‹ Les relieurs françaisChapitre 82 sur 171 · DU MAYS · texte numérisé non relu

DU MAYS

DUPLANIL.

19 novembre 1637. Etienne Gaudreau fit son apprentissage cliez lui,

DU MAYS (François I"), dit l'Aîné, libraire-relieur, fut administrateur de la Confrérie de lo96 à

— (François II), dit le Jeune, se fit recevoir maître pendant l'administration de son frère. On lui paya 1 livre 5 sols, en 1610, pour la reliure des livres à chanter au lutrin.

— (François III), reçu maître le 24 octobre 1624.

DU MESNIL (Hervé), librairerelieur, exerçait en 1606, sinon plus tôt. M. Jérôme Pichon dit, en parlant des reliures que faisait faire De Thou, qu'il a vu une note assez obscure placée sur le titre d'un exemplaire du Traité italien de Baccius sur la Licorne, pouvant donner à croire que le relieur chargé des vélins blancs du grand bibliophile s'appelait Dememj. Il s'agit peut-être d'Hervé Dumesnil? Le nom de Demeny, en effet, ne figure pas dans les registres de la Communauté.

— (Gervais),premier fils d'Hervé.

— (Henry), deuxième fils d'Hervé, reçu maître le 9 décembre 1G32.

— (Charles), fils d'Henry, reçu en 1643. Il fut adjoint de la Communauté en 1657.

DUMOULIN (Louis), commis au reliage des comptes de la reine Anne d'Autriche. Il paraît avoir succédé à Jean Rebouché.

DUPIN (Jean). La Bibliothèque nationale possède une intéressante reliure de la fin du xv^ siècle signée Jehan Dupin, et recouvrant les sermons : Divini eloqidi preconis celeberrimi fratris Oliverii Maillardi. Lug-

dnni, 1498. M. Gruel l'a décrite et jeproduite en fac-similé dans son Maimel.

DUPLN (Nicolas), apprentif de Pierre Delahaye, fut reçu le 30 avril 16o4.

— (Charles), son fils, se fît recevoir le lo septembre 1661. 11 fut un de ceux qui résistèrent le plus à l'option obligatoire, d'après l'édit de 1686, entre la profession de libraire ou celle de relieur. Condamné en janvier 1692 à se décider, il opta enfin pour la reliure. Il demeurait, en 169o, rue Saint-Jean-de-Beauvais.

— (Pierre-Charles), figure dans une liste de relieurs de 1715.

— (Jean-Charles), reçu maître le 31 mai 1730, demeurait, en 1739, rue duMont-Saint-Hilaire. Sa femme fut marraine d'un enfant de Charles Derome en 17o2. Il ne paya pas le droit de réunion en 1776, et demeurait alors cul-de-sac aux Bœufs.

DUPLANIL (Jean), élu Garde pour l'exercice de novembre 1713 à octobre 171 0.

— (Jean-Baptiste I"), reçu maître le 19 septembre 1729, élu Garde le i'6 mai 174o. Il habitait, rue des Sept-Voies, une maison qui lui appartenait. Très âgé en 1776, il ne paya pas le droit de réunion. Voici la copie de son billet d'enterrement, que nous devons à l'obligeance de M. le baron Pichon :

Vous êtes prié d'a'ïsister aux convoi, service et enterrement de Monsieur Jean-Baptiste Duplanil, niaitre relieur et doreur de livres, ancien garde de sa Communauté, et bourgeois de Paris, décédé en sa maison, rue des Sept-Voies, qui se feront demain jeudi, 25 octobre 1T81, à dix heures du matin, en l"église paroissiale de Saiut-Étienne-du-Mont, sa paroisse, où il sera inhumé.

Un De profunifis!

De la part de Messieurs Duplanil, ses fils.

DUPLAML. — DUUAM).

de Messieurs Bottier, Aul)crt, Delouvier, Braycs, Ducastin et Boutault, ses gendres.

A l'exception d'un seul, Brayes, tous ses gendres étaient maîtres relieurs; Brayes n'était peut-être que compagnon.

DUPLANIL (Jean-Baptiste II),

reçu maître le 18 septembre 17.")9, élu Garde en 1770. Il demeurait rue Judas en 1779.

— (Pierre), reçu le le'" août 176S, demeura rue des Sept-Voies.

— (Nicolas), reçu le 28 septembre 1772, fut administrateur de la Confrérie du Saint-Sacrement en 1777 et marguillier de Saint-Hilaire en 1786. 11 demeurait rue d'Ecosse en 1779. Ces trois derniers Duplanil ne payèrent pas le droit de réunion.

Il y eut deux Duplanil, le père et le fds, relieurs sous la Restauration et sous Louis-Philippe. J'ai quelquefois vu des reliures du père; le travail en était soigné, mais c'était le style du moment! L'un d'eux, le fils sans doute, exposa en 1834 et mérita cette mention du jury :

M. Duplanil ne se distingue pas seulement par la richesse et l'élégance de ses reliures. Son art lui doit d'heureux perfectionnements, entre autres celui qu'il appelle le champ leur, qui consiste à laisser en certaines parties do la couverture, selon les dessins k produire, beaucoup moins d'épaisseur que dans les autres parties, sans nuire à la solidiîé de la reliure. 11 obtient ainsi des effets pittoresques et nouveaux q li permettent de varier beaucoup les ornements... Cet artiste est digne de la médaille d'argent...

Le (b'ruior des Duplanil ont pour gendre et successeur le nommé Ottmann, relieur de talent. P, Malden, en faisant la revue des reliures de l'Exposition de 1844 dans le Bulletin de Techner (avril 1844), écrivait ceci à propos d'un volume rtdié par Ottmann-Duplanil :

Le Cnmminfis, maroipiin rouge, qui apparient à la Bibliothèque Royale, ne manque pas

de mérite. Le dessin est jeté avec grâce, mais un peu grêle : le dos est ensuite trop charijé pour le plat du volume. Il faut harmonie entre l'un et l'autre.

Le prix de cette reliure était de 250 francs.

DUPRÉ (Jean), appelé maître relieur de livres en papier dans l'inventaire après décès de Jean Leclerc (voy. ce nom) dressé le 2.3 mai 1344.

11 n'expertisa que le papier existant en magasin.

DUPUIS (Jacques), lihiaire juré, qui faisait aussi la reliure chez lui.

Il s'établit vers 1549, mourut en lo91 et fut enterré à Saint-Benoît.

— (Pierre Ii^""), son fils, est qualifié relieur dans le contrat de lb82 par lequel la Confrérie fut transportée de Saint-André-des- Arts chez les Pères Mathurins.

— (Pierre II), son fils, reçu en 1621 , fut maître d'apprentissage d'Antoine Perrault.

— (Thomas), fils de Pierre II, eut

la maîtrise le 2 août 1646 et demeurait rue d'Ecosse. 11 vivait encore en 1692.

11 y eut beaucoup d'autres Dupuis dans la Communauté; ceux qui précèdent sont les seuls sur lesquels nous avons eu la preuve qu'ils exercèrent la reliure.

DUPUIS (Jean), ne pouvait exercer la reliure à Paris, quoique ayant épousé une veuve de maître, parce qu'iln'y avait pas fait sou apprentissage. Ses outils furent saisis et il fut condamné avec Pierre Desvignes, qui se trouvait dans le même cas, par sentence du 14 mars 1618. Il «lut réussir à se faire recevoir, car il figure comme maître dans la liste de la Confrérie de 1622 à 1624.

DURAND (Georges), exerçait la

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