I. Origines; épreuve:s; approbalions. — II. E
Foodéen 1877, l'iastitut des Francise; de Marie compte actuellement près de brcs. C'est la congrégation la plus noi litendue de loutes celles qui sont établie; même le commencement de ce siècle. El féconde et généreuse de l'apostolat do par la femme chrétienne, tout en resta dans son rôle de servante et d'auxilia seul, reçoit directementla mission de ré vcrner les âmes.
Il y a eo ce moment, en France, et d catholiques un grand élan, un meuve vers les missions étrangères. Le clergé Ordres religieux fournissent leur cou pacifique des pionniers de la civilisati< □isme. Nous n'avons pas à dresser ici nonibre des soldats du Christ, que pri grégation; mais, toute comparaison m pouvons dire aue le premier Ordre part et tient un ran
2ld LES RBLIGIBUSBS FRANCISCAINES
Livre d'or des missions. Il compte plus de trois mille " ■ ses au ministère apostolique dans les di-
u monde.
, plusieurs congrégations de Sceurs franeisnaissance pour venir en aide, dans la sphère ipre, aux prêtres missionnaires et Ctre pour t nouveau de bien qui, jusqu'ici, avait lait partout.
fut l'origine de l'institut des Franciscaines le Marie (i).
■rsonnes dévouées, appartenant à d'excelchrétiennes, après avoir été formées à la vie
une sainte congrégation, furent envoyées
elles virent soudain leur avenir compromis : ibres désormais de rentrer dans le monde. iccepter une pareille situation, c'est alors rent une maison à Ootacamund, ville de présidence de Madras, ses missionnaires, en se fixant dans ce pays, superstitions sataniques, peuplé de pagodes smprirent qu'elles devaient, tout d'abord, ;onversion des païens par l'apostolat de la Jt par l'adoradon du Très Saint Sacrement, eur humble chapelle. A la prière, toutefois, t les œuvres et bientôt celles-ci furent nomspères. Qu'il suffise de les nommer : un penclasse anglaise et indienne, un orphelinat, dispensaire, plusieurs associations.
d'Ootacamund, assis sous les frais ombrages ) boisées des Nilghérys, était donc devenu
oasis chrétienne, un foyer de lumière, un e où beaucoup de brebis égarées venaient enfer ne pouvait manquer de frémir de rage
quelque complot. Il sema le mensonge et
publié une notice îlluslrée sur XInslitat des Frat»' 7tuiaires de Marie, en lii^s, in-S" carré, 80 pag'es. iris. Imprimerie Franciscaine, 16, route de Claniart.
les religieuses, mais encore leurs parents et bienfaiteurs, rendus par là participants des nombreuses grâces et faveurs accordées à la grande famille franciscaine.
Dès le principe, les fondatrices avaient désiré se greffer sur un grand Ordre religieux, afin de s'assurer au ciel une famille de saints et de se procurer, sur la terre, cette sève monastique des Règles anciennes qui garantissent contre l'instabilité des œuvres nouvelles. Elles avaient consulté, à ce propos, trois cardinaux qui approuvèrent leur détermination de se rattacher à l'Ordre séraphique et Léon XIII, lui-même, en 1882, leur faisant répondre dans ce sens, disait : t Rien de mieux; je bénis la Mère et les filles. »
Le 19 mars 1886 et le 31 mai 1889, de nouveaux décrets répartissaient les maisons de l'institut en provinces. Le 12 novembre 1890, la Sacrée Congrégation de la Proj>agande établissait des noviciats de Sœurs dans la principale maison professe de chaque région. Le 12 janvier 1895, elle érigeait, pour l'Italie, un 7wviciat à Grotiaferraia, près de Rome, sur les recommandations du cardinal évêque suburbicaire de Frascati.
Enfin, le 11 mai 1896, un décret du Saint-Siège approu" vaity d'une façon définitive ^ les Constitutions. Précédemment, un autre décret du 6 juillet 1890, avait approuvé définitivement l'institut; il était accompagné de la lettre suivante : « Révérende Mère Générale, je suis heureux de notifier à votre Révérence le décret par lequel est approuvé l'institut des Franciscaines Missionnaires de Marie. Je saisis cette occasion pour recommander ce même institut, qui a déjà bien mérité dans les missions, aux Révérendissimes Ordinaires, les priant de le prendre sous leur spéciale protection, et de favoriser les vocations si nécessaires pour le bien des pays infidèles. — f Dominique Jacobini, archevêque de Tyr, secrétaire de la Sacrée Congrégation de la Propagande. >
Le cardinal Siméoni, préfet de la Propagande, avait lui-même recommandé l'institut d'une manière particulière, le 8 juin 1886.
€ Nous certifions, disait-il, que les Sœurs Franciscaines
LKS RELIGIEUSES FRANCISCAINES
isionnaires de Marie, chaque jour ne fait qu'ajouime et au dévouement paternel que je leur
cesseur, Mgr Bouché, disait : » L'expérience mbreux voyages dans tous les pays du inonde lée des missions, m'amène à croire qu'il y a une fi^'conde pensée dans la fondation des Francis- ;ionnaires de Marie. •
t agréable, dit le cardinal Richard, archevêque e donner un bon témoignage des deux maisons 'aris. Elles donnent déjà un pieux et utile conmissions étrangères selon le but qu'Indique le de l'institut. »
□ignages des autres évoques ou des vicaires ;s dans les diocèses desquels sont établies iinautés de Franciscaines Missionnaires, sont Èlogieuz.
e connaître l'esprit de l'institut, il suffit de dire 1 premier Heu, essentiellement et providcntlel- ^ionnaire. Ce n'est pas, en effet, sans un pat^- ;in de Dieu, que les Missionnaires de Marie ont itissage de l'évangélisation des infidèles sur le ne du combat, au centre du paganisme, et se ;s, par l'expérience, à la connaissance pratique s apostoliques. N'est-ce pas la tactique des itaines de tous les temps, d'aller attaquer l'eo-
ses propres retranchements, pour le forcer à ^traite ? N'est-ce pas au milieu des camps et des
la guerre, sous le sifflement des balles, à l'odeur Ire, que les généraux se forment à leur noble défenseurs de la patrie ?
d lieu, nos religieuses %'a'ûX.filUs du Patriarche Avec des Consiitutions propres, faites en vue is, elles ont la Règle du Tiers-Ordre régulier de
■ Voulez-vous librement, lui dit-il, vous fiancer à Notre- Seigneur Jésus-Christ, Fils du Dieu Très-Haut ?
— Oui, je le veux, répond la religieuse,
— Voulez-vous suivre Jésus crucifit, en irnîtanl sa très pure Mère et votre séraphique Père saint François, vous offrant en victime pour l'Église et les âmes ?
— Je le veux, avec la grâce de Dieu.
— Èles-vous disposée à partir pour les missions de la Propagande, dès que l'obéissance vous y enverra ?
— Je suis prête. •
Voici comment l'institut est organisé et administré :
Le premier novictai a été établi aux Châtelets, près Saint-Brieuc, dans la catholique Bretagne; un second, nous l'avons dit plus haut, à Sainte-Rose de Grottaferrata, près Rome ; un troisième au Canada et un quatrième en Portugal.
Les postulantes font en entrant trois jours de retraite, et une retraite' de huit jours avant leur prise d'habit. Le postulat dure trois mois et le noviciat deux ans.
Les premiers vœux se /ont pour trois ans. En les prononçant, la nouvelle professe reçoit le voile de laine ou de toile blanche, et un crucifix en os qu'elle portera sur sa poitrine.
Le triettnat expiré, elle est libre de quitter l'institut, et le Conseil général est libre aussi de l'accepter ou non. Si elle a les qualités requises et veut suivre sa vocation, elle est admise à faire des vœux perpétuels. Elle reçoit alors un anneau en argent, comme symbole de son union indissoluble à Jésus-Christ.
On distingue deux degrés dans l'institut : les Mères de chœur et les Sœurs, qui les secondent dans les divers emplois de la maison.
De plus, les personnes qui, en raison de leur santé, de leur âge ou de leur posidon dans le monde, ne peuvent être reçues comme religieuses, peuvent faire partie de l'institut à titre d'agrégées. Elles se partagent en deux catégories : celles qui restent dans le monde et celles qui viennent résider au couvent. Les unes et les autres ont un
Sauveur, avant rapparition de la Vierge Mère, elle Test encore, de nos jours, partout où ne règne pas le christianisme. N*est-elle pas traitée cruellement et ignominieusement en Chine, sacrifiée dans Tlnde sur le tombeau de son époux, esclave chez les mahométans, bête de somme chez les sauvages?... Il appartient aux religieuses missionnaires de la relever de son abjection. En Orient et dans la majeure partie des pays infidèles, les religieuses, en eÔet, seules, ont un accès facile auprès des personnes de leur sexe. Dans ces régions, les hommes et les femmes vivent presque séparés dans le commerce dé la vie. C'est pour ce motif que les Franciscaines Missionnaires de Marie reçoivent dans leurs maisons de pieuses femmes ou de pieuses veuves, et tâchent de former, parmi ces dernières, des convertisseuses ou baptiseuses, qui procurent la grâce de la régénération aux enfants païens, en danger de mort, auprès desquels le prêtre ne peut pénétrer.
Elles s'occupent encore de l'œuvre des hôpitaux et des refuges^ où sont soulagées toutes les misères de l'âme et du corps, dç^s pensionnais et des écoles y où les enfants reçoivent une instruction appropriée à leur condition, des orphelinats et des crèches y où les enfants abandonnés sont recueillis, des dispensaires y où sont soignés tous les malades qui se présentent, des ouvroirs, où l'on travaille pour les églises des missions. Elles se consacrent surtout, avec un grand zèle, à l'œuvre des catéchismes et à la préparation aux sacrements.
Dès 1890, les Franciscaines Missionnaires avaient 8 ouvroirs pour les églises, 14 écoles européennes ou indigènes, 7 orphelinats avec 283 orphelines, 6 crèches avec 143 enfants, 7 dispensaires, 5 hôpitaux ; cette même année elles donnèrent le baptême à plus de 500 petits enfants en danger de mort.
Depuis, avec le nombre des maisons toujours croissant, les œuvres ont augmenté aussi.
L'institut compte actuellement 35 maisons établies dans les quatre parties du monde : 19 en Europe, 10 en Asie, 2 en Amérique, 4 en Afirique.
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bon marché pour subvenir aux nécessités des couvents, car la congrégation est pauvre. — C'est à Vanves aussi que se trouve le secrétariat des Annales de l'institut. Cette publication illustrée, qui paraît tous les deux mois, est, de Tavis unanime des lecteurs, des plus intéressantes. Elle contient des nouvelles et des lettres concernant les diverses missions d'Europe, d'Asie, d'Afrique et d'Amérique, et qui sont remplies de détails curieux et charmants sur les mœurs des pays et les travaux des missionnaires. Les religieuses excellent à raconter ces mille péripéties de voyage sur terre et sur mer, ces aventures piquantes qui arrivent nécessairement lorsqu'on se trouve sur une terre étrangère, ces émotions poignantes à la vue de la dégradation des païens, et surtout les consolations qu'elles éprouvent quand une brebis égarée entre au bercail de la sainte Église (i).
3* PariSi S, avenue Reille, Une maison fut fondée à Paris, en 1889, dans le quartier de la Glacière, en vrai pays de mission. L'habitation était des plus pauvres : le réfectoire des Sœurs, par exemple, se trouvait dans une ancienne étable encore pourvue de l'auge. Au mois d'octobre 1896, elles se sont installées dans un nouveau local, dans une habitation neuve, spécialement bâtie pour les œuvres qu'elles dirigent : patronage de jeunes filles, école enfantine et ménagère, dispensaire, œuvre des baptêmes, des premières communions, des mariages à régulariser, etc. Les Missionnaires de Marie font un grand bien et exercent une grande influence dans ce quartier miséreux de Paris. — Ateliers de peinture, de broderie et de fleurs artificielles. Magasin Saint- Antoine.
4° Marseille y rue Breteuil^ 1^4., La communauté se trouve dans une belle propriété d'une contenance de
I. Annales des Franciscaines Missionnaires de Marie, abonnement 3 francs par an, 8' année. — On imprime ég-alement à Vanves La voix de saint Antoine, bulletin mensuel et illustré de la pieuse Union de saint Antoine de Padoue, abonnement 5 francs par an, 3* année; Les Petites Lectures ; ^X. Saint François et la Terre Sainte, écho mensuel et illustré de la Custodie Franciscaine de Terre Sainte, abonnement 3 francs par an, 6* année. — Demander le catalogue des livres, revues et images de la maison.
En Sutssâf une maison :
13* Fribourg. Le couvent est adossé à une grotte maintenant transformée en chapelle, centre de la confrérie de la Sainte-Famille, mais où autrefois les francs-maçons célébraient leurs impurs mystères. Ateliers de broderie qui obtinrent le 1°' prix, en 1892, à l'Exposition cantonale de Fribourg.
En Belgique j deux maisons :
13® Anvers, La maison des Sœurs, au nombre de cent, établie sur la nouvelle paroisse Saint-Eloi, dans le quartier surnommé le Congo anversois, abrite des œuvres très importantes et un millier d'enfants, La paroisse a été transformée. École gardienne, école ménagère, catéchismes, patronages, ateliers de broderie, de fleurs, de tapis, etc.
14° Gooreind. Séminaire pour les missions du Congo, où les religieuses sont formées aux industries utiles en pays étrangers. Laiterie modèle, cordonnerie, reliure, etc.
Auirichey une maison :
15** Saint-Charles de Rover eto^ dans le Tyrol autrichien, région fertile en vocations. Dernièrement, une jeune novice alliée à la famille impériale y prenait le saint habit des Franciscaines. Congrégation des Enfants de Marie au nombre de trois cents ; soin de Téglise Sainte- Lucie.
Angleterre^ une maison :
16® Clevedon, dans le Somerset, sur les bords de la mer. École, dames pensionnaires, orphelinat.
Portugaly trois maisons :
17° Bragay Notre-Dame dos Remedios, Ancien couvent de Franciscaines, ayant trois cents cheminées, un couloir de cent dix mètres, et pouvant abriter mille religieuses. La chapelle est plaquée de tableaux en faïence représentant la vie de saint François. Le tout a été donné aux Franciscaines par le Comité des Missions qui Tobtint du Gouvernement. C'est là qu'est établi le noviciat pour le Portugal. Atelier de photographie, de broderie et de fleurs, etc.
25° Colombo. Les Franciscaines de Marie desservent rhôpital anglais qui a un kilomètre de long et où elles soignent 9.000 malades. En 1896, elles ont donné 600 baptêmes.
Chine, quatre maisons :
26° Te hé- Fou (Chang-tong oriental). Presque en arrivant en Chine, trois religieuses et douze Chinoises de la maison furent atteintes par le typhus; l'Assistante de la communauté en fut victime, ainsi que, Tannée suivante, la Mère supérieure. Une école indigène, une école pour la colonie européenne, un orphelinat, un dispensaire, un catéchuménat, une crèche.
27^ Tché' Fou- Hôpital, Cet hôpital rend les plus grands services surtout aux marins français des bâtiments mouillés au port. — Dans ces deux maisons on donne environ 600 baptêmes par an.
28® Tong'Uien-Fang (Chensi septentrional). Les Franciscaines Missionnaires de Marie ont montré un grand courage en allant dans ce pays si reculé où nulle femme européenne n* avait encore pénétré. On ne se figure pas, en effet, quelles horribles souffrances augmentées par les fièvres du pays, et quelles dures humiliations elles eurent à endurer pour arriver en ce lieu, après avoir traversé à pied ou à dos de mulet de hautes montagnes et avoir voyagé, sur le territoire chinois, l'espace de cinquante jours consécutifs. Dès leur arrivée, une grande partie des orphelines qui leur sont confiées et une religieuse furent malades de la petite vérole, puis le typhus exerça ses ravages dans la communauté, laissant réduit à quatre le nombre des Sœurs, dans un éloignement si grand. Orphelinat, entretien de douze sacristies, atelier de broderie chinoise.
2<f l'Tchang'Fou (Houpé méridional). En cette résidence, les Franciscaines de Marie, sans avoir été mises à mort, ont subi en réalité une sorte de martyre. On ne peut lire sans une poignante émotion les détails racontés par les Sœurs elles-mêmes et communiqués à la Sacrée Congrégation de la Propagande par Mgr Christiaens, vicaire apostolique du Houpé. — Le 2 septembre 1891, une
troupe de païens, poussant des cris féroces,
à la maison des religieuses. Celle ' ' '
lines se précipitent de tous cotes
supérieure qui protège la retrai
suivie par deux Chinois et reç
coup d'une énorme pièce de bc
Cependant elle n'est pas terrassé
tour dans la chapelle et en barri
cenés enlèvent ou brisent tous le
le saint lieu. Un moment ils s'a
force supérieure pendant que l'ï
ment la communion à chaque
Jésus-Christ, vivifiées par le p;
avec courage et se réfugient ai
cristie : le prêtre chinois (le P. E
saint ciboire, se tient au-devant c
cipitent aussitôt contre l'autel, il
chandeliers, les vases et tout ce
ils tournent ensuite leur fureur co
commencé pour les persécutées
elles fuient dans la chapelle, ta
la sacristie, selon l'endroit laissa
qui les frappent à coups rcdoubli
une minute et l'heure du supr
pour elles. Mais telle n'était pat
personne avait donné l'alarme
mandarins et les satellites. Ceus
vent au couvent et tous unissant
frayer un passage au P. Braum,
qui se dirigent alors vers un s
dans le fleuve voisin. Les barbai
suite ; une grêle de pierres pieu
„„„. /^„„=...j,^. 1»^ fugitives et .
1 communie ant à genou; ;es répond. I
grâces terminé, elles peuvent panser leurs plaies et accepter des vêtements pour remplacer leurs robes toutes déchirées et tachées de sang !...
Apres le feu, l'eau. Le 2 septembre 1896, l'hôpital desservi par les Sœurs s'est effondré à la suite des inondations. Les malades ont été portés sous un hangar 1 Œuvres : orphelinat, école chinoise, catéchuménat, crèche, entretien de onze sacristies du Vicariat. A l'hôpital et au dispensaire, les Sœurs soignent plus de 4.000 malades par an.
En Amériquey deux maisons :
30** Québec (Canada). Soin des malades, imprimerie. Les Sœurs impriment trois revues périodiques : la Semaine religieuse du ''diocèse, la Semaine eucharistique, et la Revue canadienne du Tiers-Ordre dirigée par les Franciscains de Montréal.
31° Sainte- Anne de Beaupré {Csmada). Ce célèbre sanctuaire est pour les Canadiens ce qu'est Sainte- Anne d'Auray pour la Bretagne et Notre-Dame de Lourdes pour toute la France. Les Sœurs ont là un magasin de piété et reçoivent les dames pensionnaires. Pensionnat, proban^at.
En Afrique, quatre maisons :
32^ Carthage, Pensionnat Sainte -Monique, école Sainte- Perpétue, orphelinat Sainte-Félicité, dispensaire. Le couvent des Franciscaines, grâce à la bienveillance du cardinal Lavigerie, est bâti — faveur signalée — sur l'emplacement où était jadis l'église consacrée à perpétuer le souvenir des larmes que versa sainte Monique en voyant de là son Augustin coupable la fuir pour chercher les plaisirs de Rome. Sur la porte de la chapelle nouvellement édifiée on lit cette inscription : « Lacrymis sanctsB Monicse, aux larmes de sainte Monique. > Là se trouve une confrérie en l'honneur de cette Sainte et le centre de l'adoration perpétuelle du Saint Sacrement pour tout le diocèse de Carthage.
2^2!^ Nouvelle- Anvers (Congo belge). Le départ des Franciscaines pour le Congo, le 8 juillet 1896, donna lieu à une véritable manifestation religieuse et nationale. S. A. R. le prince Albert, héritier de la couronne, S. Ém. le cardinal Goossens, archevêque de Malines, les représentants
du gouvernement el du clergé, une foule in rent au départ, à Anvers, du navire X Albert
Costume des Franciscaines Missionnaires
les missionnaires vers le contioent noir, où i le 31 juillet, pour s'enfoncer ensuite dans li vflges qui conduisent à Nouvelle- Anvers. Un en route. Œuvres nombreuses. Plantation
34** Borna (Congo), fondation nouvelle.
35® I/e de Madère^ fondation récente (i).
Les Franciscaines Missionnaires de Marie ont adopté, en rhonneur du Saint Sacrement et de la sainte Vierge, un habit entièrement blanc y composé de la robe, du voile, du scapulaire. Quand elles sortent hors du couvent, elles mettent un voile noir et un manteau de couleur grise. Elles portent la corde franciscaine y à laquelle est suspendue la couronne séraphique ou chapelet des sept allégresses de Marie.
Quoique l'Ordre de Saint-François ait adopté communément pour les vêtements de ses enfants la couleur brune ou grise, cependant aucune de ces couleurs n'est d'une obligation rigoureuse, puisque la Règle n'en parle pas. Déjà l'institut franciscain de la Conception de Notre-Dame fondé à Tolède, en 1489, dans le but d'honorer le mystère de rimmaculée-Conception (2), avait obtenu, à cette fin, de porter des vêtements de couleur blanche. Un privilège semblable à celui des Conceptionistes a été accordé par le Souyerain Pontife aux Franciscaines Missionnaires de Marie.
Si nous recherchons les causes de leur rapide extension, nous trouvons les suivantes : récompense des premières épreuves, dévotion spéciale envers le Saint Sacrement, la sainte Vierge et saint François, courant religieux qui porte en ce moment les âmes généreuses à s'adonner aux labeurs des missions, intelligente initiative de la Mère fondatrice, maisons de noviciat établies dans des centres féconds en vocations, publication des Annales de l'institut... Mais la raison principale est que la congrégation vit sa prospérité grandir dès qu'elle se rattacha à l'Ordre séraphique. Les Missionnaires de Marie se sont profondément imprégnées de son esprit et de ses traditions. Dans leurs Constitutions elles ont reproduit, en se les appropriant, ses usages, sa
1. Le gouverneur de l'île étant mort récemment, sa veuve a pris rhabit des Franciscaines Missionnaires de Marie.
2. C'est à cet institut qu'appartenait la vénérable Marie d'Agréda célèbre auteur de la Cité mystique ou Vie de la sainte Vierge,