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SŒURS FRANCISCAINES DU TIERS -ORDRE RÉGULIER

DE l'observance

Congrégation enseignante et hospitalière.

Maison* mère à Bordeaux, rue de la Teste, S4-

I. Premiers essais. — IL Le R. P. Léon de Clary, fondateur. IlL Approbations et Constitutions^ -~ IV. Maisons de Tinstitut.

M. l'abbé Breuil, curé de la Cula (Loire) et zélé tertiaire de Saint-François, gémissait depuis quelque temps sur la situation lamentable de son école, quand trois institutrices reçues au Tiers-Ordre par des religieux Franciscains de rObservance vinrent s'offrir à lui pour diriger les classes de sa paroisse et y vivre en commun sous sa direction, mais tout en gardant leur costume séculier. C'était en 1859. Elles s'établirent d'abord dans une maison de location, mais bientôt elles purent faire bâtir un modeste asile, où elles vécurent plus retirées et commencèrent leur noviciat. Dieu leur envoya de nouvelles compagnes et les anima de l'esprit séraphique. Leur occupation ne fut pas seulement d'enseigner aux enfants les premiers éléments de la grammaire ; il fallut à l'ardeur de leur zèle un champ plus vaste à cultiver : elles se dévouèrent au soin des malades.

La réputation des Sœurs tertiaires de la Cula franchit bientôt les étroites limites de la paroisse, elles s'établirent à Yssingeaux (Haute-Loire), pour le soin des malades.

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Cette fondation eut à son début de terribles épreuves. Tout entières à Dieu et au prochain, les Sœurs s'oubliaient elles-mêmes. Les privations furent nombreuses; souvent elles n'avaient pour nourriture que du pain grossier et des pommes de terre, tandis que leur pauvre et étroite maison ne leur offrait que de pénibles incommodités. Les humbles filles de saint François n'étaient jamais plus heureuses que lorsqu 'épuisées par les fatigues d'une laborieuse journée passée tout entière au chevet des malades, elles regagnaient leur modeste asile et ne trouvaient pour se réconforter que quelques légumes et le pain de l'aumône. Elles savouraient alors les délices de la sainte pauvreté.

Mais elles ne devaient pas tarder à tomber victimes de leurs austérités. Leur santé fut bientôt compromise. Mlle Canal, zélée tertiaire qui avait beaucoup travaillé à la fondation, et deux autres Soïurs furent atteintes d'une fièvre ardente qui les conduisit au tombeau. Il ne resta plus que deux auxiliaires qui, malades elles-mêmes, furent obligées de quitter la maison. Toute la vilJe fut émue de leur état. Les âmes pieuses s'empressèrent de les visiter et M. le curé d'Yssîngeanx eut pour elles toutes les attentions du plus tendre des pères. L'autorité municipale, touchée pareillement de leurs infortunes, vota la somme nécessaire pour les réparations du local. On demanda ensuite à la Cuia de nouvelles Sœurs pour remplir les vides ; elles vinrent au nombre de quatre (i).

Cependant cette petite société de Tertiaires désirait se constituer en congrégation régulière, adopter un habit, une règle, une direction. La Providence y pourvut en leur envoyant un religieux éclairé et dévoué, capable de tout organiser : c'était le R. P. Léon de Ciary, franciscain de l'Observance.

Le T. R. P. Béovidé, provincial, avait chargé ce Père de s'occuper de la restauration du Tiers-Ordre régulier de l'Observance, lorsque celui-ci, étant allé prêcher à Rouen en 1863, fit la connaissance de Mlle Viret, supérieure de

t. Voir Année Franciscaint, 1S63, p. aSo,

la Fraternité franciscaine de cette ville. Frappé par sa haute piété, son intelligence supérieure, il lui sembla que Dieu la lui désignait clairement comme la personne prédestinée à devenir la pierre fondamentale de cette restauration; il lui fit part de son projet. Quelque temps après, il fut appelé à Yssingeaux pour prêcher une retraite aux pieuses tertiaires dont nous avons parlé ; il leur présenta Mlle Viret, leur proposa de Taccepter pour Supérieure et de se constituer en communauté régulière, en leur promettant le concours, l'appui et la direction des Franciscains. La proposition fut agréée avec reconnaissance ( 1 864). Une nouvelle famille était acquise à saint François et dès lors elle allait prendre une grande extension, grâce au zèle dévorant, au dévouement actif, à la. charité admirable de celui que les Franciscaines de l'Observance ont toujours aimé à saluer du nom de père et de fondateur, et dont nous allons esquisser, en quelques lignes, la biographie (i).

Le R. P. Léon de Clary, ex-provincial des Franciscains, naquit en 1830, à Lux, dans la Haute-Garonne, non loin du sanctuaire de Notre-Dame de Clary, de parents pieux, aux mœurs simples et patriarcales, jouissant d'une assez grande fortune.

€ Les premiers noms qui frappèrent mon oreille, écrirat-il un jour, et les premiers amours qui entrèrent dans mon cœur furent ceux de la très sainte Vierge et du séraphique Patriarche d'Assise. J'ai grandi, pour ainsi dire, sous leur regard et sous leur tutelle, et c'est par reconnaissance que j'ai revêtu les livrées de l'un et emprunté le nom de Tautre. >

Le jeune Léon montra dès son enfance des signes d'une singulière et angélique piété.

1. D*après la belle Notice biographique par M. Tabbé Célestk Vielle, aumônier du Sacré-Cœur de Toulouse. — Notre-Dame de Lérins, imprimerie M. Bernard, 1890.

A onze ans, il entra au petit séminaire de TEsquille, à Toulouse, où il devint le modèle de ses condisciples. Son

historien lui applique ces paroles d'Eunodius s'adressant à saint Epiphane : » A cet âge encore tendre, il ne nourris-

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sait dans son esprit que les pensées graves et réfléchies dn vieillard. La modestie, mère des bonnes œuvres, brillait en lui d*un éclat printanier. La grâce et la transparence de ses traits étaient comme le miroir de son âme. Le sourire qui régnait sans cesse sur ses lèvres illuminait, comme d'un rayon, son visage, et doublait la douceur de ses paroles. Son front était pur et uni comme la cire. Tout son aspect, en un mot, révélait Tinnocence de sa vie. »

Le jeune séminariste s'arrête, un jour de sortie, devant le tréteau d'un libraire, qui offrait à peu d'argent des livres anciens et poudreux. Il aperçoit une V$'e de saint François et de ses premiers compagnons^ il l'emporte et la lit. A sa lecture, il éprouve un plaisir inconnu, son esprit s'éveille et se dilate : dès ce moment il eut le pressentiment de sa vocation.

Sur ces entrefaites, un Franciscain, le P. Eugelvin, de passage à Toulouse, vint visiter l'Esquille. Un professeur, gagné à la cause des Frères- Mineurs par son élève, saisit cette occasion pour lui ménager une surprise. Il l'appelle dans sa chambre et le présente au religieux. C'était la première fois que Léon voyait un homme vêtu de bure et ceint d'une corde. Il ne se lassait pas de le regarder et de l'admirer. Tombant à genoux, il lui demanda sa bénédiction. Mais le Père, touché de tant de candeur, fit davantage, il le reçut novice dans le Tiers-Ordre. Deux ans après, un Franciscain prêchait aux environs de Toulouse, le jeune séminariste obtint d'aller le trouver pour faire profession. Ce religieux voulut, par prudence, l'interroger avant de l'admettre; le postulant, par ses réponses, comme Jésus dans le temple, étonna ce docteur» De retour à l'Esquille, il ne sut pas contenir sa joie et il en fit part à ses intimes. Un de ses professeurs, M. Clergne, aujourd'hui universellement connu et vénéré sous le nom de P. Marie-Antoine, céda à ses instances et fut reçu du Tiers-Ordre, avant d'entrer au noviciat des Capucins.

Parvenu au terme de ses études classiques et littéraires, M. Vieu sollicita et obtint d'aller suivre les cours de philosophie et de théologie à Saint-Sulpice, où il fut très aimé

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et très vénéré de ses condicisples et de lesquels il ImplaDta le Tiers-Ordre de n'a cessé depuis d'y recruter de noi apôtres.

Il fat ordonné prêtre le 19 décembre il aurait voulu entrer dans l'Ordre sér, tionnait tant. Mais son père, et son évéqi raotife divers s'opposèrent longtemps, 1 tes et les plus légitimes instances, à son

11 fut nommé successivement vicaire ; tîde et à Montréal (Aude), On peut le tion, il renouvela ces trois paroisses p SCO zèle vraiment extraordinaire et p ses vertus. Sa table était frugale corami rète, il jeûnait au moins trois fois par s apparence semblable aux autres, recé clouées ensemble, qu'il retirait le soir prenait son court sommeil. 11 se donn discipline et portait un cilice. Déjà, il son corps comme un ennemi irréconcilî

Mais le démon furieux de voir les j lui suscita d'étranges et de cruelles pc ne fit que redoubler de zèle et de ferve tout le Tiers-Ordre dans un grand nom diocèse de Carcassonne.

En 1860, il obtint enfin de Mgr de lî mission si désirée d'entrer au novicia de l'Observance. Quelque temps après nommé, à cause de ses rares qualités, et un peu plus tard Définiteur. En 186; Franciscaine, ou Revue franciscaine qu'il rédigea à peu près seul jusqu'en fut élu Provincial.

Nous ne pouvons retracer ici tout ce de Clary fit pour le bien de l'Ordre et ses sermons, soit par ses écrits, soit par : simplement qu'il s'appliqua avec zèle relieuses franciscaines qu'il avait étab

religion Mère Rose de rimmaculée-Conception, première Supérieure générale de Tinstitut qu'elle gouverna pendant vingt ans, eut une part toute spéciale à ses conseils et à sa direction.

Le Père montra toujours un grand dévouement pour le ministère obscur, pénible et absorbant du confessionnal. Il aimait trop Dieu et les âmes pour le fuir. < Réparer une âme, disait-il, comme on répare un temple, pour permettre à l'Esprit-Saint d'en prendre possession et d'y établir sa demeure, l'orner et l'enrichir de vertus, comme d'autant de pierres précieuses et de fleurs odorantes, n'est-ce pas la plus sainte et la plus douce des occupations? »

Dans le cours de ses missions ou durant son séjour au couvent, il passait de longues heures, jour et nuit, au confessionnal, sans manifester d'impatience et sans perdre son calme. Dans ses pérégrinations à travers la France, il rencontra de grandes et de belles âmes qu'il dirigea vers le bien avec un dévouement incomparable. Quand celles qu'il dirigeait entraient au couvent, il ne les perdait pas de vue.

Le R. P. Léon mourut le 3 janvier 1888, laissant après lui plusieurs écrits ; le plus important est V Auréole séraphique ou Vie des Saints et Bienheureux des trois Ordres de Saint-François : quatre forts volumes.

Sous l'impulsion du R. P. Léon, les Franciscaines se développèrent rapidement. Le noviciat et la maison-mère furent établis, en 1868, à Vichy, et plus tard à Bordeaux, où ils se trouvent actuellement.

Vers la fin de l'année 1868, le R. P. Léon, accompagné de la Mère Rose et d'une autre religieuse, fit le pèlerinage des divers sanctuaires firanciscains d'Italie et arriva à Rome pour recevoir la bénédiction dn Saint-Père et du Ministre général. Dans la supplique présentée à Pie IX, pour obtenir l'approbation de l'institut, nous lisons le passage sui-

vant : . Le R. P. Léon, di Fràres- Mineurs Observants dt Supérieurs ecclésiastiques, aii seiîs pour l'organisation de V.

duction de ta Règle que le pa; le Tiers-Ordre régulier, et pu' nés Constitutions de l'Ordre ; temps avaient rendues nécessi

La Sacrée Congrégation de le bref laudalif, le 17 mars approuvant définitivement l'i Constitutions parut le 6 juille

« A Vichy, ville du diocèsi a un pieux institut de Sœurs d François d'Assise, qui ont de cèses. Non contentes de s'app cation, elles sont occupées su filles les éléments de notre fi ges manuels en usage parmi plus, elles soignent les malac trois vœux de pauvreté, d'o obéissent à une Supérieure g»

res des endroits où demeui donné connaissance au Saint quel elles poursuivaîeat leurj la Sacrée Congrégation des É de grandes louanges au pieus Or, tout récemment, la Supéi instamment le Saint-Siège d( bation des Constitutions de s un exemplaire. S. S. le papi tenue par le soussigné secrets ci-dessus mentionnée, le 28 nouvelles lettres de recommai où se trouvent les dites Sœun dont il est question comme s pies et vivant sous la directic sans préjudice toutefois, de

selon la torme des saints Canons et des Constitutions apostoliques, il Ta aussi confirmé, de môme qu'il Ta approuvé et confirmé en vertu du présent décret, remettant à une époque plus opportune l'approbation des Constitutions au sujet desquelles il veut qu'on lui adresse, en attendant, plusieurs observations.

€ Donné à Rome, du secrétariat de la Sacrée Congrégation des Evêques et Réguliers, le 6 juillet 1878.

c J. Card. FERRERi,/r^. 1

La Congrégation avait été reconnue par le Gouvernement en 1876.

Voici quelques articles des Constitutions de l'institut, ils nous feront mieux connaître et sa nature et son esprit.

Les religieuses Franciscaines de la régulière Observance, désirant se conformer à l'esprit primitif du troisième Ordre de Saint-François, joignent aux exercices de la vie contemplative les œuvres de la vie active. Elles travaillent à leur propre perfection et s'efforcent d'acquérir l'esprit du séraphique Patriarche saint François par l'oraison, la prière publique, la pénitence et les autres observances de là vie monastique; elles travaillent à la sanctification du prochain en s'employant à l'éducation des jeunes filles et au soin des pauvres et des malades recueillis dans leurs maisons; les filles du Patriarche d'Assise choisissent de préférence les ministères qui les rapprochent le plus des simples, des petits et des pauvres.

Elles s'appliquent encore par la prière à l'œuvre si excellente de la conversion des pécheurs et à la délivrance des âmes du purgatoire. A cette fin, elles offrent pour le salut des âmes tous les travaux, toutes les souffrances inséparables de leur genre de vie; et pour les âmes du purgatoire, la moitié du mérite expiatoire de leurs actions.

Avant tout, les Sœurs doivent se souvenir que par leur profession elles s'obligent à tendre à la perfection; les moyens d'arriver à ce but essentiel sont de se pénétrer de l'esprit de l'Ordre séraphique. Cet esprit est une humilité profonde, base de toute perfection, une obéissance aveugle, prompte et entière, une étroite pauvreté, caractère

distiactif des enfants de saint François, une pénitence continuelle, que ce saint Patriarche propose spécialement aux membres du Troisième Ordre en l'appelant l'Ordre de la Pénitence; une charité universelle : enfin l'iiabitude du recueillement et la pratique de t'oraison.

Conformément aux prescriptions de la Constitution Inter cixiera de Léon X, les Sœurs franciscaines font profession d'un respect filial, d'une parfaite obéissance envers le Souverain Pontife et d'une liumble soumission à l'égard des autres pasteurs de la sainte Église, Elles sont établies sous la juridiction de l'Ordinaire respectif des lieux où elles se trouvent. On ne fonde aucune maison sans l'autorisation de l'évèque diocésain; c'est lui qui leur donne le confesseur ordinaire et extraordinaire, qui autorise les prédicateurs de retraite, qui leur permet d'ouvrir une chapelle ; il exerce enfin sur les Sœurs tous les pouvoirs Spirituels qui, d'après les saints Canons et les Constitutions apostoliques, ressortent de la juridiction épiscopale, mais en ce qui concerne les Constitutions, le mouvement du personnel, l'administration intérieure et temporelle des communautés, le gouvernement général de. l'institut, les religieuses dépendent de la Supérieure générale assistée du définitoire; l'institut s'administre ainsi par lui-même.

En ce qui concerne le gouvernement de l'institut, la Supérieure générale dépend directement de la Sacrée C<jngr^ation des Evêques et Réguliers; tous les trois ans, un peu avant le chapitre, elle est tenue de transmettre à cette même Sacrée Congrégation un rapport sur l'état personnel, matériel, disciplinaire et économique de l'institut.

Le définitoire général se compose de quatre assistantes, de la Mère Econome, de la Mère Secrétaire générale et de la Maîtresse des novices.

Chaque monastère est gouverné par ime Mère locale aidée du discrétoire composé de trois professes. Tout couvent doit avoir au moins huit religieuses. On ne fera de nouvelles' fondations qu'autant qu'on aura actnelleraent huit Sœurs à y envoyer et que les communautés existantes seront déjà pourvues de ce nombre.

La Générale est élue pour six ans et les autres Supérieures pour trois.

L'institut se compose de religieuses de chœur et de Sœurs converses ; la dot est fixée à 3000 francs pour les premières et à 1000 francs pour les secondes.

Les Franciscaines font d'abord leurs vœux pour deux ans ; elles les renouvellent ensuite pour trois ans ; après les cinq ans de vœux temporaires, elles font les vœux perpétuels.

Les Franciscaines ont l'office du chœur (l'office de la sainte Vierge), et font tous les jours une heure d'oraison.

Elles jeûnent le vendredi pendant toute l'année; le mercredi depuis la fête de la Toussaint jusqu'à Pâques ; pendant l'Avent et le Carême qu'elles commencent à la Quinquagésime. Elles font abstinence tous les mercredis et samedis de l'année; elles prennent la discipline tous les vendredis et pendant l'Avent et le Carême trois fois la semaine.

Elles gardent la demi-clôture, c'est-à-dire que les étrangers ne peuvent pénétrer dans l'intérieur de la communauté et que les religieuses ne sortent jamais du couvent sans une absolue nécessité.

Les Franciscaines de l'Observance possèdent six maisons.

La maison de Villeneuve-sur-Lot, fondée en 1865, fut ensuite abandonnée.

Le 3 août 1866, les religieuses prirent possession de la maison de Saint- Palats (Basses-Pyrénées). Elles y étaient appelées pour desservir l'hospice de cette petite ville. Tout était pauvre dans cette demeure, et ce fut vraiment sous les auspices de la sainte pauvreté qu'elle commença, avec l'abandon complet à la providence du Père Céleste. Elles ne se préoccupaient nullement de ce dénuement : c Mon Révérend Père, disait la Supérieure générale au Ministre Provincial des Franciscains présent à l'inauguration, il ne

LES RELIGIEUSES FRANCISt

nous manque à'présent que deux cho!

vous dire, répondit le Père ; sauf les i qui doivent vous servir de couciiettes, pour le moment. — Non, reprit la boni manque que deux clioses : le Très Sai: malades que nous devons soigner. »

Les Franciscaines, en clierchant a Maître et ses membres souffrants, trou cours matériels nécessaires. Dans la jet) vèrent ; la ciiarité des liabitants se cliar( ner le nouvel hospice.

En celte même année, une autre fc Castres,

Assise sur les deux rives de l'Ago vaste et fertile plaine, Castres, la plus j ancienne ville du Tarn, se présente à ne nirs. Si les débris d'une antique civil topographique, ses nombreuses manu6 une importance réelle, la recommanda et en font le centre d'un commercé élei ses monastères, ses églises et ses hôpital nous disent encore quelle fut, dans le habitants. Le voyageur qui la traverse, venirs de l'histoire, ne peut se défend émotion. Les saints y ont laissé de forte Depuis les anachorètes du vf siècle ji Corbie, sainte Colette, ils n'ont cessé i trouvant comme à l'aise sur cette terre

Castres possédait, avant la grande R vent de Franciscains et deux monastère!

de Coleltines, sur la paroisse Saintd'Urbanistes, sur la paroisse Saint-Ben

Les Franciscaines de l'Observance se et perpétuer au sein de cette religieuse venirs d'une génération dispersée jjar la ] sur la terre étrangère ou tombée sous Elles furent reçues par les habitants ave sèment que leurs ancêtres avaient ace

enfants de saint François et de sainte Claire, comprenant ce qu'elles pouvaient leur apporter de dévouement et de bénédictions. Une école gratuite inaugura aussitôt leur prise de possession ; elles ouvrirent ensuite une école enfantine et s'occupèrent de la congrégation des Enfants de Marie de la paroisse.

Au mois d'avril 1868, une petite colonie composée de dix religieuses tirées du monastère de Villeneuve vint s'établir à Vichy, A son passage à Moulins, elle fut accueillie avec une bienveillance toute particulière par Mgr de Dreux- Brézé, tertiaire lui-même, qui appela sur elle toutes les bénédictions du Ciel unies aux siennes.

Les Sœurs ouvrirent dans cette ville un pensionnat et une école pour les externes; de plus, elles y établirent l'Œuvre de la Réparation^ par l'adoration perpétuelle du Saint Sacrement. L'utilité, voire même la nécessité de cette œuvre était manifeste dans un centre comme Vichy, plus fréquenté par le plaisir et la volupté que par l'infirmité et les misères humaines désireuses de trouver leur guérison.

En 1870, elles inaugurèrent une nouvelle chapelle à une seule nef, mais assez vaste, bâtie dans le style roman, élégante et modeste tout à la fois.

A cette même époque, les orphelines de la guerre trouvèrent au monastère de Vichy un nouvel asile, grâce aux soins de ces dignes filles de saint François, dont le dé* vouement et la sollicitude adoucirent pour elles la plus cruelle privation qu'on puisse sentir ici-bas, celle d'un père, et surtout celle d'une mère.

En 1872, la maison de BlévilU^ près le Havre, fut fondée avec l'approbation du cardinal de Bonnechose, archevêque de Rouen, pour un orphelinat; celle de Bordeaux en 1875.

Cette dernière est située sur un des confins de la grande cité, dans un endroit où la salubrité de l'air et le calme des alentours avaient déjà attiré les Franciscains, le pensionnat des Frères des Écoles chrétiennes, les Carmélites, les Dames de la Foi et d'autres communautés encore. Établies d'abord dans un pauvre chalet où elles grelottèrent de firoid pendant tout l'hiver, nos Franciscaines firent bâtir une belle et élé-

gante chapelle dans le style du xm* siècle et un couvent assez grand pour devenir définitivement le noviciat et la maison principale de l'institut. C'est encore dans ce monastère, rue de la Teste, 34, que se trouve le dépôt de toutes les publications franciscaines des Pères de l'Observance.

Les Franciscaines de Bordeaux se sont particulièrement vouées à l'œuvre de l'Adoration du Saint Sacrement établie dans leur chapelle très fréquentée par les Tertiaires et les personnes pieuses. Quatre religieuses sont toujours en adoration. Elles s'occupent aussi de l'instruction des enfants pauvres et des auties œuvres de charité,

A Saini-Bau3tUe (Hérault), elles prennent soin d'un pensionnat, de la congrégation des Enfants de Marie de la paroisse et ont la garde du sanctuaire où la sainte Vierge se manifesta.

Nous souhaitons vivement que de nombreux sujets viennent grossir les rangs des Franciscaines de l'Observance, afin que leur institut puisse s'étendre encore davantage, car il est vraiment digne de recevoir dans son sein les &mes qui désirent servir Dieu sous la bannière de saint François avec ferveur et régularité.

Le costume des religieuses se compose d'une robe de bure brune, d'une corde en laine blanche à trois nœuds, à laquelle on suspend la couronne franciscaine des sept allégresses de Marie, d'un scapulaire et d'un manteau bruns. Elles portent un bandeau, une guimpe, un voile blanc et par-dessus un voile noir ; sur la poitrine une croix de bois avec un christ en métal, suspendu par un cordon en laine rouge.

Les Franciscaines de l'Observance sont au nombre de deux cents.

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