une superficie de 886 hectares, accordée par décret du 10 mars 1886 à la Société des ACIERIES DE LONGWY, a été rétrocédée par celle-ci à la Société des Mines de Valleroy, constituée le 25 juin 1907, au capital de 9 millions. Sur les 18.000 actions de 500 francs, 1.950 furent souscrites en espèces par la RŒCHLINŒ®SCHE EISEN UND STAHL- WERKE, DE VŒLKLINGEN, puissante affaire métallurgique allemande, et par les Aciéries de Longwy; et 16.050 furent attribuées à titre d’apports aux Aciéries de Longwy, qui en rétrocédèrent 8.000 aux Rôchling.

Les augmentations de capital ont été ensuite

ries de Longwy; président;

M. Hermann RÔCHLING, à Vôlingen, . ct président; |

M. Alexandre DREUX, A dt mité des FOrpes: ne

M. Louis Paulo à Vélklingens SAS M. Robert Rôcuzine, à Vôlklingen; .

M. Marc RaTy, Re des Acié 1es de Longwy. :

De son côté, la Société des Aciéries |

ZU Baesweiler. Les 1.000 parts de la socié fondée en 1908 ont été réparties entre deux groupes, à raison de 750 aux Rôch

pour un autre quart. En 1913, le Conseil ministration comprenait :

M. Hermann RÔCHLING, à Vôlklingen; | sident; : :

Comité des Forges, administrateur-directeur des Aciéries de Longwy; vice-président;

M. Louis RÔCHLING, à Vôlklingen;

M. Robert ROCHLING, à Vôlklingen;

M. Edouard DREUX, fils d'Alexandre DREUX, et sous-directeur des Aciéries de Longwy.

Le cas des THYSSEN est encore plus typique. M. August THYSSEN, né à Aeschweïler, le 17 mai 1842, occupait avant-guerre une place considérable, rival heureux de Kruüp?r, adversaire acharné et victorieux de STINNES. Son fils Fritz était depuis longtemps son collaborateur. |

La firme allemande THYSSEN constitue le 30 mai 1910 la Société des Hauts-Fourneaux de Caen, avec la Société Française de Constructions Mécaniques, Anciens Etablissements Caïl. Le Conseil d'administration comprend à l’origine MM. Louis LE CHATELIER, Franz DAHL, Emile SoLacrouP, August THYSSEN et Fritz THyssEN. Le 11 mars 1912, une assemblée extraordinaire transforme la raison sociale, qui devient « Société des Hauts-Fourneaux et Aciéries de Caen », et porte le capital à 30 millions. Le Conseil d’administration comprend alors :

M. Louis LE CHATELIER, président de la Société Française de Constructions Mécaniques; président;

M. Julien Barots, administrateur de la Société Française de Constructions Mécaniques; vice-président;

M. Hector Lecru, administrateur de la So-

ciété Française de Constructions Mécaniques;

M. Carl RaBss, directeur de la Maschinen-

fabrik Thyssen, à Mülheim;

M. Jules RosraAND, administrateur de la So- ie

ciété Française de Constructions Mécaniques,

administrateur du COMPTOIR NATIONAL À D’ESCOMPTE DE PARIS (dont le président …

était M. Alexis ROSTAND) ;

M. Ch.-Emile SoLAcRoUP, ingénieur en chef des Ponts-et-Chaussées;

M. August THYSsEN, à Mülheim;

M. Fritz THYSsEN, à Mülheim.

Il suffit de dire que l’usine des Hauts-Fourneaux et Aciéries de Caen aurait été, sans la guerre qui arrêta les travaux, une des plus considérables, sinon la plus considérable, de France, pour donner une idée de l’importance de l’entente ainsi conclue entre le groupe Thyssen et le groupe Le Châtelier-Rostand.

Il est, d’autre part, instructif de voir l’un de he grands établissements de crédit français, le Comptoir National d’Escompte, présider à l’internationale métallurgique franco-alle-

mande. Dei On prétendra peut-être qu’il s’agit d’excep-

tions : il serait aisé de multiplier les exém-.

ples, pour tous les pays.

La FABRIQUE NATIONALE D’ARMES DE GUERRE, société belge, au capital de 6.600.000 francs, à Herstal-lez-Liége, avait comme Con- des

seil d'administration :

M. Victor FRis, président de la Banque Internationale de Bruxelles; président;

M. Louis HAGEN, associé de la Banque Hagen und Co, à Berlin, et de la Banque Sal.

Oppenheim jun. und Co, à Cologne, vice-président;

M. Jules DaALLEMAGNE, administrateur du Crédit Général Liégeois, à Liége;

M. Georges Lacoux, à Liége;

M. Max KosEGARTEN, administrateur de la Ludw. Lœwe und Co A.-G. à Berlin;

M. le D' Paul von GONTARD, administrateur de la Ludw. Lœwe und Co A.-G., à Berlin.

(Recueil Financier, 1913; et Saling's Bôrsen- Jarbuch.)

La SOCIETE FRANÇAISE DES TORPIL- LES WHITEHEAD, au capital de 750.000 francs, avait comme Conseil d’administration :

M. le vice-amiral AUBERT, grand-croix de la Légion d'honneur;

M. F.-H. BARKER, administrateur de Vickers Ltd;

M. le comte Edgar Hoyos, directeur de la Fabrique de Torpilles Whitehead, à Fiume (Autriche-Hongrie) ;

M. A.-E. JonNEs, directeur de la Société . Whitehead, à Fiume (Autriche-Hongrie);

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