‹ Les relieurs françaisChapitre 115 sur 171 · yoy. p. 83 et suivantes · texte numérisé non relu

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LEMONMEB.

ques et exerçait encore en 1779, date à laquelle il n'avait pas payé le droit de réunion d'après l'édit de

LEMO.XMER (François- Laurent II), se fit recevoir le 15 novembre 1751, puisalla se fixera Versailles, où il exerçait sa profession en 17.)9. Il revint cependant à Paris oii il habitait rue Montagne-Sainte- Geneviève en 1770 et rue Saint- Jean-de-Beauvais en 1779. Il ne paya pas le droit de réunion.

— (Jean-Charles-Henri), dit le Jeune, fils de Louis-François, eut sa maîtrise le 9 mai 1757. Sa demeure, indiquée rue Saint-Jean-de-Beauvais, donne à penser qu'il habitait avec son père, auquel il succéda, dit-on. Dès 1739, nous le trouvons avec le titre de « Kelieur ordinaire de Monseigneur le duc d'Orléans ».

Son élection cornuie Garde de la Communauté eut lieu le 10 mai 1769.

Jean-Char les-Henri était un des bons relieurs de son temps, et sa réputation, sans égaler celle de Nicolas-Denis Derome le Jeune, n'en était pas moins fort estimable.

Quand Dudin rédigea son Art du Relieur, publié en 1772, il le consulta, et voici dans quels termes il reconnut l'excellence des conseils qu'il en avait reçus :

J"avouerai qu'il m'auroit été impossible de joindre cet An à ceux de l'Académie, si, aux lumières que jai tirées d'un manuscrit de M. Jaiigeon et d'un petit ouvrage de M. Gautfccourt, de Ljou. je n'avois eu le secours de M. Lo Monnier le Jeune, niaitro relieur, et relieur de S. A. 8. ^louseigneur le duc d'Orléans. (Il demeure rue Saiut-Jeande-Beauvais, vis-à-vis les maisons du collège, aux armes d'Orléans.) Cet artiste, élevé par un père distinyui; dans sa profession, eu a toujours soutt-nu la n'putation ; il a eu la complaisance do faire faire devant moi toutes les opérations de son art, ce qui m'a mis à portée de le connaître assez à fond.

Les quelques volumes sortant des

mains ou pour le moins de l'atelier du relieur du duc d'Orléans que nous avons été à même d'examiner étaient d'une exécution soignée et satisfaisante. S'ils n'égalaient pas les admirables spécimens de l'art de Derome le Jeune, ils étaient toutefois très supérieurs à tant de volumes médiocres portant, il est vrai, l'étiquette de ce maître, mais non les traces de son remarquable talent.

Nous parlons ici des reliures dans le style courant, et non de ces plus ou moins riches mosaïques, d'un caractère exceptionnel, connues sous le nom des Monnier, et sur lesquelles, comme nous l'avons dit à l'article de Louis-François, nous reviendrons un peu plus loin, pour voir en les étudiant ce qu'il en est de leur paternité.

Jean-Charles-Henri eut pour successeur Tessier, mais nous ne savons à quelle époque.

LEMONMblU (Antoine-Joseph),

reçu maître en 1763, fut élu Garde le 9 mai 1774. Il habita rue Saint- Jean-de-Beauvais, puis rue Saint- Jacques en 1779, et ne paya pas le droit de réunion.

ANT, LEMONNIER , Maître Relieur, rue Saint Jacques, audelTus de la Place Cambray , N° l<^6 , au fond de la coar.

La présente étiquette a été prise sur un volume in-8 paru en 1790. La reliure très solide n'avait aucun caractère particulier.

— (Thomas), se fit recevoir le 20 août 176.'), et demeura place de la Sorbonne. Il mourut jeune.

— (Philbert-Charles), dont la nouiinalion est du 12 mai 1769, ne

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