BRADEL
son premier départ de Paris à la fui de 1713, il y fit donc un séjour de vingt-deux ans, entrecoupé, il est vrai, par quelques voyages à Paris.
Nous avons dit que les reliures en cours d'exécution à la mort de Luc- Antoine furent terminées chez lui et vraisemblablement sous la direction de Michel Daragon ; celles commandées par le roi furent livrées en août 1733. C'est de Vienne qu'Etienne envoya son reçu que sa femme toucha sans doute et dont voici la copie empruntée à Jean Poche (Pierre Deschamps croyons-nous ?)
Je rcconnois que M. Anisson, directeur de l'Imprimerie royale, m'a payé la sonime de seize cens soixante et dix-sept livres pour solde et entier paj-ement des livres relii.'s pour le compte du Roy par feu mou père et depuis son décez jusqu'au mois d'aoust de l'année 1733. Fait à \'ienne ce 10 septembre 1735. Boyet.
L'auteur à qui nous devons la connaissance de ce reçu ajoute qu'Etienne Boyet « était un artiste digne de son père, si c'est lui qui exécuta les plus belles reliures aux armes de Savoie, dont la Bibliothèque Impériale de Vienne a disposé avec un laisser aller extraordinaire, il y aune vingtaine d'années ». (Vers 1860.) M. J.Pichon de son côté dit que toutes les l'eliures du prince Eugène qu'il a vues sont médiocres. Je n'ai eu en mains jusqu'à présent qu'un volume in-4 aux armes du prince ; la reliure en était solide, épaisse et maladroitement dorée.
Etienne Boyet rentra sans doute en France après la mort du prince, son patron, survenue en 1736 ; ses économies ajoutées à l'héritage paternel durent lui permettre de se retirer.
Ce qui t3St certain , c'est que nous n'avons plus retrouvé son nom dans les actes de la Corporation.
BOZEUL\N (l'aîné), s'établit tout
à la fin du xvni'^ siècle tandis que son frère, dit h- Jeune, n'ouvrit sa maison qu'en 1805. Leur réputation fut énorme ; mais leur carrière n'appartient pas à la période de temps que nous nous somrnesproposé d'étudier. Le jeune ne reliait pas aussi richement que son frère dont beaucoup de reliures d'un goût déplaisant ont été cassées et remplacées.
BRADEL (Marin), paya le droit d' ouverture de boutique en 1386 comme libraire-relieur. D'après La Caille il édita jdusieurs ouvrages et avait pour marque la Bonne Intention représentée par une \-estale devant une lampe avec ces mots : Cœlo et terra débita, reddere studeo. Les listes de 1606 et 1610 ne portent plus son nom.
— (Pierre I'"''), fit son apprentissage chez Eloy I^Sennecart enlôoO, fut reçu maître le i^^ septembre 16()l et épousa une fille de Samuel Perier. En 1700 il habitait Cour d'Albret. La Caille et Lottin disent qu'il était fils de Marin quoique le nombre des années qui les sépare donne plutôt à penser qu'il en était le petit-fils.
— (Michel), fut aiiprentif. lui aussi d'Eloy 1" Sennecart en 1657, mais nous n'avons pas trouvé sa nomination de maître.
— (Charles I"), fils de Pierre II, eut sa maîtrise vers 1691. Elu Garde en 1710, il demeurait rue d'Ecosse.
— (André), reçu le 10 novembre 1710, élu Garde en 1721 et marguillier de Saint-Hilaire en 1733. Il demeurait rue du .Mout-Saint-Hilaire et vivait encore en 1760.
— (Pierre II), reçu eu 1710, le même jour (|u'Aiuirt'.
— (Guillaume), reçu tii 1714 ou 17lo.