Voir Revue Franciscaine, mai et juin
LES RELIGIEUSES PRANCISC
blemenl pardon à tous ceux que j'ai scandaliser. Je pardonne de toute mon i m'ont fait de la peine ou m'ont calomnï
€ En disant adieu à mes frères dans .
culièrement ceux des retraites, je les venir de moi au Mémento.
« Je m'abandonne à ia très adorabl pour l'heure, le lieu et les clrcoostan J'accepte, en expiation de mes péchés, H qu'il lui plaira de m'iraposer, et je me ri ricorde et les mérites infinis de Jésus Rédempteur, le suppliant de me pa.
fautes que j'ai commises dans les div de ma vie, et spécialement dans l'accoi doutable ministère que j'ai exercé. »
L'œuvre de Noire-Dame du Temple tioQde Pie IX, le i6 avril 1874, et grand nombre de cardinaux et d'évêqu
L'Éminent cardinal Pie qui, après té avait tenté de trouver un moyen de rt invalides, sans avoir pu arriver à un n fut si émerveillé des règles à peine éba ditions dans lesquelles étaient les hôtt s'empressa de faire bénéficier son dlc titution.
Dès la première heure, le Rme P. I général des Franciscains, témoigna k l'institut, le bénit, l'encouragea et ne 1S73, il donnait l'approbation suivante notre visite canonique de la Province c Saint-Louis, ayant vu aussi et bien exi titul des Sœurs du Tiers-Ordre Francis ble de Notre-Dame du Temple, nous It la tendresse de notre cœur, et nous en
■w • -^ •ççr.,'5,1
les lois fondamentales et Tesprit, autant qu'il nous appartient. Nous demandons à Dieu, par Tintercession de Marie Immaculée, de saint Joseph et de saint François, de bénir, de confirmer et d'accroître cet institut, pour l'honneur et l'utilité des ministres sacrés de TEglise catholique, afin qu'il puisse pourvoir de plus en plus à leurs besoins matériels et corporels, et qu'il arrive même, par une charité et des secours particuliers, à concourir au relèvement de ceux qui se sont malheureusement affaissés dans l'indigence spirituelle. »
Les lettres épiscopales sont des plus élogieuses.
Voici la teneur des lettres d'approbation de Mgr Duquesnay, évêque de Limoges :
€ A nos chères filles de l'institut des Franciscaines du Temple, dont la maison-mère est en la ville du Dorât, en notre diocèse, salut et bénédiction en Notre-Seigneur Jésus-Christ.
« Nos très chères filles, la lecture de vos Constitutions et la visite canonique de votre monastère laissent dans mon âme un double sentiment d'admiration et de reconnaissance : admiration pour l'inépuisable fécondité de notre sainte Mère T Eglise, reconnaissance pour votre vénérable fondateur et pour vous, mes très chères filles.
c Depuis dix-neuf siècles, l'Eglise enfante des âmes héroïques et crée des institutions vouées au salut et au bonheur de l'humanité. On pourrait croire que sa sève est épuisée; et voilà qu'elle vous suscite, vous, mes chères filles; et vraiment, dès votre naissance, vous êtes dignes de votre Mère, dignes de toutes les institutions vos aînées et vos devancières.
« J'ai retrouvé dans vos Constitutions le même but : la gloire de Dieu et la sanctification des hommes, la même sagesse dans les procédés, la même flamme de charité et de dévouement. Oui : J'admire en vous les dernières venues dans le champ de l'Église. J'admire l'éternelle jeunesse de cette Epouse de Notre-Seigneur, je bénis et remercie Dieu de la divine fécondité qu'il lui communique.
« La reconnaissance s'ajoute à l'admiration. Le signe
caractéristique de votre institut, et qui h les autres, c'est qu'il se dévoue au servit voulez être, et vous êtes déjà très efficai tes des prêtres âgés, iofirmes, malheun ressources que vous donae un labeur op jour, vous voulez les loger, les nourrir, 1 ter dans toutes leurs nécessités, jus( heure, sans leur demander autre chose c leurs bénédictions sacerdotales. Je vous dans vos ateliers de travail, dans la dire de retraite, au Dorât; et tout ce que j'i cosur de la plus vive et de la plus respC' sance,
< C'est donc avec bonheur, mes très eQ vertu de mon autorité épiscopale, j'ap Constitutions, et vous admets parmi les f de mon diocèse. Vous y tiendrez une pi; par votre persévérance dans cette pa dans cette tendre charité, que j'ai cons grande édification, lors de ma visite mériterez de plus en plus les bénédictioi ration et l'amour de votre évêque et de
< Limoges, en la fête de sainte Cla
« f Alfred, évêque ( A cette belle lettre d'approbation, M£ que de Tulle, est venu joindre la sien Comme elle fait bien connaître l'esprit q ciscaines de Notre-Dame du Temple, m ici en entier ;
< L'institut des Sceurs franciscaines di au Temple, établi au Dorât, ayant i grandement laudative de Mgr Duqut Limoges, qui, en sa qualité d'évêque pour cette approbation, autorité et | ensuite les témoignages très élogîeuz de les cardinaux de Bordeaux et de Poi parole ne peut rien ajouter à des voix s juridiction, le mérite et la dignité. V.
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avons le devoir de parler sor ce sujet pour rendre hommage à la vérité en pleine connaissance de cause : notre avantage est en efiet d*avoir connu cet institut dès son origine, d'avoir eu bien souvent l'occasion de le voir à l'œuvre, de l'avoir suivi de loin comme de près dans tous ses dévelop|>ements.
€ Le grain de sénevé, jeté en terre et cultivé par une main vraiment sacerdotale, est devenu un arbre déjà grand; Dieu a daigné le bénir de plus en plus, même parmi les deuils et les épreuves; la ferveur des débuts ne s'est pas refroidie. Nous avions tout d'abord remarqué dans les Sœurs une grande piété pour la sainte Eucharistie, une modestie et une simplicité qui f>ortaient autour d'elles une édification exempte de tout reproche. Elles sont animées d'un excellent esprit; à leur régularité, à leur amour de la pauvreté, à leur charité fraternelle, à leur parfaite obéissance, saint François doit vraiment les reconnaître pour ses filles. Elles nous ont d'ailleurs toujours paru être dirigées avec autant de sagesse que de zèle, avec autant de fermeté que de douceur.
€ Cette vie intérieure s'est épanouie au dehors par un infatigable dévouement aux plus saintes œuvres. Le caractère distinctif de ri'ustitut, son but particulier est le service de Notre-Seigneur Jésus-Christ dans la personne de ses prêtres. S'il applique son activité laborieuse à confectionner les vêtements et les ornements dont ils ont besoin, c'est surtout afin de soutenir deux maisons de retraite, déjà fondées, pour recueillir les prêtres âgés ou infirmes.
« Voilà l'œuvre difficile et délicate, dans laquelle les Sœurs ont eu la sainte ambition de réussir, malgré les échecs, presque partout éprouvés par de semblables tentatives. Elles y ont mis toute leur foi et tout leur cœur ; elles n'y ont épargné ni dépenses, ni soins, ni fatigues; elles sont heureuses de s'y consacrer. Impossible de dire avec quelle convenance délicate, quel respect et quelle charité, elles savent accomplir ce ministère.
« En somme, elles ont bien mérité de l'Église, et nous regrettons que leur œuvre ne soit pas plus connue en
ÉiA.
LES RELIGIEUSES FRANi
dehors de leur dioci:se : elles Irou près des pieux fidèles, et surtout près bienveillance et le concours qu'elles rendons ce témoignage, ce n'est pa Dom personnel, mais aussi en méi Pontife qui, tout en différant, par p leur institut, se montra toujours poi géant et sympathique.
« Par tous ces motifs et de tou; Mgr l'évéque de Limoges, nous œuvre et bénissons ces chères Franci qu'elles prospèrent pour la gloire de 1 intérêt du clergé et pour l'édificatio
Mgr Langini/rux, archevêque de 1 en ces termes (iS8o) les religieus< sommes heureux de donner un témoi sympathie à l'institut des Francise; du Temple, pour le dévouement avi soit au Dorât, soit à Montmorillon, c mes et malheureux. Une œuvre si be aux religieuses qui l'ont entreprise qu éclairée et la plus touchante. Il m'es elles toutes les bénédictions d'en h ai Cœur de Jésus de combler de ses i les âmes généreuses qui se font un h céleste Époux dans la personne de se
« C'est avec empressement et reco joignons notre approbation à celles ■ nées par S. Éra. le cardinal évêqm Mgr l'évêque de Limoges, et que ni nos vœux le développement d'une ( dre d'immenses services. •
Ces bénédictions si précieuses de nouvelles. Mgr Gay, évêque d'Am mémoire, juge si compétent en tout religieuse, écrivait en 1880 à M. l'ai suivante si élogieuse et si embauraéi les hautes approbations et les nombi
que votre pieux institut a déjà reçus de plusieurs évêques dç France, spécialement de Mgr Duquesnay, l'apostolique pasteur de votre diocèse, et notre illustre et à jamais regretté cardinal Pie, évêque de Poitiers, mon humble témoignage ne vous était point nécessaire, et il n'ajoutera rien au crédit dont jouit désormais Toeuvre des Franciscaines de Notre-Dame du Temple. Vous m*avez néanmoins demandé, et avec beaucoup d'instance, de rendre public un suÔrage que mon cœur, vous le savez, vous avait accordé dès longtemps.
€ J*ai vu naître Tintéressante famille qui, à si juste titre^ vous donne le nom de Père; les circonstances m'ont même permis d'assister à ses développements mêlés de bien des épreuves, comme il arrive toujours dans les œuvres de Dieu. Au début, la prudence avait peut-être le droit de s'émouvoir de votre audace : elle en a largement usé. Se rappelant plusieurs tentatives analogues qui avaient tristement échoué, on pouvait craindre pour vous le même sort. Mais tout ardent de cette charité dont saint Paul a écrit * qu'elle endure tout, qu'elle croit tout, qu'elle espère « toujours et ne met point de bornes à sa patience (Cor., < XII, 7.) »î vous avez eu confiance en Dieu. Vous vous êtes dit que la race de ces saintes femmes de l'Évangile, qui dévouaient leurs biens, leurs soins et leurs personnes au divin Maître et à ses premiers disciples (Saint Luc, viii, 3.), ne pouvait point périr dans l'Eglise dont il est le chef immortel; que, s'il y a dans le Cœur de Jésus-Christ des tendresses plus exquises et des sollicitudes plus efficaces, elles sont assurément pour ses chers consacrés, pour ses prêtres, et surtout ceux de ses prêtres qui sont âgés, malades ou malheureux ; qu'enfin, si saint Paul a promis à tout travail chrétien qu'il sera fécond dans le Seigneur (I Cor., XV, 58.), cela doit s'entendre éminemment d'un labeur qui, accompli par des mains vigilantes, n'a pour but aucun lucre humain, mais prétend seulement ouvrir un champ libre à l'exercice de la miséricorde. Vous vous êtes dit ces choses, et Dieu vous a donné raison, et le temps a confirmé l'œuvre; et, en face des expériences si décisives,
faîtes plusieurs fois en plusieurs Ueui et dans les conjectures les plus délicatement difficiles, la prudence a dû se taire et faire place à l'admiration.
« C'est le mot de votre pieux évêq nôtre, cher Monsieur l'Abbé, et le sentin est fondé sur ce que nous avons vu et vc soit au Dorât, soit à Mootmorilîon, où ni de posséder l'un de vos très précieux asi
« Et puisque l'un des offices propre d'implorer et de dispenser, sur la terre qui viennent du Père céleste, je bénis d à la suite des éminents prélats dont vous bation, et vous, et les pieuses filles di Temple, et l'Œuvre des prêtres en retraii se dévouent ; je demande en même ter très sainte Vierge, sa mère, et à vc patron, le séraphin d'Assise, que cet in; se propage pour la gloire de Jésus-Ciiri: et le bien spirituel et temporel du clergé
Mgr Duquesnay, devenu archevêque d fait connaître au congrès eucharistique 1883) l'œuvre vraiment eucharistique des Dame du Temple, » l'assemblée décida d'envoyer ses félicitations et ses rem vierges admirables qui se dévouent air sacerdoce ».
Ces magnifiques approbations nous d:
commentaire,
Les Franciscaines du Dorât suivent la
Ordre régulier de Léon X, les ancieni de l'Ordre mises en harmonie avec leun occupations, et les Us ei Coitiiimes, ou vers actes de la vie de communauté.
Le 4 juillet 1889, le Rme P. Bernardin, approuvait ce directoire, en ces termes :
€ Sur le rapport favorable qui nous été fait, nous approuvons bien volontiers, en ce qui nous concerne, le recueil des Us et Coutumes des Franciscaines de Notre- Dame du Temple.
€ Les cinq livres de ce précieux recueil comprennent de sages avis sur les vœux et les obligations principales de rinstitut, consacré au service des ministres du sanctuaire, sur l'admission des postulantes, le noviciat et la profession ; ils expliquent les devoirs particuliers, depuis ceux de la bonne Mère Générale, jusqu'aux détails des plus humbles emplois ; ils fixent enfin les pieuses traditions de famille, et indiquent non seulement les exercices quotidiens, mensuels, annuels, mais encore la manière de les bien faire. Ce recueil est plus qu'un bon livre de discipline religieuse. Après la sainte Règle et les Constitutions, il est le meilleur que les Sœurs de l'institut puissent consulter, le plus utile et le plus adapté à leurs âmes.
€ Nous pourrions l'appeler l'expression de l'esprit séraphique et comme la photographie d'une vraie Franciscaine de Notre-Dame du Temple. Il sera le directoire qui transmettra à toutes les Sœurs de l'avenir le caractère spécial et les vertus distinctives de leur institution primitive.
« Aussi nous sommes heureux, en terminant notre généralat, de donner une autre preuve de notre paternel intérêt, à cette partie du troupeau séraphique dont nous avons béni l'origine et le développement et que nous ne cesserons d'aimer. Nous appelons de bien grand cœur sur toutes les Sœurs présentes et futures qui garderont fidèlement ces Us et Coutumes, la bénédiction de notre Père saint François et le mérite de la sainte obéissance. »
Le noviciat de l'institut est au Dorât et dure un an ; il est précédé d'un postulat de trois à quatre mois. La dot est de 2.000 francs, à moins de dispense qu'on accorde facilement pour les sujets de choix qui n'ont pas les ressources nécessaires.
Aux trois vœux ordinaires, les religieuses ajoutent celui de se consacrer au service et à l'assistance des prêtres.
Le lever est à 5 heures, le coucher à 9 heures. Chaque
Jour, il y a plus de cinq heures employées aux exercices spirituels. Outre la retraite aunuelle, il y a la retraite du mois le dernier vendredi.
Quelques jours de jeÛDe et d'abstinence sont ajoutés à ceux que commande la sainte Église.
Révérende Mère Angêline, première Supérieure générale.
Le Très Saint Sacrement est exposé el adoré pendant toute la journée.
Les Franciscaines de Notre-Dame du Temple vivent du travail de leurs mains par la confection et la vente des ornements et vêtements sacerdotaux. Ces occupations com-
{ plètent leur vie de dévouement aux personnes et aux
choses de la sainte maison de Dieu.
Elles possèdent actuellement cinq maisons : Le Dorât y maison-mère et noviciat.
\. Montmorilloiiy depuis 1878, possède une maison de re-
traite; les Sœurs desservent aussi le petit séminaire de ji^ cette ville. La première pierre d*une nouvelle demeure
I pour les prêtres fut posée en 1890. M. Tarchiprêtre de
M Montmorillon disait en cette circonstance : « Que nos re-
gards s'arrêtent sur cette partie de Tédifice qui sera la chapelle, ou qu'ils se portent sur le reste de la construction ; de chacune des parties, on peut dire que ce n'est pas à un homme, mais à Dieu, qu'on prépare une demeure. La 1 chapelle renferme le sanctuaire où le tabernacle sera
l'humble palais du Prêtre éternel. Mais des prêtres, dont il a été dit que ce sont d'autres Jésus-Christ, seront les habitants de l'édifice... — Heureuse colline dont les pieds sont baignés par notre limpide Gartempe, et dont le sommet sert de trône à la Reine des cieux, Notre-Dame du Temple ! Si, en regardant dans la vallée, on peut penser à la fertilité du Saron, que tu nous apparais belle, ornée de toutes les richesses du Carmel ! > — La maison est admirablement située au milieu d'un vaste parc, possédant de magnifiques ombrages.
La maison de Cieuracy par Souillac (Lot), a été fondée grâce au zèle du curé de la paroisse qui fit appel à la charité des catholiques pendant plusieurs années.
A Limoges- Louyat y la Retraite est établie dans l'ancien couvent des Franciscains, abandonné depuis les expulsions. Autre maison à Saint- Christophe y près la Châtre (Indre). Les Franciscaines sont vêtues d'une robe, d'une pèlerine et d'un voile d'une couleur gris-vert ou olive, à teinte feuille-mourante (pour exprimer la mort au monde); la corde, à laquelle est suspendue la couronne des allégresses, est en laine blanche, la croix est en bois noir avec un christ en métal.
Les religieuses sont actuellement au nombre d'environ cent soixante.