JULIEN
JULMEN.
tion en 1789. 11 céda sa maison à son beau-frère Janet, vei'S 1792. — {Voy. ce nom.)
JULIEN (Louis), libraire-relieiu" se fit recevoir le 8 mars 1624.
— (François), fils de Louis, reçu relieur le lo mars 1647, demeurait rue Saint-Jean-de-Latran, et fut, en 1661 , maître d'apprentissage de Henri Hamoche. Il adhéra au tarif des reliures pour les livres dits Usages, vers 1630.
— (Jean), reçu le 22 avril 1649.
Nous ne savons lequel de François
ou de Jean figure dans la sentence du 27 février 1671 comme laissant travailler des compagnons pour leur propre compte, mais sous son nom.
— (Antoine), ne put se faire recevoir que vers 1690. 11 demeurait rue Saint-Jacques, et fut poursuivi pour vente de livres en cachette.
— (Antoine-Charles), reçu vers
— (Louis-Henri), reçu le 10 juillet 17)9, demeurait en 1759 etl76o rue Saint-Jean-de-Beauvais.
— (Jacques-Louis), reçu le o décembre 1748, demeurait aussi rue Saint-Jean-de-Beauvais, et quitta Paris avant 1770; il en était encore absent en 1779.
— (Etienne- Antoine), reçu le 6 juillet 1761, demeurait rue d'Ecosse.
— (Michel), reçu le 1 7 janvier 1 770 demeurait rue de la Montagne- Saiute-Geneviève. Ces deux derniers Julien ne payèrent pas le droit de réunion.
JULIEN (le Bibliophile). Sous ce
pseudonyme, le libraire Barhelin- Deflorenne, a publié en 1869, un
Album de Reliures artistiques et historiques dans le format in - 4°. Il j avait inséré des planches parues dans quelques catalogues de vente, celui du marquis de Morante entre autres, etdans le Bibliophile français.
Devenu successivement la propriété de divers libraires, cet album a changé de nom; chez Daffis, il s'appelait : La Reliure ancienne et moderne et avait en tête une introduction de M.Gustave Brunet. L'éditeur Ed. Rouveyre le fit paraître sous le même titre en 1880. Ce recueil contient des types intéressants, mais les attributions n'y sont pas toujours exactes.
JLLLIEN (Pierre), compagnon relieur auquel fut donné le certificat suivant :
i< Aujourd'huy, 4" jour d'aoïist 1674, en l'assembk'o de notre communauté tenue en notre chambre syndicale, sont comparus les sieurs Jean Guillain, Guillaume de La Grive et Daniel de La Ville, marchands librairesrelieurs à Paris, lesquels nous ont dit et certifié que Pierre Jullicn, compagnon relieur, natif et apprentif de la ville de L^-on, par nous mandé et présent en ladite assemblée, a travaillé durant près de cinq années ea leurs maisons et qu'il est bon ouvrier, ainsi qu'il nous est apparu par les ouvrages par luy faits qui nous ont esté représentés, les quels nous avons examinés et trouvés bien faits. FJn foy de quoy nous avons promis de hiy donner copie des présentes pour luy servir ce que de raison. Et ont lesdits Guillain, La Grive et La Ville, signé avec nous. «
Suivent les signatures de ces trois relieurs, de Thierry, syndic, et des adjoints Coignard Muguet, Angot et Guignard.
Pierre JuUien devint portier du collège de Bayeux ayant le droit de prendre pour cette fonction un compagnon libraire ou relieur, auquel il était permis de travailler de son état sans que le syndic de la Communauté pût l'en empêcher. Cependant celui-ci s'y opposa. On alla en 1680 devant le Parlement, dont l'arrêt nous est inconnu, mais qui dut donner gain de cause à
JUMILLARD. — LAFERTE.
JuUien car il était encore portier du collège de Bayeux en 1G87. Il est vrai qu'il passait pour relier des livres défendus et que le lieutenant de police fit opérerchez lui une saisie de ces ouvrages prohibés.
JUMILLARD (Marie -Marguerite), reçue maîtresse le o février 1778, demeurait rue d'Ecosse.
KILCHŒR (Pierre -Joseph), ne
paraît pas avoir été maître mais seulement compagnon relieur; il remplit les fonctions de porte-verge des Confréries de Saint-Hilaire de 1769 jusqu'en 1786, époque à laquelle il fut remplacé par un nommé François-Louis Bacot qui n'était lui aussi que compagnon.
Lesné parle dans son poème d'un graveur de fers à dorer, du nom de Kilclier qui, en 1820 excellait dans la gravure des lettres.
LA BOURCIÈRE (Catherine), demeurant à Paris en 1382. Nous copions dans Jal (p. 791) l'article qu'il avait extrait des Comptes de l'Argenterie du roi Charles VL [Arch.
Nat. KK, 19, fol. 99):
A Katherine La Bourcière, pour sa paine et sallaire d'a\'oir couvert de drap de soye baudequin et garny pardedans de ceudal azur tiercelin les livres du Roy nostre sire et de Monsgr le duc de Thouraine qui s'ensuivent : c'est assavoir le Pontifical pour les prélas, le grant Me':sid pour la grant nicise dudit seigneur ; le grant Evatujelier pour la grant messe, le Messel pour la messe que dit le confesseur; item le Messel pour l'oratoire du Roy ou quel len dit messe devant lui; item le livre du Gouvernement des Princes; item un autre livre de Reqimine principum ; item le livre de la Vie de saint Loys ; item le Grant Journal ; item le Livre des para-
boles Salmon ; item un livre de Chevalerie ; item le petit Dounast; item un autre livre de Chevalerie qui est à Monsgr le duc de Thouraine ; item un grand Bréviaire pris en la librairie du bois, desquelles ais tout brodez de perles; item un livre de saint Jehan levangeliste.
LA BOURSE (Bernard), apprentif de Bernard Picart en 1657, ne fut reçu que vers 1690.
LACAUVE (René), reçu en 1768, demeurait rue Saint-Jean-de-Beauvais. Il paya le droit de réunion en 1786, comme le fit
— (Jacques-François), reçu en 177o, demeurait rue du Mont-Saint- Hilaire et fut administrateur de la Confrérie de la Vierge en 1784.11 exerça jusqu'en 1804 et eut pour successeur son tils, dont le prénom ne nous est pas connu.
LA CHAPELLE (Antoine), reçu de 1614 à 1618.
LACROIX (Paul), (Bibliophile Jacob). Cet auteur s'est occupé de la reliure à diverses reprises; il a d'abord publié, dans ses Curiosités de l'Histoire des Arts (Paris, 18o8, in-16) La Reliure depuis l'antiquité jusqu'au XVII° siècle (25 pp.). Il écrivit en 1862, pour les ouvriers relieurs de Paris délégués à l'Exposition de Londres, une notice qu'il inséra plus tard dans le Bulletin du Bibliophile de Techener sous le titre: Essai /«'sfongue sur la Reliure en France au XVl^ siècle (p. 611 à 629, in-8o). On trouve également des articles de lui sur la reliure, accompagnés d'illustrations, dans les volumes publiés chez Didot :
Le Moyen âge et la Renaissance, 1869, et Les Arts au Moyen âge et à l'époque de la Renaissance, 1873.
LAFERÏÉ (Pierre Louis I),reçu maître le 26 juillet 1712, demeurait rue des Carmes et mourut en 1765.