‹ Les Religieuses FranciscainesChapitre 38 sur 105 · Voir Annales Franciscaines, novembre · texte numérisé non relu

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2. Voir Semaine religieuse d'Angers, 27 janvier 1889, et Annales Franciscaines, mars 1889.

LES RELIGIEUSEa FRANCISCAINES 197

qu'elle ait pris jamais une décision ou fait une action quelconque qui ne fut pour la gloire de Dieu, le salut des âmes ou la prospérité spirituelle de la maison. » Sa foi vive se maiiifestaU surtout par son amour delà sainte communion,

Révérende Mère Joséphine.

sa persévérance dans la prière, sa confiance dans l'intercession des saints, son profond respect pour les mystères de la religion chrétienne et pour le prêtre qui est sur la terre le représentant de Jésus-Christ. Elle lui faisait voir Jésus lui-même soufEraiit dans la personne des malades : pensée louchante, qu'elle exprimait souvent devant les

Petites SceurSi pour leur donner Tesprit de leur état.

La vénérable fondatrice était très humble ; elle se mettait toujours au dernier rang. Elle rejetait, presque comme une insulte, tout ce qui lui semblait un éloge; et, quand on louait le succès de son œuvre : « A Dieu seul, disait-elle, en revient la gloire. Pauvre, chétive, ignorante, inconnue, que pouvais-je fiaire sans lui ? » Son humilité la portait quelquefois à écrire ses lettres de sa propre main, au Ueu d'avoir recours à la secrétaire qu'on lui avait ^ donnée : elle se disait que le manque absolu d'orthographe et de style, la ferait mieux connaître de ses correspondants et diminuerait la bonne opinion qu'on pouvait avoir à son sujet.

Fille de saint François, elle aimait ardemment la pauvreté, qui avait été la compagne de toute sa vie. Souvent elle disait au Père Supérieur : c Ne travaillons pas pour Targent. Comme pour le séraphique Patriarche, notre pauvreté fera notre force. Avec la crainte de Dieu, la confiance en son aimable Providence et l'amour du prochain, nous serons toujours assez riches. Un morceau de pain, un vêtement de bure, une paillasse nous suffisent. » Elle avait choisi, pour y demeurer, la chambre la plus pauvre et la plus humide de la maison ; il n'est pas téméraire de croire qu'elle y a contracté les douleurs qui l'ont tourmentée à la fin de sa vie et qui, pendaat quelques années, la clouèrent à son fauteuil.

Ses pénitences et mortifications étaient continuelles et sa charité sans bornes. — On voyait tous les lundis une longue file de pauvres se presser à la porte du couvent de la rue Saint- Aignan. Ils venaient y chercher l'aumône, qu'elle leur faisait distribuer avec un amour maternel, sans craindre jamais de s'exposer à manquer elle-même du nécessaire, c Soyez tranquilles, disait-elle : qui donne aux pauvres, prête à Dieu ; et Dieu paie bien ses dettes. » Elle s'inquiétait beaucoup des pauvres que ses religieuses allaient soigner, et leur faisait porter tout ce qui leur était nécessaire. Mais elle se préoccupait surtout des besoins spirituels des infirmes. Gomme sa parole devenait près-

saute, quand elle faisait aux Petites Sœurs ses dations sur ce point l Que si l'un des malades rebelle aux sollicitations de la grlce, la Mèi entrait parfois dans une pieuse indignation, t reuxîEt son âme î Et son éternité?... C'esl l'avengle. Mes Sœurs, prions, prions pour lui 1 ligîeuses restées à la maison, mettaient des cie l'aatel, faisaient le chemin de la croix, s'im dures pénitences ; s! bien que, parmi les mala petit nombre seulement échappa aux pieuses ii son zélé.

Que dire de son tact exquis, de son intelli rieure dans la direction de ses religieuses ? Elle lait toujours avec une grande douceur, les soi leurs difficultés, les tirait d'embarras, les ren le bon chemin. Par son inaltérable dévoueme: affection de tous les instants, et même par s: rite, elle avait conquis tous les cœurs et elle toute sa maison une salutaire influence.

A ces vertus surnaturelles, elle joignait de rf dons naturels : un rare bon sens ; un accueil trayant et aimable; un regard lumineux et c< sant; une conversation, non distinguée ni é\i pleine de finesse et d'enjouement, toute semée pieuses qui occupaient ses journées.

Après une vie constamment dépensée au sen et des pauvres malades, elle vit venir la mort et avec une sérénité parfaite. « Que la volo soit accomplie en toutes choses ! Si tel est son i prête à travailler encore, à souffrir encore pour s Mais le mal s'aggrava; le 13 janvier 1889, so reçut le saint viatique et l'Extrême- Onction un cierge à la main et elle renouvela ses vœux pois, d'une voix éteinte, elle demanda pardoi S^urs qui se pressaient en pleurant autour d lendemain, la crise finale se déclara. On l'ente rer : « Emmenez-moi, mon Dieu !... Mon Diei moi dans votre saint paradis 1 • Ce furent s

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~tS RBLIGIEUSES FRANCISCAINES

éteignit doucement, sans agonie. La Eévééphine était dans la soixante-dixième année la seizième de sa profession religieuse (i).

une telle Mère, les Petites Sœurs de Saint- :quis le véritable esprit séraphique que l'on dans ces deui mots : amour et sacrifice, joyeuses auprès des malades, les soignent nd dévouement, reviennent au couvent dans recueillement.

de la Sarnaine religieuse d'Angers (1SS4.)

ait:

ics jours à Angers, une Petite Sœur garde-

andée par sa Supérieure :

•n enfant, à dix lieues d'ici, un moribond

le veut soigner, tant son mal est horrible,

illerî

an doute, ma Mère.

'il est vraiment répugnant ce moribond.

e n'est qu'une plaie, et son mal est conta-

ecin déclare qu'il y a grand danger pour

jnera. Pourtant il faut quelqu'un.

je suis prête...

me, ma fille, et que Dieu vous conduise! » ssé aussi simplement. Et la Petite Sœur est attrapé le mal, et elle est morte huit jours nteirait hier.

ilésîastique, que je rencontrai au retour de le pouvait s'empêcher de soupirer : « Quelle asieur! Une religieuse de treute-deux ans, fable, prévenante I Quel malheur ! »

i avec tristesse, mais en souriant et en loi : « Ces âmes-là, cher confrère, sont les diae ; tout le monde ne jouit pas de leurs feux.

es PraneiscaîMts, avril 1889.

Bénissons les clartés qu'elles jettent dans i.

Les Petites Soeurs de Saint-Fraoçois sont nombre d'environ deux cents, et possèdent sons, la plupart dans le diocèse d'Angers Saint- Aignan), Angers (me Chèyre), Ch Baugé, Morannes, Candé, Saint-Florent, l the), Précigné (Sarthe), Laval, Evron (Ma numl (Seine-et-Oîse), Méru (Oise).

L'œuvre principale de l'institut est le so riches ou pauvres à domicile; dans cer comme à Laval, par exemple, elles ne soi derniers et partout gratuitement. Elles s'oc comme but secondaire, du soin des dames des malades habitant leurs couvents et de 1 congrégations de jeunes filles, A Choîet, el dite de la « soupe des pauvres », consistant bution quotidienne aux miséreux de porti de viande et de légumes.

A Beaumont et à Méru, pays désolé pa religieuse, des résultats très consolants ont

A Beaumont, les quatre Petites Sœurs oi — de mars 1895 à mars 1896, — 1700 visite pauvres, souffrantes ou découragées; elle 52 nuits à des malades gravement atteints, d'autres moins en danger... De plus, elles bienfait du baptême à trente enfants don trois à onze ans; elles ont fait régulariser converti quatre personnes, préparé à la pn uion plusieurs grandes jennes filles malade;

A Méru, les religieuses ont la consolalîi souvent les voies au ministre de Jésus-Chr verMon des âmes égarées.

Leurs Constitutions sont approuvées par copale.

I^es Sœurs portent une robe noire, sj avec un voile de même couleur, et une corc poitrine, elles ont une croix de bois sans cl

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