Voir ch. IV, art. 2, de la première partie du livre
2. Voir Vie de Léon XIII, tertiaire franciscain, et recueil complet de ses actes en faveur du Tiers-Ordre de Saint-FraH' çois, par le P. Norbert, Che« les Franciscaines, rue de la Teste, à Bordeaux.
maçonnique s* abat y avec une injustice révoltante ^ sur les communautés religieuses. Ils verront que les Franciscaines contribuent, pour leur bonne part, au bien social, et tout spécialement au soulagement des malheureux, des petits et des humbles, les préférés de Jésus et du séraphique François.
Les Sœurs tertiaires s'appliquent, dans notre patrie, à toutes les œuvres de miséricorde et de charité : éducation des enfants, soin des malades, des idiots, des aliénés, des épilèptiques, des scrofuleux, des incurables, des sourdsmuets, des aveugles, des délaissés de toute espèce ; œuvre des baptêmes, des catéchismes, des mariages, des écoles, des patronages, des ouvroirs, des orphelinats, des servantes, des dames pensionnaires, des prêtres infirmes, de la bonne mort, des âmes du purgatoire, des ornements d'églises, des pains d'autel, etc. ; elles ont poussé la charité jusqu'à ouvrir des asiles pour les malheureux dans les stations thermales, comme à Salins, Vichy, Royat, etc., et sur les bords de la mer, comme à Berck, Cherrueix, Boulogne, etc. ; elles ont suivi les missionnaires apostoliques dans les pays étrangers les plus reculés et les plus barbares, en Turquie, en Arménie, en Arabie, en Abyssinie, en Tunisie, au Dahomey, au Congo, dans les deux Amériques, aux Indes et en Chine, dans des provinces où nulle femme européenne n'avait encore pénétré.
Parfois, des membres ou fondateurs de communautés franciscaines ont obtenu, sans les avoir recherchées, des
distinctionshonorifiques. Ea 1860, Sœur Elisabeth, en 1865 , Sœur Aimée Roy er, en 1884, Sœur Marie de la Trinité Ryder, en 1887, M. l'abbé Lemoine, en 1890, M. l'abbé Béraud, pour ne citer que ceux-là, obtenaient de T Académie française le premier prix Montyon, la plus haute récompense décernée par elle à la vertu.
Mais les humbles et obscures filles de saint François n'ont jamais brigué les honneurs de cette terre, elles en attendent de plus durables et de plus élevés.
Qu'elles soient toujours vraiment dignes de leur vocation, dignes de leur séraphique Père. 11 ne suffit pas de porter le nom et l'habit franciscains pour être les disciples du divin Crucifié du Calvaire et du Stigmatisé de l'Alverne, il faut en avoir les vertus.
A cet effet, il serait vraiment à souhaiter — c'est un vœu que nous nous permettons de formuler ici — que les Sœurs franciscaines ne négligent jamais d'aller puiser la véritable sève séraphique à la source même : dans les traditions de famille, dans le culte des saints, la lecture des livres et les conseils des religieux de l'Ordre.
Il faudrait aussi qu'elles fissent tous leurs efforts pour travailler, selon ce qui serait possible et expédient^ à l'union des forces dispersées et amoindries dans les diverses et multiples congrégations : l'union fait la force. Nous apportons encore ici l'exemple des Petites -Sœurs des Pauvres et des Sœurs de Charité.
Nous divisons ce livre en deux parties : la première, le
Tiers-Ordre régulier , en général y considéré dans ses origines et constitutions; la deuxième, le Tiers-Ordre régulier , en particulier y considéré dans chaque congrégation établie en France, Nous groupons les diverses communautés autour de la maison-mère, sous deux sections : le Nord et le Midi, comprenant chacune deux zones,, Nord- Est et Nord-Ouest, Sud-Est et Sud-Ouest. Chaque congrégation forme un chapitre et porte un numéro d'ordre ; les communautés indépendantes n'ayant que quelques membres sont mises ensemble sous un même chapitre dans chaque zone; les communautés sans importance sont simplement indiquées en note. A la fin du volume, il y a un appendice sur les Sœurs franciscaines à Tétranger, etc. Les tables sont disposées par ordre de matières, d'œuvres, de maisons. Enfin des gravures font connaître les costumes et certains fondateurs ou fondatrices de congrégations du Tiers-Ordre régulier.
Les sources où nous avons puisé pour ce présent travail sont les diverses Revues du Tiers-Ordre publiées en France, et les renseignements personnels pris depuis plusieurs années auprès des communautés intéressées.
Nous avons envoyé à chaque congrégation des épreuves imprimées de la notice la concernant ^ pour être corrigées et revues par la Supérieure ; de cette sorte nous sommes certains d'avoir évité toute erreur, du moins importante.
Inutile de dire que nous parlons, avec la même mesure, de toutes les Franciscaines, qu'elles soient dirigées par
les PP. Franciscains ou par les PP. Capucins. Chaque notice est plus ou moins longue suivant l'importance de la congrégation et Tabondance des documents mis à notre disposition. Si nous avons oublié, malgré nos recherches, quelques communautés, qu'on veuille bien nous les signaler.
Nous déposons ce livre aux pieds de sainte Elisabeth de Hongrie, la douce et glorieuse patronne des Sœurs franciscaines et nous lui demandons de les couvrir toujours du manteau de sa puissante protection.
Priez Dieu, ami lecteur, pour un pauvre pécheur.
P. NORBERT, franciscain,
Vice-Commissairê <U Titrê-SainU,
Paris, couvent des Franciscains, 83, rue des Fourneaux,
I*' janvier 1897.
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