I. Origine et but de la congpTégfalioo. — II
extraordinaire : M. l'abbé Béraad
Tout le monde connaît rimportance des n cesu et (je Blanzy, et la richesse du bassin h< r^ioQ de la Saône-et-Loire. Le nom des les deux industriels de ce pays, est égalemc la France entière, M. Jules Chagol fut direc tallerie de Mont-Ceais, des établissements des houillères de Blanzy. Chrétiep convaint jusqu'à sa mort, arrivée en 1877, de se l'amélioration morale et matérielle de ses vriers. Son neveu et successeur. M, Léonce nua et développa les mines de Planzy ; il fu et l'apôtre de ses cinq mille ouvriers, auxi de sacrifices pécuniaires considérables, il pro avantages matériels. Connaissant le prix des pliqua avec ardeur à les régénérer. Pouratu il appelait des ouvriers apostoliques pour les maximes de l'Évangile, et il fondait de les maintenir dans la bonm iwiers évangéliques, le plu:
,e Blan^y, l'ami Ôdèle, le ce
, fut un zélé tertiaire de Saint-François,
îsi capable que dévoué fit un bien immense :gion.
catastrophes qui arrivent si souvent dans les igent dans le deuil des familles entières et les instants, de nombreux orphelins, il résoss orphelinats de garçons et de filles, auï anzy, à Méplier et à Montferroux. 11 appela ans cette œuvre de bienfaisance quelques Duées. Celles-ci mirent au service du fondabonne volonté. Mais elles comprirent bîen- ;, pour mieux réussir, faire l'apprentissage :rifice, suivre une direction et une règle, en asser l'état religieux. Sur le conseil de
d'Autun, l'abbé Béraud s'adressa aux ins Récollets, qui venaient d'arriver à Mâ-
se rendit au Méplier, en 1860, pour 7 étairdre séculier et donner l'habit séraphique
directrices. Dès lors, la congrégation nais- 1 de prospérer et de grandir, et les Pères e prêter leur concours à la consolidation de ;ux établi au Méplier et à Montferroux, :869, le P. Raymond, alors supérieur, reçut ■rofessions; mais ce ne fut que le 22 mars 1866 iociété devenue plus nombreuse fut canonie en communauté du Tiers-Ordre régulier le Mgr de Marguerye, évèque d'Autun, qui î fin son vicaire général, Mgr Bouange, protolique. Celui-ci avait élaboré les Constitupprobation épiscopale, et le lendemain les 1rs.
èraud, en fondant une congrégation, n'avait stiuer ses Soeurs à la direction de ses deux ;lles qui seraient de trop iraient dansd'autres >eu d'aimées il envoya dix-sept postulantes ;nses de Saint-Joseph de Cluny et beaucoup
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grand apostolat de la charité auprès de cent pauvres nègres malades. A leur chevet, elle contracta une maladie qui Tobligea de revenir en France.
A peine rétablie, elle fut envoyée à Blanzy comme Supérieure de Técole communale. Là, sa charité et son affection pour les enfants se révélèrent tout entières. Elle forma toute cette jeune population ouvrière à la piété et à la science. L*Académie française reconnaissant son dévouement lui décerna une médaille d* honneur, A ces distinctions humaines la digne religieuse préférait Taffection de ses enfants qui plus tard, devenus à leur tour chefs de famille, étaient heureux et fiers de lui donner le nom de mère qu'elle méritait à plus d*un titre.
Pendant son séjour à Blanzy, elle forma vingt-deux religieuses, dévouées au soin et à la visite, des malades. A Tépoque des troubles de 1848, elle montra un courage égal à sa charité. Mettant la main aux durs labeurs, elle confectionnait elle-même le pain destiné aux pauvres et en faisait la distribution quotidienne.
Mais ce fut spécialement aux asiles du Méplier et de Montferroux qu'elle se dépensa pendant près de vingtcinq ans pour les orphelins et les orphelines et surtout pour les jeunes détenus. Bonne et ferme tout ensemble, Sœur Ambroise sut se faire aimer de tous ceux qui la connurent. Comme religieuse, elle fut un exemple vivant de la Règle, aussi sa mémoire restera en bénédiction dans la congrégation dont elle fut la Supérieure générale. Elle mourut le 22 février 1879 (i).
M. l'abbé Béraud, fondateur de la congrégation des Sœurs du Méplier, mourut au mois d'août 1893, à l'âge de quatre-vingt-sept ans. Ce fut un homme vraiment extraordinaire par ses qualités physiques et morales.
• Tout le monde l'a vu, l'a connu, écrivait au lendemain