Registre des malades (aux Arcli. du Consistoire
2. Ce renseignement est fourni par un acte de 1789, signé du pasteur Olivier-Desmont et que nous reproduisons |)lus loin, chap. IX.
3 A la date de février 1781, le Reg. consisiorial parle de l'élection de quatre dames de charité : Mmes Labeune, Jauge, Desclaux et Meinicken, entre lesquelles probablement se faisait un roulement. — Cf ibid., 8 février 1781 et 21 avril jioiir la gouvernante et la dépensière.
4. Voir le Registre consisiorial à la date. Cf. la délibération du 2 noCit 1787.
5. Au XVII'' siècle déjà, en l'année 1657, sous le statut de l'édit de Nantes, une ordonnance des vicaires généraux du tliocèse avait interdit une école primaii'(> teiuu' par les huguenots dans la paroisse Sauil-Kloi {Inv. arcli. dép., G. 8881.
6. 1(^ juillet 1765, énu:»lunu'nls dus aux maîtn's d'écriture «et autres»; — Il avril 1771, mention du sieur Rarlliè^, nioitre d'école, sans doule apparenté au mcmbi-e du Consistoire de ce nom; — 11 mai 1775, délibération relative à l'éducation des jeunes enfants, par la d"*' Brandala; — 5 août 1779, envoi d'enfants à l'école.
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étant, en toute paroisse protestante, le vestibule du temple, il est .^ a priori viaisemblable que la jeunesse des Chartrons et de La Rousselle n'était point laissée à son ignorance native. C'est tout ce que nous pouvons dire en l'absence de témoignages directs.
En ce qui concerne les enfants de la bourgeoisie, la question qui se pose est de savoir s'ils fréquentaient toujours le collège de Guienne, comme nous l'avons constaté ailleurs au XVI I^ siècl(3 — ou si plutôt ils ne préféraient pas l'enseignement plus fermé de quelques-uns de ces « maîtres de pension » qui en 1784 étaient une vingtaine et avaient fondé des établissements jusqu'au ■ centre des Chartrons^. Il y a lieu d'opiner pour la seconde de ces deux conjectures quand on sait que les très riches familles protestantes du faubourg envoyaient leurs fils à l'étranger, plutôt que de les exposer au prosélytisme catholique ^. Malheureusement aucun de ces pensionnats, parmi ceux qui s'ouvraient plus ou moins secrètement aux fils des Religionnaires, n'était en mesure d'appliquer souverainement les principes, les idées, les méthodes qui donnaient ailleurs à la pédagogie protestante son originalité et sa valeur^. Aussi le premier souci du Consistoire de Bor- r deaux, dès que l'édit de tolérance aura été enregistré par le Parlement, sera-t-il de provoquer un «plan général d'éducation pour la jeunesse protestante^ » .
Tels furent en cette seconde moitié du xviii^ siècle les très modes- : tes commencements de trois institutions appelées à ne prendre | qu'après la Révolution tout le développement dont elles étaient capables. A vrai dire elles n'innovaient pas dans l'histoire du prot(;stantisme bordelais puisqu'il les avait possédées jadis jusqu'à l'heure de la Révocation.
C'est peu de chose, dira-t-on. Mais qui ne sait que les « œuvres sociales» n'abondent que dans les temps et les lieux où les organes normaux de la société ne fonctionnent pas comme ils le devraient. Si nos Religionnaires bordelais n'ouvrirent pas un orphelinat, c'est
1. Voy. notre Introduction, section 2, d'aprè? le chanoine Allain. — Suivant le même auteur il y avait, à la même date, 10 « maîtresses de pension » (pour les élèves payants) et 17 maîtresses d'école fpour les filles du peuple).