SAUVAGE
1^53, qui condamnait différentes veuves et femmes de librairesrelieurs à 80 livres d'amende pour avoir étalé et vendu des livres sur le Pont-Neuf et en dehors des limites de l'Université.
SAUGMER (Pierre-François), reçu le 28 mars 17GS et nommé député en 1777 : il habitait rue des Amandiers.
— (Jean-Nicolas), reçu le 27 août 1771, paya le droit de réunion et demeurait aussi rue des Amandiers.
SAUGRAIN (Abraham), reçu en lo96, 11 mourut en 1622. {Voy.
Abraham.)
— (Cliarles), son lîls, reçu le 3 août 1643, fut maître d'apprentissage de Marin Maugras en 1647.
11 y eut dans la Communauté des Libraires un grand nombre de membres de cette famille jusque vers la fin du xvui^ siècle.
SAUNIER (JeanI"), reçu en 1.594.
— (Jean II), dit le Neveu, reçu de 1608 à 10 10.
— (François), reçu de 1614 à 1618, fut maître d'apprentissage de Jacques Bonil. Il était mort en 1636.
— (Laurent), fils de Jean l'^'oude Jean II, reçu le 17 février 1628.
— (Pierre), fils de François, reçu le 22 décembre 1644.
11 y eut un Saunier relieur de Mazarin do 16i3 à 16*7.
— (Gabriel), iils de Laurent, reçu le 26 août 1666.
SAUVAGE (Chrétien). La date de sa réception nous est inconnue, mais nous savons que, par un arrêt du
6 septembre 1631, il lui fut enjoint de demeurer dans le quartier de l'Université.
SAUVAGE (Etienne I"),apprentif, en 1630, de Michel Ballagny et gendre de Pierre Vinay, exerçait la dorure et, quoique reçu doreur en 1647, ce n'est que le 23 janvier 1634, et après de longs débats devant le Parlement, qu'il fut enfin reçu libraire-doreur.
Jean Colin fit son apprentissage chez lui.
— (Jean 1°'). Son nom n'existe ni dans La Caille et Lottin, ni dans les registres de la Confrérie ou de la Communauté ; cependant le Mercure de novembre 1739 insérait une note d'après laquelle Jean Sauvage avait la qualité de maître-relieur et était mort vers 1689. Voici cette note :
Le 7 octobre 1739, M"' Anae du Poigne, veuve depuis cinquante ans de Jean Sauvage , libraire et maître relieur à Paris, âgée d'environ cent ans. inhumée le lendemain dans l'église de Saint-Hilaire, sa paroisse. Elle avait toujours joui d'une santé parfaite de corps et d'esprit, et sa première et dernière maladie n'a duré que quatre heures.
— (Michel I"'''), reçu après l'édit de 1686, fut un des quatre premiers gardes nommés à l'élection, le 31 mai 1698. Il demeurait en face le puits Certain.
— (Jean II), reçu lui aussi après 1686 et élu Garde le 16 juin 1700, demeurait rue Chartière.
L'un de ces deux Sauvage, habile doreur sans doute, fut choisi en 1698 pour dorer le missel de la Confrérie, travail qui lui fut payé deux livres, tandis que le maroquin coûtait 3 livres 10 sols.
— (Etienne II), reçu au plus tard en 16'.)!», fui nommé (iarde le 10 novcmbi'e 1711 et marguilli(M' de Saint.