LEPAGE. - LEROY
LEIWGE (Jacques) , tîf-nire dans une liste de la Confrérie de 1713; administrateur de la Confrérie de la Viergede Saint-Hilaire en 1718, il fut élu niarguillier de cette église en '172;i puis nommé Carde le 2 avril 1727. Il moimit avant I7"i9.
— (Jean- Jacques), reçu le o juin 17o2, fui noninii'' Carde en 1764 et marguillierde Saint Hilaire en 1767.
11 demeura rue d'Ecosse puis rue du Mont-Saint-Hilaire et ne paya pas le droit de réunion aprèsl'éditde 1776.
— (Jean II), recule 20 juillet 1763, demeurait rue Chartière, et quitta Paris un piMi avant 1770.
LEROiS'L) (Georges), apprentif en 1613 de Nicolas Touzard. Il fut reçu le 29 juillet 1621.
— (Jean), (il son apprentissage chez son oncle Georges, épousa la fille de Jean Duhamel et fut reçu maître le 11 avril 1647.11 fut maître d'apprentissage d'Eustache II Daubin. Sa fille Jeanne épousa Ctiristophe Remy.
— (Antoine), fils de Georges, reçu le 17 octobre 1632, donna sa fille en mariage à Guillaume I" Remy. Il demeurait rue Saint-Jeaii-de-Latran.
Un Lerond était pauvre en 1684 et reçut 13 sols de la Communauté.
Deux Lerond fils figurent en 1690 parmi les compagnons relieurs ayant qualité pour être reçus maîtres, mais nous n'avons pas trouvé les dates de leurs réceptions. L'und'eux /ut sans doute
— (Charles I"), élu Garde le 22 juin 1714.
— (Charles II). son fils, reçu maître en 1714 exerça les fonctions de Garde de 1738 à l74o.
Tous les deux moururent avant
LEROUX (Claude), reçu le 2 août 1720. IJAlmanach Dauphin de 1777 annonçait que « Leroux, demeurant rue Perdue, avait trouvé la composition d'une colle dont il se servait et qui mettait ses ouvrages à l'abri de la piqûre des vers ».
LE ROUX DE LlNCY(A.-J.-V.).Cet
auteur,dont les publications nous ont fourni de précieux renseignements sur les anciens relieurs, est surtout à citer ici pour son beau volume :
Recherches sur Jean Grolier, sur sa vie et sa bibliothèque. Paris, 1866, in-8°.
LEROY. Les relieurs de ce nom qui vont suivre appartiennent bien à la même famille.
— (Jacques), exerçait en 1399 et mourut en 1616. Sa veuve, Marie Ranot continua sa maison.
— (Thomas), premier fils de Jacques, reçu le 20 juillet 1628. Il fut maître d'apprentissage de Jean Chastagnan en 1633 et de Pierre Lamoureux en 1639. Sa fille épousa François Breton. Thomas Leroy avait accepté le tarif des livres dits Usages vers 1630.
— (Pierre), deuxième fils de Jacques, reçu le 2 mars 1634. Sa réception fut contestée et sa mère dut plaider avec lui devant le Parlement qui maintint sa maîtrise par an et du 20 mai 1634.
— (Claude), troisième fils de Jarques, reçu le ^Oilécembre 1643, eut pour apprentifs Charles Detunes et Claude Cosse t. Claude Leroy paraît s'être fait imprimeur vers 1686.
— (Charles), quatrième fils de Jacques, reçu le ("> i'évriei' 16;>3.
— (Jean I"), fils de Thomas, reçu le 2(i so[)tembre 1634, teiinina l'apprentissage de Pierre Lesclaparl ; il étaitmorl en 1693.
LEROY. — LKSCLAPART.
LEROY (Jean II), son fils, reçu vers 1690, demeurait rue des Sept- Voies.
Son nom est effacé, en 1721, sur le registre de la Confrérie.
Nous ignorons les liens de parenté existant entre les relieurs de ce même nom qui suivent, et même s'il y en avait.
— (Victor), exerçait en 1619.
— (Nicolas), reçu en 1621, fut maître d'apprentissage a'Antoine Colmont.
— (Jean), figure dans une liste de 1622-24.
— (David), se présentale 18 mars 16i4 mais ne fut reçu que le 26 janvier 1645. La Caille et Lottin ont cru qu'il y eut deux David Leroy reçus à chacune de ces deux dates. David eut Denis Barrier pour apprentif.
— (Jacques), apprentif de Charles Becqueret, se présenta comme relieur pour être reçu à la maîtrise le même jour que David, mais la date de sa réception nous est inconnue.
LE ROYNY (Dominique). Malgré les défenses de faire des apprentifs datées du 13 avril 1741 et du 27 novembre 1751, Le Royny n'en avait pas moins appris l'état de relieur et travaillé chez les maîtres en qualité à'aUouë. Voulant parvenir à la maîtrise et ne pouvant présenter de brevet d'apprentissage en bonne et due forme, il demanda « à être admis par grâce et sans tirer à conséquence, à la charge de faire le chef-d'œuvre qui lui serait prescrit, offrant de payer la somme de 100 livres pour la Confrérie, celle de 900 livres pour le coffre de la Communauté et en outre bOO livres pour les droits des Maîtres de la Communauté et autres frais et droits ordinaires de réception ». Louis-François
Lemonnier, qui était garde alors et paraissait avoirune certaine prépondérance sur les autres gardes, accepta ces propositions ; mais une cabale, à la tète de laquelle se trouvaient Louis-ÉtienneBatillot et Victor Fagot.s'acharna contre lui et l'accusa de s'être fait donner 100 livres de plus pour lui. On se disputa ferme, on s'insulta dans les assemblées convoquées à cet égard et dans de très longs factums qui en furent la conséquence naturelle. Le Royny, dont, au dire de Lemonnier, le savoir et la capacité professionnels étaient connus de tout le monde, n'en fut pas moins reçu maître le 13 mai 1758, et élu Garde en 1771. {Voy. p. 84.) Nous ne savons si la dame Le Royny, enterrée avec pompe à Saint-Hilaire, le 6 octobre 1768, était sa mère ou sa femme?
Toujours est-il que notre relieur se maria ou se remaria le 16 janvier suivant. Il ne paya pas le droit de réunion après l'édit de 1776, demeura rue Chartière, rue des Carmes, puis, en 1779, rue des Amandiers, où il habitait encore en 1803.
LESAGE, figure sans prénom dans une liste de relieurs de 17bO; sa veuve demeurait rue Chartière en 1759.
LESCLAPART (Pierre), apprentif en 1649 de Nicolas Gobert. Il paracheva son temps chez Jean Leroy, et fut reçu le 22 mars 1662. Son premier maître signa son acte de réception : Nicolas Gobert, aveugle.
Nous croyons que c'est Pierre Lesclapart qui est désigné dans le procès de 1698 comme continuant à relier quoique ayant opté pour la librairie, et que c'est un frère à lui qui travaillait pour son compte en 1690, quoique n'étant pas reçu maître (?).
— (Nicolas), reçu le 1" mars 1666, était mort en 1680.
LE SGI. A PART.