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LES SŒURS FRANCISCAINES DE CALAIS

Congrégation easeignante et hospitalière.

Maison-mère à Calais, (.«.5-.8S5,

I. Origiae de l'institut, ses fondateurs. — II. Son extension, ses maisons et ses œuvres. — III. Son esprit.

La congrégation des Sœurs franciscaines de Calais est une des plus anciennes, des plus nombreuses et des mieux organisées parmi celles de la France. Dans sa forme actuelle, elle date de 1855.

Dès leur origine, les religieuses du Tiers-Ordre furent très répandues dans le nord de la France ; le territoire du diocèse d'Arras en était véritablement peuplé. Après la Révolution, six de ces maisons se reconstituèrent au commencement de ce siècle ; une septième se forma avec les Sœurs des maisons non rétablies, auxquelles on confia le grand hôpital de Calais.

En 1852, cette dernière communauté eut avec les PP. Capucins quelques relations, et le R. P. Laurent d'Aoste, alors Provincial, lui donna des lettres d'affiliation à l'Ordre de Saint-Fran<;ois.

Mais, jusqu'alors, ces diverses maisons étaient indépendantes les unes des autres, sans relations entre elles, et sans force par conséquent. Les Sœurs ne faisaient que peu de bien, et, ne se recrutant qu'avec peine, elles voyaient avec terreur arriver le moment où elles devraient céder

la place à des inslitutioos plus jeunes et plus unies.

La Providence remédia à cet état disolement et de faiblesse en suscitant un homme sage et prudent et deux religieuses éminenles, capables d'unir les diverses communautés et d'organiser les éléments d'une congrégation fervente. Dieu se servit à cet effet de Vabbé Duckenne, de Mère Louise et de Mère Sc&olasiiquf des Anges. C'est à ces trois personnes qu'appartient l'honneur d'avoir fondé la congrégation des Franciscaines de Calais.

M. l'abbé Duchenne, né en 1813 à Boulogne-sur-Mer, appartenait à une honorable famille d'armateurs : son père avait étii fait chevalier delà Légion d'honneur à la première promotion de l'Ordre, au célèbre camp de Boulogne. Jeune encore, il se seotii appelé à la vocation ecclésiastique ; le II mars 1837, il était ordonné prêire à Arras et envoyé immédiatement comme aumônier à l'hospice général de Saint-Omer. Il n'y resta que trois ans. En J840, il devint aumônier de l'hospice civil de Calais, dirigé par les religieuses franciscaines. La supérieure, Mère Louise, femme intelligente et dévouée, Boulonnaise elle aussi, vît arriver avec bonheur un prêtre dont le cœur était aussi grand que le sien. Ih se mirent à l'œuvre avec une sainte émulation et travaillèrent avec courage à améliorer le sort des malades, des orphelins et des enfants abandonnés. L'abbé Duchenne surtout ne ménageait au service des pauvres ni ses sueurs, ni sa fortune, et en peu de temps il avait acquis sur la population le prestige d'un Vincent de Paul.

La pensée de réunir les diverses maisons de Sœurs franciscaines pour en former un seul corps et les rattacher plus intimement à l'Ordre franciscain, naquit dans son esprit et dans son coeur, 11 résolut de la réaliser, de concert avec la Mère Louise, avec l'approbation de i'évêque du diocèse, Mgr Parisis, qui souhaitait vivement, lui aussi, une semblable fusion. Elle s'opéra en 1S55, niais non sans oppositions. Or, c'était sur l'abbé Duchenne que tombaient les traits de l'envie et toutes les détraciions, auxquelles il ne répondait que par son silence et sa persévérance à leiiir ses filles à l'abri des coups qu'il voulait seul recevoir.

De telles épreuves étaient le présage de la future prospérité de la congrégation.

Pour que la divergence des éducations ne fit pas obstacle à la fusion des cœurs et des volontés, iin noviciat uni-

Révérende Mère Scholastique des A.nciss.

que s'imposait. Il fut placé dans une petite maison voisine de l'hospice de Calais, et soumis, par la volonté de Mgr Parisis, à la direction spirituelle de l'abbé Duchenne. La Mère Louise fut nommée première Supérieure générale, etlaMèreScholastique maîtresse desuovices(.^omars 1855). A cette œuvre d'union et de formation , le directeur appor-

Io8 LES RELIGIEUSES FRANCISCAINES

tait son grand cœur et sa foi ardente, la Mère générale son expérience des choses religieuses et son autorité incontestée. Quant à la maîtresse des novices, tout en obéissant avec amour, elle était la cheville ouvrière de Tinstitution : c'était elle qui dirigeait tout.

Mère Scholastique des Anges, dans le monde Caroline Morbu, née en 1829 au Cateau-Cambrésis, avait pris l'habit en 1847 au monastère des Franciscaines de Montreuilsur-Mer. A l'époque de la fusion, c'était une jeune religieuse de vingt-sept ans, qui déjà se recommandait par de grandes vertus, une maturité précoce, une intelligence remarquable, et surtout par un véritable génie administratif. Elle devait être Tceil et la main des Supérieures générales successives, jusqu'au moment où son âge permit son élévation à cette dignité, en 1872. Après avoir formé ses élèves, elle savait les suivre partout où l'obéissance les envoyait, et inspirer aux anciennes une sainte jalousie de conserver pur, dans les jeunes vierges qu'on leur associait, l'esprit dont elles avaient été imbues (i).

La maison du noviciat était petite et pauvre, mais les novices abondaient, le petit Bethléem fut bientôt rempli. M. Duchenne acheta un vieil hôtel à Calais et y transporta la pieuse famille en 1856. Il s'y établit lui-même et se consacra tout entier à ce grand travail de la formation religieuse, y mettant non seulement son esprit et son cœur, mais ce qui lui restait de fortune et de force.

Bientôt les vides creusés par la mort dans les rangs des anciennes communautés furent comblés par les jeunes religieuses, et il fut possible de fonder de nouvelles maisons. Depuis lors, presque chaque année vit de nouveaux essaims partir de la maison-mère de Calais pour aller porter au loin les œuvres et les traditions franciscaines. De nouvelles

I. Elle mourut en 1886. Voici quelques-unes de ses paroles favorites : Dieu seul et c*est assea! — L'amour de Dieu n'est j amais oisif, — L'amour rend léger ce qui est lourd, il change en douceur toute amertume, — Fuyez les créatures si vous voulez avoir de l'empire sur elles, — Fuyez, gardez le silence et de^ meurez en paix.

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Sœurs, amies de l'union qui fait la force, demand: être affiliées à la congrégation.

Il existait à Langeac, au diocèse du Puy, une léunioD de filles établie depuis environ deus aîèc un Père Capucin de Saint-Flour. Elles suivaient la du Tiers-Ordre séculier et vivaient en communa produit de leurs travaux. Le lien qui les unissait pas assez consistant au gré de leurs désirs ; elles asf à une vie à la fois plus stricte à l'intérieur et plus coi aux bonnes œuvres à l'extérieur. L'évêque du Puy R. P. Dominique, alors Provincial des PP. Capuc s'intéresser à elles. Celui-ci fit accepter à ces exce filles la Règle du Tiers-Ordre régulier, imprima q cohésion à leur petite société et la remplit de joie t aant le saint habita dix jeunes personuesde bonne i le lôjuillct 1861.

Il ouvrit ensuite des négociations pour leur faire la fusion avec les Franciscaines de Calais qui les i rent avec charité en 1862. Une communauté de reli toutes formées se transporta de Calais à Langea plupart des membres de celle de Langeac se rendire empressement au noviciat de Calais. Depuis lors, auparavant, les Sœurs reçoivent et élèveut déjeunes lines et se livrent gratuitement aux soins des mal, la ville.

Plus que jamais, le R. P. Dominique se dévoua ment à la prospérité des Franciscaines. En 1866, il puta un religieux pour aider le P. Duchenne et le rieures à la rédaction des Constitutions, Puis, en prit le chemin de Rome, accompagné du P. Duché la Mère Françoise, alors supérieure générale (i8â. et de Mère Scholastique,

II obtenait pour l'institut un décret d'éloge qt cbait au Saint-Siège; quelques années plus tard, ( un décret solennel l'approuvait d'une manière dé lui donnait une existence canonique et sa plat

l'Église. £n même temps les Constitutions étaient

vées pour sept ans et admises à une épreuve qui 1

iécration définitive. Enfin, pour mettre le aveillaace, le Saint-Siège donna à la conirdiaal protecteur chargé de prendre ses protéger en Cour romaine.

ine fut nommé camérîer secret de Sa Saineo témoignage de l'estime que la sainte s ^ervices rendus par ce grand homme de

equette, évèque d'Arras, qui en toutes ces iporté la part de dévouement commandée

plus encore par sa bienveillance, courone suite de bénédictions par la marque la

son affection pour les Sœurs et leur véir : le 12 mars 1878, à l'issue de leur cha- 1 leur présence, il recevait des mains du labit du Tiers-Ordre.

les, affermies et organisées, les Francispouvaient se répandre au dehors et même nger. Une circonstance particulière les 'ortugal. Leur première maison fut fondée cèse de Coïmbre {1875), puis elles achetèue propriété des Agoas-Ferreas, à Porto, le noviciat en 1878. Actuellement les Fran- !ses, au nombre d'environ deux cent cinflorissantes dans le pays de saint Antoine. i établissements suivants : la maison-mère, :as de Porto à laquelle est annexée une par une soixantaine d'enfants; l'école de imprenant environ soixante-dix pensiones externes; l'école de Buonfin, environ its des deux sexes et quelques pensione la Alegria, environ trois cents enfants ; iception, avec tm grand nombre d'élèves nés ; à Grijo, diocèse de Porto, une école IX cents élèves des deux sexes ; de même

L1GIEUSE5

: S. S. Léon XIII, à Berbera, et enfin ■rar, aux pays Gallas.

lions à l'étranger n'empêchaient pas les ier en France. Signalons les maisons Laurent- en-Roy ans, de Berck-sur-Mcr, le Paris.

:-Dôme), a été fondé un asile pour les icurables, non loin de l'établissement ancienne usine. Pendant la durée de , les malades pauvres y sont admis ivent y bénéficier de l'avantage des fortunés sont habituellement seub à

,e sourds-muets, garçons et filles, est rent-en-Royans : admission à huit ans, 3 francs par an et trousseau si possible, es, agriculture pour les garçons.

"-, il y a un asile maritime pour les

sexes, et un hôpital pour les enfants les auxquels le séjour sur les bords de idé. D'abord placé sous l'administration iique et la direction des Franciscaines

cet hospice a été laïcisé au mois de lis une œuvre libre l'a remplacé aus- ,'hôpital Cazin-Perrochaud. Elle reçoit nfants.

)ar Dol-de-Bretagne, possède aussi une ur les garçons et les filles. Une autre ive â Cherraeis, au bord de la mer, sur

où les enfants qui en ont besoin sont re des bains de mer. Les enfants délicats Çoivent tous les soins nécessaires dans :. La pension est de i franc par jour, nciscaines de Calais ont fondé un hôs pour les femmes atteintes de maladies rd Saint-Marcel).

ourutle 14 janvier i88r ; l'institut compi et plus de cinq cents reli-

LES RELIGIEUSES FKANCISCAINB

gieuses. Il était affermi, approuvé par le S connu par l'État (1854) {1).

Pour compléter et résumer à la fois cette nous allons donner la liste des maisons de la en indiquant les œuvres qui s'y accompUss» ces œuvres, ce sera faire l'éloge du dévouen: des Franciscaines de Calais,

Dans le diocèse d'Arras :

A Calais, maison-mère, noviciat, asile de la Conférence de Saint- Vincent de Paul, soi à domicile.

Calais, hospice civil, orpbelinai.

Arras, gardes- malades.

Aire-sur-la- Lys, hôpital civil et i militaire, orphelinat, gardes-mala- I des. — Aulre maison, hospice de I vieillards. *

.Béihune, hôpital civil et mili- ' taire, gardes-malades.

Letis-en-Artois, hospice, hôpital, w ouvroir, gardes- malades, visite des pauvres et des malades. — Aulre maison, i pensionnat.

Sainl-Omer, hospice Saint-Jean, vieilla sexes.

Saint-Omer , gardes-malades.

Vitr y-en- Artois, écoles et asile commnna asiles libres, petit pensionnat.

1. \o\i AnnaUs FratKiseaimes, «ïtit 1881, juin linaire), octobre 1886, etc. — La première partie est eslraîle de divers articles publiés par les PP la revoe du Tiers-Ordre dirigée par eux, intitulée : ciscainês, et éditée chez M. Poussielgue, 15, rue C meM '• 3 francs par ao. — Nous avons agi de même sur les Franciscaines de Troyes, de Bourboutei f nier, de LyoD-Montplaisir, d'Angers, de Chantr Sauveur et de Montpellier, plus spécialement c Pères, TOutaol garder toute fraternelle impartialité de droit le mérite des renaelgnemeots.

LES REL.IGIEUSES

classes libres,

r-Mêr, hôpital d'enfants malades libre.

»le maritime des vieillards.

l-sur-Temoise, orphelinat de filles, admission

3uze ans, 240 francs par an ; soins des malades à

■la-Lys, hospice de vieillards des deux sexes. , école communale, asile libre.

irdres, écoles libres.

-■ques, écoles, asile, visite des malades, ouvroir. lospice, gardes- malades, classes et asile libres, visite des malades. Zaytux, école, iospice, orphelinat, visite des pauvres et des

Arlois, classes, asile, petit pensionnat, ouvroir.

hospice de vieillards, classes et asile,

, hospice, classes, asile. ,

;ardes- malades.

lospice,

Artois, hospice.

hospice, asile libre, orphelinat, ouvroir.

rphelioat de filles, visite des malades pauvres.

'Haute -Loire), orphelinat, gardes-malades.

ly-de-Dôme), hospice d'incurables,

'éiagne (Il le -et- Vilaine) , classes, gardes-ma-

iomme), orphelinat, gardes-malades, es Lyon (Rhône), orphelinat de filles, admisà douze ans, 20 francs par an, ■.ureni-en-Royans (Drôme), providence de s des deux sexes, orphelines, rmain-en-Laye (Seîne-el-Oise), orphelines, des, maison de retraite, pensionnaires dames, p (Seine- et-Oise), rue de Maurepas, 31, soin i à domicile, des pauvres, maison de retraite ;s et femmes.

(Sarthe), hospice, école et asile.

S et demie, et après l'action de grâces, le petit ler à midi, le souper à 7 iieures. Pendant le îndent avec attention la lecture et prennent foi ce qui est servi, se souvenant de la pa- ?aul : • Soit que vous mangiez, soit que ait que vous fassiez une autre action, faites lire de Dieu. > Après le dîner et le souper, nt du réfectoire au chœur en récitant les es et font la visite au Saint Sacrement, raines ont l'abstinence les mercredis, venlis toute l'année; le jeûne tous les vendrede l'Avent, sans oublier le carême de es Sœurs à qui leur santé ou leurs occnpaettent pas de jeûner en sont dispensées e elle-même.

mt une demi-heure d'oraison le matin et le vre l'exemple de saint François, une des îe fait ordinairement sur la Passion de No- 'après le livre intitulé : Pensées et affecHons

de Nôtre-Seigneur Jésus-Ckrist, par le 'ie de Bergame. — Les dimanches, aux Seigneur et de la sainte Vierge, l'Avent, le Lps pascal, aux fêtes des apôtres, du Sacré- ■Iques autres particulières, on fait l'oraison s sujets tirés du livre intitulé : Méditations ''ours de l'année, selon la méthode de saint ■fie et les mystères de Noire-Seigneur Jésus- ^e des religieuses, par l'abbé de Brandi. nt après l'oraison vient l'office de la

auquel on ajoute la commémoraison des re de Saint-François d'après le bréviaire et Capucins de la Province de France, articulier a lieu avant le dîner, et l'examen

de la journée; l'exercice du chapitre, des 1 discipline tous les vendredis.

Franciscaines est, ainsi que le disent les un esprit de renoncement, de foi, d'obéisil et de fidélité à la Règle.

LES RELIGIEUSES FKAMCISCAIMES

Une rel^îeuse franciscaine, est-il écrit, est i Dieu, séparée du monde et consacrée au ser pour reproduire la vie de Notre- Seigneur el cor œuvre. Elle a écouté la voix du bon Maître, el son pays, sa fomille, le monde, qu'elle se garde de regretter ce qu'elle a laissé. Le monde doit pour elle, et elle doit être morte au monde. El] produire la vie de son divin Modèle. La perfe» pas autre chose que la ressemblance avec Jési gieuse franciscaine, fille de saint François qui a parfaite copie de Notre- Seigneur, doit s'y app que tout autre. Il lui faudra pour cela se renoue à elle-même tous les jours, faire disparaître 1 reste en elle de la vie sensuelle, et même de 1< relie, pour ne laisser subsister que la vie surna divine. Avec cela, elle pourra continuer l'œuvrt Christ, c'esl-?-dire, intérieurement se sanctifier < extérieurement travailler à sancdfier les âmes les œuvres de charité et de zèle auxquelles quera, et ainsi glorifier Dieu sur la terre pour t de le glorifier dans l'éternité.

C'est vers ce but que doivent être dirigées pensées, et c'est pour obtenir ce résultat que soi toutes les observances de la vie religieuse à l'ii couvent.

La foi sumaturalise tout, montre Dieu préseï voyant tout, conduisant toutes choses ; elle mon Sdgneur dans son Église, dans les prêtres, daui ont l'autorité. On n'agit plus ni par intérêt, ni [ ni par amour égoïste, mais pour un motif surnat

Un autre caractère de l'institut, c'est l'obéiss doit être avant tout surnaturelle, la Supérieure place de Dieu et parlant en son nom ; universel! toute la vie, et s'étendant à toutes celles qui on mains une pordon quelconque de l'autorité, et t brassant tous les actes. Elle doit être prompte et tatioQ, joyeuse et cordiale, ne permettant ni une don, ni une critique. Les Supérieures peuvent e:

'jtnnoy, école communale et asile.

Nord), école et asile Wbtt.

firon cent religieuses dans ces cinç établisse-

r costume coDsiste en une robe, voile et scapu-

uleur notre, en une corde de laine blanche;

e elles ont une guimpe blanche et un bandeau

jusqu'aux sourcils.

irs ont. été autorisées par le Gouvernement le

4; eu 1870, elles obtinrent une décoration pour

;ment à soigner les soldats malades et les blés-

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