CHAPITRE II
s DU TIERS-ORDRE DE L'ALMA
A Courievoie, près Paris, du catéchisme des enfants des écoles laïques.
des écoles iMques ont une âme (i). Celle bscurcie dans la lutte à outrance livrée entre
congréganistes. Les pauvres enfants, qui nais, ont singulièrement pâti dans la mêlée, les grandes villes, par centaines de mille. 1 au moins, toute une génération a été élevée e mal eût été bien atténué, si partout on es œuvres pour catéchiser les enfants des
:s Tertiaires était tout indiquée pour cette iuses par le cœur, laïques par l'habit, nos ^urbevoie, au risque de passer pour lémé- >ayé de la faire; et, dans des proportions i ont réussi.
eux tertiaires de la Fraternilé de Courberie-Eustellc P*"* et sa sœur, pauvres ouiitre ressource que leur travail, réunissaient ne chambre les petites filles de la première tientôt, la Supérieure de la Fraternité et ertiaires se joignaient à elles; une maison était mise à leur disposition, et S. Ém. le
1 ici, en l'abrégeaDt un peu, le Rapport lu au rs-Ordre de Limoges, 5 mai 1895, P'^r M. i'aiàé : à Courb«TOie, fondateur de TCEuvre, et donnons :nus à Monirouge,
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cardinal archevêque de Paris daignait leur accorder une chapelle et la faveur de la sainte Réserve.
L'œuvre était dès lors fondée, et les plus consolants résultats allaient couronner le zèle de nos Tertiaires.
Depuis quatorze ans, en effet, elles ont eu la consolation de présenter chaque année trente à quarante petites filles des écolçs laïques à la. première communion ; au total, environ six cents.
Bon nombre de ces enfants fréquentent T œuvre plusieurs années avant leur première communion, et toutes au moins pendant les deux ans qui la précèdent ; ce qui donne annuellement un chiffre de deux cents présences à Tœuvre chaque semaine. Donc, toute une population enfantine, disciplinée et instruite dans la piété et la religion par les Tertiaires ; tous les soirs, après la classe, les enfants viennent dans la maison du Tiers-Ordre apprendre la lettre du catéchisme ; elles y sont reçues le jeudi et le dimanche, et une des Tertiaires leur fait un cours d'histoire sainte et les prépare aux examens d'instruction religieuse de l'archevêché.
Les Tertiaires conduisent et surveillent toutes ces enfants des écoles laïques aux offices et aux catéchismes de la paroisse. Enfin, pendant toute la retraite préparatoire à la première communion, elles les gardent, sauf la nuit, dans la maison du Tiers-Ordre, les faisant prier, chanter de pieux cantiques, et préparent dignement leur cœur à la réception de Celui qui a dit : Laisses venir à moi les petits enfants.
Cette œuvre des catéchismes entraînait naturellement après elle la fondation d'un patronage ; les Tertiaires s'y sont également dévouées, et Dieu a daigné bénir leurs efforts.
Le jeudi, le dimanche et les jours de fête, le patronage est ouvert de i heure à 7 heures du soir, et une centaine de jeunes filles y viennent respirer une atmosphère de simplicité, de piété et de joie toute franciscaine.
Pour la piété, les moyens d'action sont la confession et la communion très fréquentes ; on ne voit persévérer que
I filles gui ont pris ces moyens, La plupart ■s communient tous les dimanches ; ua bon er vendredi du mois ; quelques-unes plula semaine. II y a aussi ta communion S par deux membres du patronage et désile par une zélatrice.
;ations groupent les meilleures .enfants : m de Sainte- Philomène, avant la première c réunion de piété hebdomadaire faite par ■e directrice du patronage ; 2° la congréts-Anges pour les jeunes persévérantes; agrégation des Enfants de Marie réunit :s filles, parmi lesquelles on choisit quelou des Cordigères.
.nches, le R. Père Directeur de la Fraterage vient visiter T œuvre, s'intéresser aux aux réunions diverses, soit des congréga- )mité d'action sociale catholique.
iccupe des difi'érentes œuvres de piété ou ur dans le patronage : Propagation de la Saint-François de Sales, Apostolat de la de la bonne presse, convocations aux anisalion des pèlerinages, promenades et
raite annuelle, à laquelle sont convoquées i l'œuvre et celles qu'on y voit plus rareraviver chaque année l'esprit de foi et la
déjà, les Sœurs tertiaires de Courbevoie ;s pour établir ailleurs des œuvres analoinque de sujets et de ressources les à obli-
les ont cédé aux instances de M, le curé de Montrouge, à Paris, et elles ont accepté 'œuvre des catéchismes et du patronage aïqués de la paroisse.
apliqué, pendant deux ans seulement, les s et poursuivant le même but qu'à Cour-
èevote, voicî les résultats magaifiques obtenus à Monirouge à l'heure actuelle.
Cinq cents jeunes filles fréquentent l'œuvre : 50 pour la persévérance, 150 pour la première commuuion, 150 pour la deuxième, et 100 petites filles au-dessous de neuf ans.
Toutes ces enfants assistent à la messe dans la grande salle de l'œuvre, qui a été bâtie par M, le curé, à côté de son presbytère. — Dans l'après-midi du dimanche, il y a encore au patronage une moyenne de 180 enfants et jeunes filles. .
N'est-ce pas un résultat merveilleux réalisé par une œuvre qui répond à un des besoins les plus pressants de notre époque?
Nous souhaitons vivement aux Sœurs du Tiers-Ordre de Courbevoie de s'accroître de jour en jour et de s'établir partout où il y a des enfants des écoles laïques à catéchiser : c'est vraiment une œuvre opportune et nécessaire.