MESSIEURS
La Société Schumacher, G. m. b. H. à Aixla-Chapelle m’ayant chargé de sa représentation en France, m’a donné l’adresse de votre Maison, comme lui ayant, autrefois, passé des commandes. Je vous adresse une liste de prix d'articles divers qui peuvent vous intéresser. Je suis à votre disposition pour vous envoyer les échantillons que vous pourriez désirer.
Les prix formulés sont en marks.
Signé : ROSTAND.
Références : Comptoir National d’'Escompte, à Paris.
Ce représentant était M. Jean RosTAND, à ce moment officier interprète à l’Etat-Major du 33 Corps d’'Armée, à Aïix-la-Chapelle, et fils de M. Jules Rosrtanp. (Débats Parlemenfaires, chambre des Députés, 24 juillet 1929).
Dans la Sarre s’est formée une Sainte Alliance métallurgique extrêmement pittoresque, où l’on trouve assis côte à côte, dans les mêmes conseils d'administration, des magnats : des pays « ex-ennemis », des diplomates et. . même des généraux. Us
L’A. G DER DILLINGER HÜTTENWER- KE, Usines de Dilling-s.-Sarre, a en 1921 ae Conseil d'administration suivant :
M. Théodore LAURENT, président; commandeur de la Légion d'honneur; vice-président du Comité des Forges; administrateur-directeur général des Forges et Aciéries de la Marine et d’Homécourt; AQ
M. le général Conrad von SCHUBERT, viceprésident; , Re
M. Armand GUILLAIN, administrateur-délégué; administrateur des Forges et Aciéries de. ; la Marine et d’Homécourt;
M. le comte Siegmund von BERKHEIM, ‘à Weinheim, Bade;
M. le baron Théodore Sigismond de BERCK- | HEIM, ministre plénipotentiaire de France, à Paris; eee
M. René de BoBET; ue
M. Camille CAVALLIER, membre du Coté.
des Forges, président directeur général des Hauts-Fourneaux et Fonderies de Pont-à- Mousson; ii
M. le comte Aadalbert von FRANCKEN- SIERSTORPFF, à Eltviller Aue: .
M. André FRANÇoIs-PONCET, fondateur et :
administrateur-directeur de la Société d’Etu-
des et d’Informations économiques (rattachée au Comité des Forges); élu député en 1924; actuellement ambassadeur de France à Berlin;
M. le vicomte François GROUVEL;
Freiherr Alo von HAMMERSTEIN-LOXTEN, à Clüversborstel b. Gross-Sottrum;
M. le D' Maximilian KEMPNER, conseiller privé, à Berlin;
M. Léon Lavaz-TuUDoR, à Luxembourg:
M. le baron Xavier REILLE, trésorier du Comité des Forges, administrateur-délégué des Mines, Fonderies et Forges d’Alais;
M. Alexander SCHMIDT von SCHWINDT, à Eschberg bei Saarbrücken.
Les intérêts français : Aciéries de Micheville; Forges et Fonderies de la Marine et d’'Homécourt; Hauts-Fourneaux et Fonderies de Pont-à-Mousson; Aciéries de France; Mines, Fonderies et Forges d’Alais; sont de 60 % (iis étaient de 42 % en 1914). (Annuaire des Sociétés par actions en Alsace, etc., par la Société Générale Alsacienne de Banque.)
À la même date, l'HALBERGERHÜTTE G.
m. b. H., a le Conseil d'administration suivant :
M. Camille CAVALLIER, président; membre du Comité des Forges, président directeur général des Hauts-Fourneaux et Fonderies de Pont-à-Mousson;
M. le comte Adalbert von FRANCKEN-SIER-
STORPFF, vice-président, à Eltviller Aue;
M. Marcel PAUz, administrateur-directeur
Pont-à Monsaotie M. Henri CAVALLIER; M. Charles ‘CAVALLIER; M. André DAMoUR, administrateur tie LÉ
des Fonderies de Bayard et Saint-Dizier; M. Théodore LAURENT, commandeur de la
Légion Cou vice-président du Com
mécourt; M. Paul DESFORGES ; M. le D' FLECHTHEIM, professeur, à Berlin M. Louis HAGEN, banquier, associé de
Oppenheim Jr und Co, à Cologne; ns M. Léon LavaLz-TupoR, à Luxembourg; M. NaAUMANx, à Brebach; ie M. von OPPENHEIM, banquier, associé
Sal. Oppenheim Jr. und Co, à Cologne; M. le D' Carl von SCHUBERT, directeu
M. le colonel PLASSIART.
Cette affaire, du groupe Stumm comm précédente, est passée sous le ee
nuaire Alsacienne, ) : FREE L origine du consortium STUMM remoi E-
parmi les premiers à exercer le métier du fer. En 1806, ils achètent de NAPoLÉON !I° les forges de Neunkirchen, qui fabriquent principalement des canons et des munitions.
« Grâce aux guerres napoléonniennes, on n’y manqua pas de travail. » (R. LEWINSOHN, Histoire de l'Inflation.) À la paix de Vienne, en 1815, la plus grande partie des propriétés de STUMM passa en territoire prussien; une partie, Saint-Ingbert, échut à la Bavière. « La période de paix marqua naturellement pour les fournisseurs de guerre une certaine régression; mais en temps de paix, il faut bien préparer la guerre, et ainsi les Stumm conservèrent leur clientèle. » (Op. cit.).
C’est seulement dans la seconde partie du xix° siècle que l’entreprise STUMM prit un grand essor, sous la direction de Carl Ferdipand, le célèbre « roi Stumm », le chef des conservateurs libres au Reichstay. Il laissa quatre filles. L’aîné des gendres, le général Conrad von SCHUBERT, prit la direction des affaires, car les frères STuUMM et leurs fils étaient entrés dans la diplomatie. La branche STUMM-HALBERG est représentée au conseil par M. Carl von SCHUBERT, directeur au Ministère des Affaires Etrangères; les STUMM-RAMHOLTZ, par l’un des gendres, l’ancien secrétaire d'Etat Richard von KUHLMANN:; la troisième branche par lancien ambassadeur Wilhelm von STUMM.
La HOMBURGER EISENWERKE (VORM.
GEBR. STUMM), Société Métallurgique de
Hombourg, a le Conseil d'administration sui | vant en 1921 : :
Exz. le D' Richard von KUHLMANN, prés | ve.
dent; Staatssekretär a. D.; à Berlin; Ut
M. Jules BERNARD, vice-président: en sident et administrateur-délégué des Forges et Aciéries du Nord et de l'Est;
M. le D' Carl von SCHUBERT, directeur au Ministère des Affaires Etrangères, à Berlin,
M. Th. MurrER, directeur général des Neunkirchen Eisenwerk A. G.; 1
M. P. Borxm, directeur général des Neun:
kircher Eisenwerk A. G.; vo
M. Julien BESSoNNEAU, député, (M. Bessonneau a depuis été pourvu d’un conseil de famille, et il est disparu du monde financier);
M. Paul SrIRoT, administrateur des Forges … et Aciéries du Nord et de l'Est; | si
M. Georges IENORMAND, administrateur-dé- Fe.
légué des Forges et Aciéries de Nord et de D Lorraine; SO
Freiherr Fritz von Srumm, à Berlin; 6.
Freiïherr Ferdinand von STUMM, à Neunkirchen; ;
La société a repris la suite des Gebr. Stumm avec 60 % de capitaux français et 40 % de capitaux allemands. On constate que, pu les intérêts français ont été écartés. (annuaire Alsacienne, cité.)
La NEUNKIRCHER EISENWERK A. eo VORMALS GEBRUDER STUMM, Société des. :
Forges et Aciéries de Neunkirchen, a comme.
Conseil d'administration en 1921 :
M. Jules BERNARD, président, vice-président et administrateur délégué des Forges et Aciéries du Nord et de l'Est;
M. Georges LENORMAND, administrateur-délégué, administrateur-délégué des Forges et Aciéries du Nord et Lorraine;
M. Julien BESSONNEAU, député;
M. Adrien FRAPPIER, commandeur de la Légion d'honneur. Mme née BESSONNEAU;
M. Ernest CUVELETIE, vice-président des Forges et Aciéries du Nord et de PEst.
M. Maurice MÉTAYER, administrateur des Forges et Aciéries du Nord et de lEst;
M. Mathieu GoUDCcHAUX, administrateur des Forges et Aciéries du Nord et de l'Est;
Freiherr Wilhelm von STUMM, vice-président, à Berlin;
Freiherr Ferdinand von STUMM, administrateur-délégué, à Berlin;
Exz. le Dr. Richard von KUHLMANX, Staatssekretär a. D., à Berlin;
Freiherr Adalbert von FRANCKEN-SIER- STORPFF, à Fltwiller-Aue;
M. le Dr. E. DEURERT, à Neunkirchen.
60 % d'intérêts français, groupe des Forges et Aciéries du Nord et de PEst, et 40 % d’intérêts allemands, groupe Stumm; depuis, à la suite de tractations survenues en 1926, le capital est réparti :
40 % au groupe Gebrüder Stumm;
40 % au groupe international représenté par la banque Gebrüder Texeira de Mattos, à Amsterdam;
20 % au groupe des Forges et | Aciër e Nord et Lorraine; Fe
Il n’y a plus qu’un admin et fran ai (Annuaire Alsacienne, me
ris, a comme Conseil d'administratiot en 192 M. Marcel CHAMPIN, pr administra-
Wy; M. Henry MARETTE, admiaétrate
administrateur-directeur général de la Socié Métallurgique de Montbard-Auloye; Là M. Henri BIERWES, directeur des Mannesmannrôühren-Werke, à Düsseldorf; M. Louis JouBERT, président de la So Louvroil et de M.
M. Louis LAZARD, directeur de la pes Bank;
Société d'Escaut et Meuse: à M. Th. MuLreRr, directeur général des kircher Eisenwerk A. G.; ie M. Henri de NANTEUIL de la NORVILLE,
M. le comte André WALEWSKI, administrateur des Forges et Aciéries de la Marine et d’'Homécourt;
M. Alexandre ZoLLENKOPF, directeur des Mannesmannrôhren-Werke, à Düsseldorf.
(Annuaire Alsacienne, cité).
Sans doute, les financiers peuvent répondre — et c’est ce qu'a fait M. André FRANÇoIs- PonNcET au cours d’une discussion parlementaire — que la collaboration métallurgique internationale a lieu au vu et au su des gouvernements respectifs. Maïs alors, si l’on tient compte du fait que la collaboration se poursuit, avec quelques modifications, à travers les vicissitudes des gouvernements et malgré les guerres, on se demande à quoi riment les affirmations de nationalisme des uns et les protestations de patriotisme des autres.
N’est-il pas, tout de même, étonnant que, au lendemain de la grande guerre où l’on a rempli les oreilles de phrases magnifiques la civilisation latine, d’un côté, était seule bonne, et la Kultur était quelque chose d’innommable; le « Deutschland über alles »
était, de l’autre côté, la sauvegarde d’une nation soldat de Dieu — les tenants et hérauts de ces chevaleries irréconciliables se rencontrent et collaborent cordialement pour des dividendes; M. le colonel français PLASSIART à côté du diplomate allemand von SCHUBERT; les directeurs des MANNESMANN (ces « forbans » qui voulaient s’introduire au Maroc !)
avec les représentants du Comité des Forges . (qui défendait au Maroc le « bon droit » fran çais); barons, comtes, financiers, métallurgistes, diplomates, et parties ressoudées de fa-
milles cosmopolites, les « de » et les « von » BERCKHEIM ! !
En toute modération, on a l’impression qu il — y-a maldonne ou qu’on se moque de quek
qu’un:
La politique de la BANQUE DE L'UNION
PARISIENNE est le type de l’internationa-
lisme d’après-guerre; la banque du Comité des .
Forges a justifié son appellation.
Au lendemain de la guerre, le Conseil d’ad- …
ministration de la Banque de l’Union Pari
sienne comprenait :
M. Lucien ViILLaRs, président; administra-
teur des Ateliers et Chantiers de la Loire;
M. Frédéric MaLLer, vice-président; associé “. de la Banque Mallet frères et Cie, d'origine É
suisse ;
M. Alfred BoNzoN, administrateur de la So +
ciété Normande de Métallurgie, administraeur de la Société Hiorme et Buire;
M. Max BoucarD, administrateur de la Se
ciété Normande de Constructions Navales:
M. Georges HEINE, associé de la banque
Heine et Cie;
M. Maurice HOTTINGUER, associé de la banque Hottinguer et Cie; famille originaire d'AE ie
lemagne;
M Jean os ee représentant la SR ” ciété Générale de Belgique, qui fut cofonda-
trice de la Banque de l’Union Parisienne et qui reste fortement intéressée;
M. Louis Lion, administrateur de la Société Française de Constructions Mécaniques (la même qui, avec M. LE CHATELIER, demeuré d’ailleurs président, introduisit les Thyssen en Normandie); administrateur de la Société Normande de Constructions Navales;
M. Théodore Morin;
M. André de NEUFLIZE, associé de la banque de Neuflize et Cie (les de NEUFLIZE sont alliés aux MALLET);
M. Philippe VERNES (Mme née MALLET), associé de la banque Vernes et Cie. (Annuaire Chair.)
Depuis, la Banque de l'Union Parisienne s’est orientée @e plus en plus vers la métallurgie, et son C onseil d'administration com-
M. Frédéric MALLET, président d'honneur ; administrateur des Ateliers et Chantiers de la Loire ; administrateur de l’Union Européenne Industrielle et Financière; associé de la banque Mallet frères et Cie;
M. Charles SERGENT, président, grand-officier de la Légion d'honneur, inspecteur général honoraire des Finances, ancien sous-secrétaire d'Etat; vice-président de l’Union Européenne Industrielle et Financière;
M. Pierre MrRABAUD, vice-président; administrateur du Nickel; associé de la banque Mirabaud et Cie;
M. André LUQUET, vice-président; comman-
deur de la Légion d’honneur, ancien in teur des Finances, ancien directeur A
de Dites: cs
M. Etienne CHAUvy, Rs l gué; administrateur de la Compagnie Fr:
çaise du Bi-Métal; administrateur de ere de a : SE
ministra teur des Mines et Fonderies de: P gibaud; administrateur de Minerais et.
taux ; associé de la banque Mallet Î et Cie; M. Maurice HOTTINGUER ; administratet
d'outillage Menu et d'Usinage « :
rie ou S.0.M.U.A .;
M. le baron André de NEUFLIZE; président du Conseil de surveillance de Schneider et
Cie: associé de la banque de Neuflize et Cie:
M. Eugène SCHNEIDER;
M. Pierre SCHWEISGUTH (famille alliée aux MirABAUD), commandeur de la Légion d’honneur, ancien inspecteur des Finances;
M. Paul TrraRp, grand-officier de la Légion
d'honneur, conseiller d'Etat honoraire, an-
cien Haut-Commissaire de la République Française dans les Provinces rhénanes; administrateur de la Compagnie de Produits chimiques et électrométallurgiques Alais, Fro-
ges et Camargue, alias Péchiney;
M. Philippe VERNES (Mme née MALLET), associé de la banque Vernes et Cie;
M. Humbert de WENDEL, membre du Comité des Forges;
M. le comte de CHARNIÈRES;
M. Jean-Charles CHARPENTIER;
M. le marquis de CRÉQuI-MONTFORT «le {OURTIVRON ;
M. le marquis de GANAY (famille alliée aux de WENDEL) ;
M. Maurice PALÉOLOGUE, grand-officier de la Légion d’honneur, membre de l’Académie Française, ambassadeur de France; administrateur de lUniom Européenne Industrielle et Financière, 7,"
(Annudiré Chair, Vie Fin., 28 mai 1932.)
On observera que M. Frédéric FRANGÇoïIs- Marsar, administrateur depuis 1919 jusqu’à
1932, ancien sénateur, ancien ministre des Fi-.
nances, a été déposé après ses difficultés. …
La Banque de l’Union Parisienne, s’orien- |
tant de plus en plus vers la métallurgie, comme on peut le constater par la comparaison des postes des administrateurs, récolte
par là même d’importants diplomates, de oe
hauts fonctionnaires, de hauts dignitaires de … la Légion d'honneur, des magnats de la métal-
lurgie, un membre du Comité des Forges.
Il est bon, avant d’aborder l'étude des re-
lations internationales de la Banque de.
l'Union Parisienne, truchement du Comité des Forges, de donner la composition actuelle de la Commission de Direction du COMITE DES FORGES :
M. François de WENDEL, président; seRaIeie
de Meurthe-et-Moselle:
Alexandre DREUX, vice-président; re.
ident-délégué des Aciéries de Longwy;
M. Léopold PRALON, vice-président; viceprésident des Hauts-Fourneaux, Forges et
Aciéries de Denain et d’Anzin:;
M. Théodore LAURENT, vice-président; pré
sident-délégué des Forges et Aciéries de la”
Marine et d’Homécourt;
M. Jacques TAFFANEL, directeur général de :
la Compaguie des Forges de Châtillon, CO : se
mentry et Neuves-Maisons;
M. le baron Xavier REILLE, trésorier: vice président-délégué des Mines, Fondéries et
Forges d’Alais;
M. Fernand BALTHASARD, administrateur-di- à
recteur des Hauts-Fourneaux et Laminoirs de Montataire et de la Sambre;
M. Jules BERNARD, vice-président des Forges et Aciéries du Nord et de l'Est;
M. Pierre CHOLAT, président-délégué des Fonderies, Forges et Aciéries de St-Etienne;
M. Ernest CUVELETTE, président des Forges et Aciéries du Nord et de l’Est;
M. Léon Daum, directeur général des Forges et Aciéries de la Marine et d’Homécourt;
M. Auguste DONDELINGER, vice-président-délégué de la Société Métallurgique de Senelle- Maubeuge; |
M. Marcel Dumuis, directeur général des Aciéries et Forges de Firminy;
M. René Fourp, administrateur-délégué des Hauts-Fourneaux, Forges et Aciéries de Pompey;
M. Paul LABBÉ, maître de forges;
M. Jacques MARCELLOT, maître de forges, ancien député;
M. Henry de NANTEUIL de la NoORVILLE, se ministrateur-délégué des Hauts-Fourneaux, Forges et Aciéries de Denain et d’Anzin;
M. le baron Léon de NERvVO, président des Hauts-Fourneaux, Forges et Aciéries du Sautdu-Tarn:;
M. Paul Nicou, président des Aciéries de Micheville;
M. Marcel Paur, président des Hauts-Fourmeaux et Fonderies de Pont-à-Mousson;
M. le baron Charles PETIET, commandeur de la Légion d’honneur, président de l’Union
de Consommateurs de Produits Re ; ques et industriels (Hagondange); Fra M. Hector PETIN, président des Etablise ments J.-J, Carnaud et Forges de Basse-Indre; Le M. René RoBarp, président et sde | teur-délégué des Tréfileries du Havre; :
M. Louis-P. VERGNIAUD, président et administrateur-délégué des Etablissements Jacob Holtzer:; ae M. André VICAIRE, directeur général des Etablissements Schneider; | M: Maurice de WENDEL, maître de forges; M. le comte Maurice BERNARD de COURVILLE, membre honoraire, ingénieur en chef de la Marine en retraite, ancien directeur-délégué des Etablissements Schneider; cr M. Emile FERRY, membre honoraire, président honoraire des Aciéries de Micheville: :
M. le baron de SAULCES de FREYCINET, membre honoraire, directeur honoraire des Eta-. ques blissements Schneider; Le M. Gaston GRIOLET, membre honoraire, pré sident honoraire des Forges et Aciéries du °° Nord et de l'Est. is Délégué général, M. Alfred LamBerr-RiBoT, Ho (Mme née Boyer); délégué général de l'Union des Industries métallurgiques et minières; … maître des requêtes honoraire au Conseil d pe tat.
Secrétaire général, M. Raymond DESPORTES de la Fosse, (Mme née BaALru).
(Annuaire du Comité des Fa
cations ont été complétées, notamment pour les décorations, parentés et qualités.)
M. Paul FAURE, dans une interpellation récente, le 11 février 1932, presque aussi retentissante que linterpellation de BARTHE en 1919, a cité des faits intéressants de cosmopolitisme; au sujet de l’Union Européenne, il a été très sommaire, en ce sens qu’il n’a pas assez précisé ses attaches et ses ramifications, et qu'on n'a pas, à cause de cela, la véritable impression de puissance organisée sous l'égide tutélaire du Comité des Forges et de ses banquiers, la Banque de l’Union Parisienne.
Le nom même ; Union Européenne, rapproché du nom de la banque, indique une idée de prolongement, une filiale.
L'UNION EUROPEENNE INDUSTRIELLE ET FINANCIERE a été constituée le 22 avril 1920. Elle est au capital de 140 millions, en 28.000 actions À donnant droit à dix voix, et 252.000 actions B donnant droit à une voix, toutes libérées, les actions B seules cotées en Bourse.
Le Hal d'administration comprend ac-
tuelleme “Eugène SCHNEIDER, président;
M. Charles SERGENT, vice-président; président de la Banque de l’Union Parisienne ; grand-officier de la Légion d’honneur, inspecteur général honoraire des Finances, ancien sous-secrétaire d'Etat;
M. Jean-Louis Bac, fondé de pouvoirs de ï
Schneider et Cie; M. Maurice HOTTINGUER, administrateur de
la Banque de l’Union Parisienne; associé de
la banque Hottinguer et Cie;
M. le vice-amiral Lucien LACAZE, membre
du Conseil de surveillance de Schneider et
Cie; grand-croix de la Légion d'honneur, an-
cien ministre;
M. Louis LioN, administrateur de la Banque de l’Union Parisienne;
M. Frédéric MALLET, président honoraire: .
la Banque de l’Union Parisienne; associé de la banque Mallet frères et Cie; |
M. Jacques de NEUFLIZE, membre du Con-
seil de surveillance de Schneider et Cie, as
socié de la banque de Neuflize et Cie (M.
baron André de NEUFLIZE est administrateur
de la Banque de l’Union Parisienne);
M. Maurice PALÉOLOGUE, administrateur de: |
la Banque de l’Union Parisienne; grand-offi-
cier de la Légion d'honneur, ambassadeur de
France, membre de l’Académie Française;
M. le comte Armand de RAFELIS-SAINT-SAU- VEUR, beau-frère de M. Eugène SCHNEIDER;
M. André VICAIRE, directeur général des Etablissements Schneider et Cie; | ee
M. le colonel Ernest WEY£, administrateur de la Société Générale d'Entreprises. (Annuaire CRaix. #
Schneider et Cie; un poste commun, de Neu-
ué la Banque de l’Union Parisienne déti ft cinq postes, contre cinq à …
FLIZE, et un poste à la Société Générale d’Entreprises.
L'Information déclarait d’ailleurs à la création : « L'Union Européenne est une grande affaire essentiellement française (sic) par sa conception et ses capitaux, quoique d’un caractère international par les objets de son
exploitation. Les deux principaux souscrip-
teurs sont le Creusot et la Banque de l’Union Parisienne. » (/nf., 24 avril 1920.)
Et lors de l'introduction, en juillet 1920, sur le marché de Paris, L'Information écrivait : « L'Union Européenne a été fondée par MM. Schneider et Cie en liaison avec la Banque de l’Union Parisienne. Elle a acquis du groupe Schneider-Union Parisienne un portefeuille composé de titres d'entreprises dans lesquelles ce groupe avait la majorité ou avec lesquelles il avait lié partie :
« Oëésterreichische Berg und Hüttenwerke Ges.;
« Anciens Etablissements Skoda;
« Etablissements réunis de Constructions
mécaniques anciennes Maisons Skoda, Rus-
ton, Bromovsky et Ringhoffer (absorbé par les Anciens Etablissements Skoda en 1921);
« Forges et Aciéries de Huta-Bankowa.
« L'Union Européenne est l’organisme qui centralisera la gestion de ce vaste et puissant groupement industriel, d’une importance unique en Europe, et qui fait songer aux grands trusts américains. » (/nf., 1* juillet 1920.)
Le dernier rapport du Conseil d’adminis-
tration donnait comme principales participa- ee tions :
Etablissements Skoda; | : nr Société de Mines et de Métallurgie, Bans-
ka-a-Hutni Spolecnosti, Berg und Hüttenwer-
ke Ges.; ”
Forges et Aciéries de Huta-Bankowa;
Aciéries réunies de Burbach-Eich-Dudelange, A.R.B.E.D.;
Banque Générale de Crédit Hongroïs, Ungarische Allgemeine Kreditbank;
Société Autrichienne de Crédit pour le Commerce et l'Industrie, Oesterreichische Credit-Anstalt für Handel und Gewerbe. (Vie Fin., 4 juillet 1932.)
En outre, l’Union Européenne a nombre
d’autres participations : ve Société Européenne de l’Ammoniaque (co- ”
fondateur, Vie Fin., 7 avril 19925); Central European Investment Cy nee ee
les Economiques, 22 mars 1927);
Union Financière Polonaise (fondateur;
Inf., 17 octobre 1928);
Société d’Escompte de la Basse-Autriche, Niederôsterreichische Escompte Ges. (nf,
24 octobre 1928) ;
Société Générale Industrielle en Pologne .
(fondateur, Inf., 7 novembre 1929) :
et quantité d’affaires. =
La plupart des sociétés auxquelles hote 1 Européenne est intéressée ont elles-mêmes des participations nombreuses et considéra- S; bles. * ee
Les ANCIENS ETABLISSEMENTS SKODA dont le siège est à Prague et les principaux établissements à Plzen, Pilsen, étaient avant la guerre, un des grands fournisseurs d’armements d'Europe, le plus important d’Autriche-Hongrie. Devenus tchécoslovaques sous le contrôle de l’Union Européenne, ils ont, pour respecter les susceptibilités de l’immédiat après-guerre, annoncé qu'ils consacraient désormais leur activité aux fabrications de paix. Cependant, on trouve qu’ils ont des intérêts dans les affaires suivantes, dont l’objet paraît peu douteux :
Fabrique d’armes de Brno (/nformation 1* décembre 1927);
Société Tchécoslovaque d’Explosifs ({nformation, 19 juillet 1930).
A maintes occasions, il est apparu clairement que continuait leur activité le fabricants d’armements.
La Journée Industrielle publiait le 16 décembre 1922 : « Yougoslavie. — Le dernier Conseil des Ministres a discuté le crédit de 800 millions à voter pour l'achat d'armes. Il a reçu une offre des Usines Skoda, qui seraient disposées à construire sur territoire yougoslave une fabrique d'armes. »
* L'Information du 15 novembre 1923 : « On mande de Prague à la Chicago Tribune que le gouvernement yougoslave a acheté aux Usines Skoda des canons pour 300 millions de lei. »