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CHAPITRE III

:iSCAINBS GARDES -UAL AD BS DES PAUVRES

ement pour !a colonie auvergnate de Paris. ntire à Paris, rue de la Raquette, 41,

îeu souffle où il veut, et au moment opporœuvres utiles au salut de tous ou de plu-

jt inspiré à la Révérende Mère Marie-Jocouvent des Franciscaines de la Devèze, bien spirituel et matériel de ses nombreux iblis à Paris.

ibîen les rudes fils de l'Auvergne quittent is pauvres montagnes, pour émigrer à Paent pour la plupart le métier de marchands larbon. Si quelques-uns trouvent Fortune, onnaissent jamais cette déesse qui a une iir sceptre, et presque tous vivent dans la le. Préoccupés par les affaires, subissant iiîeu corrompu et corrupteur de la capitale, irs devoirs religieux, eu se disant ; * Plus jrai fait ma pelote, quand je reviendrai au li au bon Dieu. > Mais combien ne revoient du village, combien meurent sans sacrc-

o Auvergnats sont établis sur les paroisses ; et Sainte-Mai^uerite, au XI° arrondisseies misères de ses compatriotes, M. l'abbé i. celte paroisse, se concerta avec la Révéie-Joseph pour fonder une communauté de

Saurs gardes-malades, spécialement destinées à assister les Auvergnats atteints par !a maladie, les soigner, les guérir, ou du moins les préparer à bien mourir.

Telle est l'origine des Sœurs de la Roquette, actuellement au nombre de soixante-dix.

Elles possèdent maintenant huit maisons, presque toutes à Paris ou aux environs :

Paris, rue de la Roquette, 4.1, maison-mère et noviciat;

Paris, nieCondé, 13;

Neuilly, près Paris, passage d'Orléans, 3 ;

Sainie-Geneoiève de la Plaine., en Saint-Denis, près Paris, avenue de Paris, 88 ;

Boulogne, près Paris, Grande-Rue, 5;

Issy, près Paris, rue de la Barre, 13 ;

Montfermeil, près du Raincy (Oise), maison pour les Sœurs convalescentes ;

Neuvéglise, près Saint-Flour (Cantal),

Les religieuses gardes- malades ont déjà assisté des milliers de moribonds ; à de très rares exceptions, tous sont morts après avoir reçu les sacrements avec des sentiments chrétiens, parfois admirables. Que de touchantes conversions dentelles ont été les témoins attendries ! En face de la mort,' la foi renaît dans le cœur des religieux Arvemes, ils veulent que ^le Dieu de leur berceau soit aussi le Dieu de leur tombe. Les Franciscaines de la Roquette sont les messagères de la paix et les anges de la bonne roort.

Afin de pénétrer plus facilement dans toutes les maisons et dans tous les quartiers de Paris, elles portent un costume moitié religieux, moitié séculier : robe noire avec pli formant scapulaire, corde noire, crucifix sur la poitrine, voile noir adapté à un chapeau ou bonnet noir.

Tout en s'occupanl particulièrement des Auvergnats, les religieuses assistent aussi les autres malades qui les réclament. Elles suivent la Règle de Léon X et ont Tapprobation épiscopale. M. le chanoine Monlezun, officiai de l'archevêché, est actuellement leur Supérieur ecclésiasti-

que. Ls^ Mère fondatrice vit encore. M. l'abbé Estieu est mort, en 1894, dans sa famille, à Murât.

Ce sont leR. P. Arsène et le R. P. Alphonse, capucins, qui ont fait affilier la nouvelle Société à l'Ordre de Saint- François et qui la dirigent dans la voie de la perfection religieuse et franciscaine.

, Nous souhaitons à cette excellente communauté vie et prospérité.

NOTA. — Congrégations de Sœurs Franciscaines possédant DES SUCCURSALES A PARIS, SANS Y AVOIR LEUR MAISON-MÈRE.

1. Les Franciscaines de Calais desservent l'hôpital Saint-François, 36, boulevard Saint-Marcel.

Il contient quarante lits et est établi dans les meilleures conditions de salubrité et d'hygiène dans un très bel hôtel, brillant de propreté. Les femmes atteintes de maladies aiguës y sont admises moyennant une faible rétribution, si elles peuvent payer, et gratuitement si elles sont indigentes. Une chirurgie pour les petits garçons est adjointe à rhôpital, et un dentiste donne ses soins gratuits aux personnes du dehors. Cette œuvre, due à la charité d'une Tertiaire, fait le plus grand bien aux corps et aux âmes : là on se prépare chrétiennement à la mort, quand on ne peut y retrouver la santé,

2. Les Fra7iciscaines de V Immaculée-Conceptiony de Lons-le-Saulnier, ont, rue de la Santé, 57, l'œuvre des petites mendiantes, un asile pour les petites filles vagabondes et délaissées ; quarante enfants.

Dans le gouffre de la capitale, il y a des misères horri- . blés. Que de pères avilis par Tivresse ou l'immoralité, que de mères dont la délicatesse s'est évanouie au contact de la fange ! Leurs enfants s'étiolent au physique et au moral, errent à l'aventure, guettés par le vice. Que de pauvres et innocentes victimes ! Le bien accompli par les Franciscai-

LES RELIGIEUSES FRANCISCAINES lO.-?

aes de la rue de la Saoté est immense. Le local laisse encore à désirer, mais les ressources augmentent, et bientôt l'œuvre sera des plus florissantes.

3. Les Franciscaines missionnaires de Marte ont deux -maisons : à Vanves, près Paris, route de Clamart, 16, où se trouve une importante imprimerie, et impasse Reille, 7, ■i Paris, près du parc Montsouris {i). Cette maison est le centre de beaucoup d'œuvres. Les Sœurs ont acquis dans le quartier une très grande influence.

4. Les Franciscaines Oblates du Sacré-Cceur, de Chanlenay, ptfès Nantes, ont rue de Sèvres, 157, une maison pour dames pensionnaires ; les Sœurs vont soigner les malades à domicile.

5. £^s Franciscaines de Parpeville, rue Vaneau, 39 : Sœurs gardes- malades,

6. Les Franciscaines du Siw/-f7iE«/', des Buers- Villeurbanne, près Lyon, rue Servandoni, 7 : gardes- malades. Autre maison à Saint-Mandé, près Paris.

-7. Les Franciscaines de Noire-Dame de ia Compassion, de la Devèze, rue de Varenne, 14 : pied-à-terre pour les Sœurs quêteuses ou de passage à Paris, et Sœurs gardesmalades.

%. Les Pauvres Saiurs franciscaines de Jésus, de Saini- Soriin, près Lyon, 16, rue Tournefort : pied-à-terre pour les Sœurs quêteuses,

1. Sigoalons ici une congrégation de Sceurs Franciscaines dites de rimmaeitise- Concept ion foadée en 1855 par irois pieuses veuves et avec le concours de M. l'abbé Lecellier, veuf lui aussi, curé de Saint-Pierre du Petit-Montrouge. Ces Sœurs, divisées en înlemes, externes ei agrégées, dirigeaient auprès de la chapelle de secours, quartier Monfsouris, 27, rue de la Voie-Verte, Paris, i;n orphelinat, deui patronages, des écoles, etc. A la mort de M. de Geslin, arcfaîprëcre de Notre-Dame, les ressources étant venues à manquer, S. Ém. le cardinal Guiberl pria les Sceurs d'entrer dans une autre congrégation. Le 15 octobre 1S81, la plupart des religieuses, qui étaient au nombre de vingt, entrèrent cbez les Sœurs de Saint-Joseph de Cluny qui ont repris leur maison et leurs œuvres. Une des co-fondatcices. Sœur Saint -François, vit encore et habite la maison qu'ont ces religieuses, rue Mécham, 21, Paris.

9. Les Franciscaines servantes de Jésus y de Seillon, 16, rue de la Grange-Batelière : pied-à-terre pour les Sœurs quêteuses.

10. Les Franciscaines de Notre-Dame du Calvaire y de Grèzes, à Châtillon, près Paris, rue de Bagneux, 12 : oeuvre des orphelinats agricoles pour les petits garçons, actuellement au nombre de plus de cent. Laiterie importante : plus de quatre cents litres de lait à vendre chaque jour.

1 1 . Les Franciscaines de Sainte- Elisabeth y de Vienne : rue Gauthey, 49, crèche pourVingt petits enfants*

Pour les Franciscaines de V Adoration réparatrice, Paris, et celles de Malakoff, près Paris, voir chap. xi.

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