BOURDON. — BOYER
vail, il faut croire, se résoudre à habiter le quartier de l'Université ^ car il lui fut enjoint d'avoir à le faire par trois arrêts de 1620, 1629etlG3l.
BOURDON (Etienne), reçu maître en 1606.
— (Philibert), reçu en 1612.
— (Charles), entra en 1662 chez François De Hansy pour y faire son apprentissage et se joignit à plusieurs compagnons relieurs qui pétitionnèrent près du roi, en 1 674, pour être reçus maiti'es, malgré l'arrêt de 4667. Vers 1673 il succéda à Antoine Perrault, clerc de la communauté, et de la confrérie, place qu'il conserva toute sa vie. C'est en cette qualité de clerc, et non comme membre de la Chambre syndicale (ainsi que le dit Fournier),qu'ilaccompagna, en 1600, Aubouin et Simon Renard (et non Bernard) allant à Villejuif, autorisés par une délibération de la corporation, pour y faire la saisie de la 1'''= édition du Dictionnaire de Richelet. {Voy. Simon Bénard).
Un des ouvriers de Bourdon, appelé Larcher [Voy. ce nom) compromis dans la publication d'un libelle contre M"'= de Maintenon, fut pendu en 1694.
Charles Bourdon mourut en 1719 et sa place de clerc fut donnée à Jean-Louis Cordier.
BOURGEOIS (Pierre), reçu le 9 mai 1777, demeurait rue des Bernardins.
BOURGINE (Jean), qualifié maître relieur de livres en parchemin dans l'inventaire après décès de Jean Leclerc {Voy. ce nom) dont il prisa les marchandises et outils, le 23 mai 1344.
BOURRELIER, demeurait quai des Aui'ustins en 1789.
BOUT. Voy. Lebouc.
BOUTAULT (Nicolas I"), reçu maître en 1730, élu Garde en 1749, demeurait rue des Amandiers.
— (Philippe-Martial), sa fdle Anne-Denise, épousa en 1749 Jean- Baptiste-Joseph Derome.
— (Louis-Antoine) , reçu en
1768, fut député en 1777.
— (Guillaume-Marie), reçu en
1769, ne paya pas le droit de réunion, de môme que
— (Nicolas II), reçu en 1774.
Tous les trois demeuraient rue des Amandiers.
L'Almcmach du Commerce cite Boutault père et lils et un autre Boulault jusqu'en !80i.
BOYER. On a beaucoup discuté sur la similitude des noms de Boyet et de Boyer et il nous semble inutile d'y revenir encore en étalant ici les nombreuses preuves qui ont servi à nous édiller définitivement.
Qu'il nous soit donc permis de dire tout simplement qu'à la même époque il y eut des relieurs du nom de Boyer et de Boyet et que nous sommes sûrs des renseignements que nous donnons sur eux.
— (Etienne), apprenlif de Jacques Decourbe, fut reçu maître vers 1692. Sa nomination contestée dans le procès de 1698 en même temps que celles d'un grand nombre de relieurs faites par les gardes sans que les élus aient eu, disait-on, les qualités requises pour arriver à la maîtrise, fut néanmoins ratifiée par sentence du 8 août 1698. Luc-Antoine Boyet très acharné contre les nouveaux maîtres, y compris Etienne Boyer, se vit aussi reprocher très vivement d'avoir été reçu par faveur.