BRADEL
BRADEL (Pierre-Henry) , reçu après i724,élu Garde en 1732 et niarguillier de Saint-Hilaire en i737.
Nous le croyons fils de Pierre II.
— (Charles II), reçu en 1722, demeurait rue d'Ecosse; sa veuve demeurait en 1770 rue des Sept- Voies.
— (Pierre III), reçu en 1739; il mourut vers 1767.
— (Pierre-Alexis-Michel), reçu
en 1730; son domicile est indiqué rue des Sept- Voies, au bureau de la communauté dont il était clerc.
— (Jacques), reçu en 1754, demeurait rue ^lunt-Saint-Hilaire.
— (Louis-Pierre), reçu en 17oj, demeurait rue d'Ecosse et mourut en l77o'.
■ — (Paul), reçu en 1757, habita rue Cliartière et mourut avant 177o.
— (Romain), reçu en 1758, de meura rue des Carmes et rue des Amandiers.
— (Alexis-Pierre), dit Bradel l'aîné, fils de Pierre-Alexis-Michel, fut reçu en 1772 et remplit les fonctions de sous-clerc de la communauté. On le nomma, en 1780, administrateur de la confrérie du Saint-Sacrement de Saint-Hilaire.
Devenu successeur de son oncle Derome le jeune, on l'appelait souvent Bradel-Derome. Au commencement du xix^ siècle, il se disait relieur de la Bibliothèque Nationale et de celle des Quatre nations et demeurait toujours rue Saint-Jacques, Hôtel de la Couture, là où son oncle avaithabité.
Ses reliures, quelque peu lourdes, aux dos presque toujours sans nerfs, manquent entièrement de fini dans les détails; elles laissent en somme
1. Louis-Pierre Bradel, son fils ou son filleul, fut reou libraire le 25 mars 1777 et mourut célibataire en 1786. (Lottiu.)
beaucoup à désirer. Quant au style, c'est celui de la fin du xviii^ siècle ; de larges bordures d'or surlesplats, accompagnées d'un filet maigre de chaque côté et d'une ligne de perles reliées par des points, puis surtout des traits de plume dessinant des vases, et quels vases ! pour finir en paraphes dignes de Brard et Saint- Omer.
BRADEL (Pierre-Jean), dit Bradel le jeune, frère du précédent, fut bien reçu maître, mais nous ne savons à quelle date. Fournier dit qu'un Bradel « travaillait pour M . de Paulmy et qu'afin d'être mieux sous sa main, il s'était logé à l'Arsenal même, cour des Célestins. Se trouvant en lieu de franchise (??) il en usait pour être, ce qu'on défendait ailleurs depuis 1686, libraire et relieur. » Tout cela est aussi inexact que puéril, caria vérité est que Pierre-Jean Bradel relia pour M. de Paulmy, du 16 juillet 1775 au 8 juin 1787, ainsi que M. Gruel l'a constaté par des comptes et des reçus, et que le tarif des prix établi entre les deux parties, indiquait la demeure de Bradel rue d'Ecosse, à côté de Saint-Hilaire.
Ses prix étaient pour les in-folio bien reliés, S liv., les in-4°, 2 liv. 10 sols et les in-12, l'un dans l'autre, 1 liv.
J"ai vu un Voltaire de l'édition de 17So, relié par Bradel le jeune; c'était une excellente reliure quoique passablement massive. Son étiquette placée dans le premier volume portait : « Bradel le jeune, rue d'Ecosse, n° \, quartier Sainte-Geneviève à Paris. »
BRA.NCHU.