DUBOIS
filles Marguerite et Elisabeth reçurent en août 1671 la somme de 1 631 livres 10 sols restant d-ue à leur défunt père par la Bibliothèque du Roi.
DUBOIS (Etienne), entra en apprentissage chez Simon Trouvain vers 1043. Vitré, qui était syndic, écrivit sur le livre de réception des apprentifs qu'il refusait l'enregistrement du brevet d'apprentissage de Dubois parce qu'il ne savait ni lire ni écrire. Néanmoins, il fut reçu maître le 20 février 16o3 comme gendre de feu Pierre Lemaire. Il avait peut-être appris à lire? C'est lui, croyons-nous, (jui figure sans prénom parmi les anciens maîtres dans une liste de 1690.
La même liste donne los noms des relieurs « ayant qualité » pour être reçus maîtres, et parmi ceuxci se trouvent deux Dubois fils sans prénom. Une autre liste de 1690 nomme parmi les nouveaux maîtres un Louis Dubois demeurant Terre de Cambray. Nous ne saurions dire si les deux Dubois fils étaient les fils d'Etienne et si ce Louis Dubois était l'un d'eux, mais nous croyons que ce dernier n'est autre que Louis- Joseph, dont nous allons nous occuper.
— (Louis-Joseph), nous apparaît pour la première fois d'une façon certaine en 1698, car nous ne tenons pas compte de la mention des registres de la Cour des Aides qui le font relieur du Roi dès 1689, ces registres, refaits au xvni* siècle, nous ayant souvent trompé par leur inexactitude.
Comme nous le disions tout à l'heure, il semble cependant avoir
été reçu maître vers 1690; dans tous les cas, il était demandeur dans le procès de 1698 ayant pour but l'annulation des maîtrises accordées sans droit, après l'édit de 1686, par les gardes en charges.
Dubois fut nommé relieur du Roi au plus tard vers ITOo, si la citation de Fournier est exacte. Les Comptes de la Grande Trésorerie des Ordres du Roy pour les années 1706 à 1712 nous apprendraient, d'autre part, qu'il reçut en 1707 « la somme de 244 liv.
10 sols pour 34 volumes reliés en maroquin rouge et en veau fauve.
Deux ans après il relie 38 volumes en maroquin rouge et ne touche que 193 livres; en 1711, pour 14 volumes en maroquin incarnat, il lui est payé 192 livres 10 sols, et l'année d'après, 189 livres pour 10 statuts, 10 petits livres de procès et le Catalogue des Chevaliers en maroquin rouge ».
Le Journal du marquis de Calvière cité par MM. de Concourt dans leurs Portraits intimes du xsui" siècle portait la note suivante : « Mercredi 8 avril 1722. Ce jour même M. de Yerneuil, un des quatre secrétaires du Cabinet, fit apporter au Roy 120 volumes de toutes les Gazettes imprimées depuis 1632. Le Roy avoit désiré d'avoir cette suite, qui étoit reliée par du Bois, son relieur ordinaire. »
Ces cent vingt volumes sont sans doute à la Bibliothèque Nationale ou à celle de Versailles.
Louis-Joseph Dubois exerça ses fonctions de relieur du Roi en même temps que Luc- Antoine Boyet, nommé en novembre 1698; mais il devança celui-ci dans la tombe, car, le 13 février 1728, soit peu de jours après son décès, il eut pour successeur Augustin Duseuil, déjà re-