GAILLARD
sieurs de la Chambre des Comptes, loue une échoppe, enclos du Palais, à Simon Godart, horloger, le 31 août 1396. Ferrand Lefèvre travaillait en même temps que lui pour la Chambre des Comptes, (Bail comm.
par le baron Pichon.)
FRÉMONT (Pierre), reçu le 17 septembre 1626, succéda sans doute à son père.
FRICHOï (Jean), compagnon relieur, qui persistait à travailler en chambre dans l'enclos Saint-Jeande-Latran et qui fut saisi plusieurs fois (Sentences des 10 juillet 1668 et 27 février 1671). Il demanda inutilement à être reçu maître par une pétition en 1674 ; il le fut enfin après l'Édit de 1686, vers 1690.
FROMONT ( Louis - Antoine ) ,
nommé administrateur de la Confrérie de la Vierge de Saint-Hilaire en 1736 et marguillier en 1747.
— (Pierre), administrateur de la Confrérie du Saint-Sacrement de Saint-Hilaire en 1787.
Une veuve Fromont est nommée de 1772 à 1786.
GADOULLEAU (Michel), qualifié libraire-relieur dans le contrat de 1582, d'après lequel la Confrérie se transportait de l'église Saint-Andrédes-Arcs chez les Pères Mathurins.
11 fut administrateur de la Confrérie de li)94 à 1396, et mourut le 19 juin 1614.
GAILLARD (Pierre I"), librairerelieur, reçu avant 1606. « Les reliures de nos livres, dit Marolles, sont estimées par-dessus toutes les autres; nous en avons qui, à peu de frais, font ressembler le parchemin au veau, y mêlant des filets sur le
dos, qui est une invention que l'on doit à un relieur de Paris appelé Pierre Gaillard. »
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GAILLARD (Guillaume), neveude Pierre sans dou(e,apprentifde Geoffroy Cordier et d'Anthoine Grimault, fut reçu maître le 7 août 1633. Il accepta le tarif établi, vers 1630, pour les reliures des livres dits TJf^ages, en s'engageant à ne pas travailler pour la clientèle ordinaire des adhérents à ce tarif.
— (Jean), fils de Pierre, reçu le
13 octobre 1639.
Il y eut un Gaillard parmi les relieurs deMazarin de 1643 à 1647; ce ne put être que Guillaume ou Jean.
— (Pierre II), reçu maître le
14 juillet 1661. Le registre des réceptions de maîtres le donne comme fils de Pierre I". Il eut pour apprentif Daniel Lepage. La sentence du 27 février 1671 le nomme comme autorisant des compagnons à travailler sous son nom, et cite son fils au nombre de ces compagnons.
— (Charles), reçu en 1691, exerçait encore en 1718.
— (Louis), reçu en 1691, remplit les fonctions de Garde du 17 juin 1699 au 23 juillet 1701. Il demeurait rue des Sept-Voies.
— (Guillaume), fils de Louis, reçu en 1713.
GAITERE.
GAMET.
GAITERE (Joris de) me liçjnvit in Gandavo omnes sancti Awjeli et Archanr/cli Dei orate pro nobis. Inscription d'une reliure des xv«^ ou xvi^ siècles cite'e par Arnett dans son History of the Art of Bookbinding de 1837.
GALIMARD (Augustin), reçu maître en 1691. Nous n'avons jilus trouvé son nom après 1700.
Son père sans doute, Augustin Galimard, était entré comme apprentif chez Jehan Delahaye, doreur, mais ne semble pas être arrivé à la maîtrise.
GALLET (Guillaume), relieur rouennais qui relia, en li)03, entre autres livres pour le cardinal d'Amboise, le Livre des Proverbes de Sénéqiie. [Dépenses du château de Gaillon.)
GALLET(Louis), exerçait en 1742.
GALLOIS (Thomas), reçu maître le 7 août 1661; gendre de Jacques Clergeon. Nous croyons qu'il était doreur.
GALLOT (Nicolas), apprentif de Pierre Trouvain ; il promit d'épouser la fille de feu Pierre Grignon, et fut reçu le 7 décembre 16bl. 11 demeurait rue Chartière.
Un Gallot, sans prénom avait droit à la maîtrise en 1690; mais nous ne savons s'il l'obtint.
GAMACHES (Marcel de), reçu maître le 14 mai 1736, se lit enfermer à la Bastille le 14 mai 1748, et en sortit le 14 mars 17.t1. Il avait relié des livres erotiques, k Portier des Chartreux, Thérèse Philosophe, etc. Il demeurait en 17.j9 rue Saint-Julien-le-Pauvre.
— (Jean-Charles), reçu le 28 octobre 1770; est porté absent de Paris sur les tableaux de 177.) et de 1779.
GAMET. Quatre compagnons relieurs de ce nom furent reçus maîtres après l'e'dit de 1686, et n'auraient pu l'être avant par suite des arrêts de 1666 et 1067, défendant de faire de nouveaux maîtres relieurs. Ce furent :
— (Jean), demeurant rue des Sept-Voies.
— (Pierre I"), qui exerça la charge de Garde de novembre 1713 à octobre 171.i.
— (Guillaume), et
— (François I'^'"), demeurant rue des Sept-Voies ; il était mort en 1718. Vinrent après eux :
— (Pierre II), fils de Pierre 1", reçu avant 1715.
— (Louis - Guillaume), n-çu avant 1715.
— (François II), fils de François P'', reçu eu 1715.
— (Louis), exerçant en 1718.
— (Jean - Baptiste), reçu le 6 août 1726, demeurait, en 1759, rue des Carmes. Administrateur de la Confrérie du Saint-Sacrement de Saint-Hilaire en 1731, il en fut le doyen de 1784 à 1786.
— (Jacques- Joseph l'^O. leçu le 12 avril 1730, élu Garde le 12 mai 1751; il demeurait rue d"Ecos>e en 1759, et en 1770 rue du Mont-Saint- Hilaire ; ne paya jias le droit de réunion.
— (Honoré), reçu après 1730, fit partie de la Confrérie du Saint-Sacrement de Saint-Hilaire depuis 1741, puis fut marguillier de cette paroisse, y fonda dix saints par an à différentes fêtes et donna un lustre en 1755. Il mourut peu Hprès.
— (Pierre-Roch),reçu le 29 mars 17 43, demeurait rue Saint-Nicolas.
r.AMET.
GASCON
GAMET (Pierre III), reçu le 6 décembre 1748, demeurait rue des Sept- Voies de 1730, et habitait Etampes eu 1770 à 1779.
— (Jacques-Joseph II), reçu le 11 février 17(i.ï, demeurait rue Chartière. Il fut administrateur de la Confrérie du Saint-Sacrement de Saint-Hilaire.
Un (jamet sans prénom et habitant la rue d'Ecosse figure parmi les relieurs jusqu'en 1803.
(iARXIER (Pierre), figure sur une liste de relieurs de 17o0.
GAROCHE (Barthélémy), s'engagea pour quatre ans comme apprentif chez Macé Ruelte le 9 mai 1011 et fui reçu maître en 1624, Il eut pour apprentifs Jacques Lebouc et Charles Dubourg ; ce dernier termina son temps chez Pierre Guenon.
M. Bouvrain a eu robligeance de nous communiquer un acte de 1633 dans lequel le domicile de notre relieur est indiqué rue des Sept- Voies. Barthélémy signa cet acte avec Tristan Garoche boucher à Paris, et Renée Garoche, femme d'un vigneron de Maret-sous-Marly,
D'après ce qui précède, je renonce à expliquer comment il se fait que Barthélémy Garoche est cité dans une sentence du 16 janvier 1619, rapporté, dans les Statuts et Règlements de 1620, comme ne pouvant faire d'apprentifs,ni apprendre son état à ses enfants, parce qu'il n'avait pas fait son apprentissage à Paris. Son entrée en apprentissage chez Macé Ruette en 16H a été relevée par nous sur le livre même de la corporation. Peut-être y eûtil deux Barthélémy Garoche.
GARCÉ (Jean), reçu maître le o juin 1636.
GASCON (Le). Il est peu de points dans l'histoire de la reliure qui ait donné lieu à autant d'inventions puériles et ridicules que l'existence du célèbre relieur dit le Gascon.
Suivant les uns, il vécut sous Henri II ; d'après les autres, il travailla pour Colbert ! Chacun, se prétendant bien informé, appuie sa démonstration en accumulant comme à plaisir des faits chimériques ou des théories aussi étranges qu'insignifiantes disparaissant au moindre examen.
Si nous venons parler ici de cet artiste, c'est avec l'intention bien arrêtée de n'affirmer que ce dont nous serons sûr. Malheureusement, les renseignements exacts étant encore très insuffisants, il faudra, bien malgré nous, admettre quelques suppositions ; mais il est entendu que celles-ci, quoique basées sur des probabilités plausibles, n'en resteront pas moins à l'état de simples hypothèses. Le lecteur, du reste, édifié par nos raisons, ne pourra-t-il pas juger du plus ou moins bien fondé de ces propositions et se faire une opinion personnelle s'il ne les accepte pas ?
Ce nom sous lequel le Gascon se fit connaître ne fut point imaginaire ou n'appartint pas à plusieurs individus, comme on l'a supposé : ce ne fut qu'un simple surnom, indiquant tout bonnement la province d'où celui qui le portait était originaire. Son nom patronymique existe certainement dans plusieurs listes officielles de relieurs de son temps en notre possession ; mais il est regrettable que les rédacteurs de ces listes n'aient pas cru devoir, en l'insérant, le faire suivre de la mention : <( dit le Gascon », qui leur parut sans doute trop familière. Il n'y a plus qu'à attendre un hasard
r. ASC ON.
heureux, la découverte par exemple d'un acte quelconque dans lequel notre artiste se trouverait désigné sous ses deux noms, le véritable et celui d'emprunt.
Comme il était membre de la Confrérie des Libraires - Relieurs, ainsi que nous le verrons tout à l'heure, on ne doit pas croire, avec Paul Lacroix, qu'il exerçait sans mailvise dans l'enclos du Temple ou du Palais et surtout ne pas prendre au sérieux l'opinion de Fournier, qui, sans s'expliquer autrement, tranche la question en disant avec assurance : « Dans ce cas, j'opterais pour l'enclos de Saint-Jean-de-Latran, en plein quartier des relieurs ». N'était-ce pas opter bien à la légère et tout à fait gratuitement, n'y étant pas du tout obligé, puisque les compagnons relieurs qui travaillaient en chambre dans ce même enclos de Saint-Jean-de-Latran y étaient poursuivis, traqués et saisis avec acharnement ? Ainsi qu'en témoignent plusieurs sentences assez sévères du prévôt de Paris, l'enclos cher à Fournier ne fut pas privilégié pour la reliure, justement parce qu'il était en plein quartier des relieurs. D'ailleurs quel intérêt le Gascon, ouvrier habile et recherché, aurait-il eu à exercer sans maîtrise ? Le brevet de maître ne coûtait alors que trente livres !
Le même auteur fantaisiste, sous prétexte que celui-ci passe, sans qu'on en soit sur, pour avoir relié la Guirlande de Julie, décorée par Hobert peintre de Gaston d'Orléans, est porté à croire que notre relieur pourrait bien avoir été ouvrier domestique de la maison de ce prince.
C'est là, suivant lui, que M. de Montausier aurait été chercher son peintre et son relieur pour le livre
qu'il destinait à M"= de Rambouillet. L'induction n'est-elie pas aussi plaisante qu'... inattendue ?
La première date à laquelle le nom du Gascon nous ap[>araît officiellement, pour ainsi dire, est 1622. La Confrérie de Saint-Jean- Porte-Latine, celle des libraires-relieurs, notait, en effet, cette année-là sur son registre, conservé à la Bibliothèque nationale, et d'une authenticité absolue, la mention suivante :
Au Gascon, pour une peau rie maroquin incarnat pour relier le missel du Concile, in-fol., que la Compagnie du sieur Chappelet et consors ont donné en blanc à la Con-
frairie 41. lO'.
Pour un sinet pour servir audit
missel 3'. lO'.
Pour une bazane pour une housse
audit missel 0' 7«.
Si le prix de la façon n'est pas indiqué, c'est évidemment parce que le Gascon, imitant les éditeurs du missel, fit gracieusement don de de son travail à ses confrères de Saint-Jean '.
En parcourant ce même registre, on y voit pendant plusieurs années figurer à :
L'inventaire des ornemens et autres choses qui appartiennent à la Confrérie : Un missel du Concile, in-fol., apud Societatem M inimam relie en maroquin incarnat doré à petits fers et couvert d'une housse de bazane violette. — Un sinet pour servir audit missel.
Ce n'est qu'en 164o, après vingttrois ans d'usage, que le missel relié et doré aux petits fers par le Gascon fut remplacé par un autre missel offert par Gilles Dubois. (Voy. ce nom.)
Il est à croire que les maîtres ou administrateurs de la Confrérie en charge en 1622, et parmi lesquels se trouvait un relieur-doreur du nom de Gabriel Clojjejau, décidèrent, en recevant en hlane ce missel,
1. Voici les noms de ces éditeurs associés : Sébast. Chappelet. Jos. Cottercau, Abraham Paccart. Jacques Qucsnel, Denis Moreau et Samuel Thiboust.
GASCON
qu'ils eu confieraient la reliure au praticien reconnu le plus habile, ou pour le moins à l'un des plus renommés de la corporation, et c'est le Gascon qui fut choisi. 11 est possible aussi que, nouvellement fait maître, celui-ci ait voulu solenniser son entrée dans la Confrérie, laquelle aurait eu lieu cette année-là, en offrant à Saint-Jean un spécimen de son talent. De toutes façons, le choix ou l'acceptation de notre artiste pour la reliure de ce missel établit manifestement qu'il jouissait, dès 1622, d'une réputation incontestée !
M. Léopold Delisle, avec sa bonne j2;râce habituelle, dont nous nous faisons un devoir de le remercier ici très profondément, a bien voulu nous communiquer quelques passages de la correspondance de Peiresc avec Dupuy oià il est parlé du Gascon. Ces extraits ont un tel intérêt, que nous les transcrivons ciaprès avec empressement :
Dupvy à Peiresc, 1S avril I6ST :
Vous m'estonnez grandement de dire que les Opuscula Bellannini ayant esté rognez k la lettre, car c'est le Gascon qui les a maniez et cela de sa vie ne lui arriva. Et crois que ne les avez considérez quand avez escripi. Peut-estre que les marques des rayes d'impression faites pour diriger les relieurs vous auront tait croire que c'estoient des lettres coupées. 11 vous en a reliez qui sont bien esloignez de cela. 11 n'y avoit moyen de les envoyer que pliez ainsy, et ce qui est rognez avec le couteau. L'Eratosthènes n'étoit plié qu'à la main pour ce qui est du travers, et la rognure n'a t'ait aucun tort, et vostre relieur n'aura que faire de repasser sur la pierre des livres du Gascon, car il est assez scrupuleux. Si les livres qu'on envoj-e en paquets ne sont battus, ils seroient trop gros et seroient rebutez à la poste.
Peiresc d Dupuy, 6 mai I6i7 :
Puisque le Gascon ne veult pas croire que les Opuscules de Bellarraini fussent atteint; à la lettre, je me suis résolu de vous en envoyer un cahier cy-joint. où il pourra voir si j'avois la besveûe quand je l'escrivois, les autres ne le sont pas tant que celuy-là, mais il y en a plusieurs bien gauchis ou inégalement roignez, car pour la pleieure, elle en
estoit prou justement faicte. Et quoy qu'il en soit nous ne laisrons pas de nous en servir, Dieu aydant. et pour ceteffect vous me pourrez renvoyer ce cahier aprez le luy avoir monstre, afin qu'au moins nue autre fo3s. il y prajne garde de plus prez ; etcertamement il est tousjours dangereux de roigner un livre qui ne soit cousu, car cela glisse facilement, principalement aprez estre battus. J'aymerois mieux qu'on se contentast en cas pareil de fendre les feuilles avec le pleyoir et envoyer le tout battu, sans roigner ne avec coutteau ne avec avec autre iustrument. La différence du poids pour les roigneures n'importe rien du tout à la voicture par la voye que nous tenons.
Peiresc à Dupuy, Il juillet I6S7 Pour les livrets de Bellarmin, il n'y a pas de danger que le Gascon ayt veu qu'il avoit laissé glisser les livres en les rognant, afin qu'il ne s'opiniastre plus à en envoyer de la sorte. Il a esté à propos de remplacer celu3' qu'il vous a pieu me faire envoyer; pour les autres, il n'importe pas, car ils ne sont pas si mal qu'estoit celuy-là, et ce ne sont pas livres où l'on affecte la marge, parce qu'il n'y escheoit pas des notes à taire, au contraire, pour les rendre plus portatifs, on effecte d'en diminuer les marges tant qu'on peult, comme des bréviaires.
On devait croire, par une lettre de Malherbe du 28 octobre 1609 annonçant à Peiresc qu'il lui avait trouvé un jeune relieur « dont la suffisance ne lui étoit pas suspecte à faute de barbe » {voy. Provençal).
que le célèbre amateur avait un relieur chez lui : ce qu'on vient de lire confirme le fait, et nous apprend encore que c'est le Gascon qui pliait les feuilles et préparait pour la reliure les ouvrages que Dupuy était chargé d'expédier de Paris en Provence. En 1633, le relieur que Peireisc avait alors à son service et qui y était peut-être déjà dés 1627, devait être un nommé Corberan?
(Voy. ce nom.) Le passage de la lettre qui suit est encore plus affirmatif à l'égard de cet emploi exercé pour le propre couipte et au domicile même du bibliophile d'Aix.
Il s'agit ici d'un exemplaiie du TertuUien de Rigault destiné par Peiresc à un cardinal en Italie, et
GASGO.N.
auquel manquait une épitiv liminaire ajoutée après coup, que Dupuy venait de lui adresser.
l'eiresc n Dupuy, 19 février 16i9:
... Maintenant nous verrons si mon relieur auroit le courage de l'insérer (lY'pistre liminaire) dans le volume de la relieure du Gascon asse? proprement, puisque ledit Gascon se faisoit fort d'en venir à bout. Sinon au pix aller, je ferai achever de relier l'exemplaire que j'en avois eu an commencement avec ladicte épistre en son lieu, et le feroi couvrir sinon de ce beau cuir marbré, au moings du vray raarroquin du Levant ou du sagrin (chagrin) de Perse, avec la plus propre doreure que mon homme y scjaura faire, dont je veux croire qu'il s'acquittera auculnement bien, si ce n'est pour la tranche, où il ne sçauroit taire la couche marbrëe.
D'autre part, François-Auguste de Tliou, celui qui fut décapité à Lyon en 1042, écrivait d'Alexandrie, à la date du 2o février 1629, à Pierre Dupuy :
J'a3' acheté trois ou quatre arabiques, entre lesquels il y a une Bible assez ancienne et un Alcoran des plus beaux qui soient dans tout le Levant. Il me coûte près de vingt écus, et celuy qui me l'a fait avoir, qui est un Turc écrivain de M. le Consul et personne afiîdée. m'a assuré qu'il en valoit plus de soixante, et que c'est un des plus corrects et mieux écrits qu'il ait jamais vus. Il est un peu vieux; mais tel qu'il est, la reliure vous plaira, et je m'assure que Le Gascon s'étudiera d'imiter la dorure '.
Il s'ensuit de ce qui précède, soit de la peau de maroquin et de la basane fournies à notre relieur par la Confrérie pour son missel, des petits fers dont il ornait ce volume, des plaintes de Peiresc portant sur la rognure « gauchie ou inégale », des feuilles qu'il préparait pour être reliées à Aix, et enfin de l'assurance qu'avait de Thou qu'il saurait imiter la dorure de son Arabique, que le Gascon exerçait les deu.\ professions de relieur et de doreur.
Ce point, basé sur des preuves indiscutables, étant définitivement établi, nous allons examiner ce