‹ Les religionnaires de Bordeaux de 1685 à 1802Chapitre 105 sur 166 · oy. nos extraits du Beg. consistorial, passim · texte numérisé non relu

oy. nos extraits du Beg. consistorial, passim

d(3 Bordeaux en lui procurant la base financière stable, dont aucun groupement humain, fût-il d'ordre religieux, ne saurait se passer quand il vent durer. - |

(x^pendant les donations après décès 'semblent avoir été rares. L(; testament olographe d(^ demoiselle A. Brocas dclTampoy, léonniil 3()()() livres aux pauvres de l'église réformée d(î Bordeaux ^, est le seul document de ce genn^ i\\u) conservent les Archives (hi (>)nsistoire :

Je s()ussi'i:ii6e sachant que le temps et Je jour de notre mort sont incertains et voulant m'i préparer par des œuvres de charité proportionnées à mes facultés, connoissant la triste situation où nos chères églises de France se trouvent, je donne et lègue aux pauvres des églises réformées de cette \ille trois mille livres sous les conditions suivantes :

1" Que la dite somme sera mise à l'intérêt, pour le dit interest estre employé au soulagement d'une ou deux familles les plus pauvres d'enir,^ celles que le Consistoire est tenu de secourir; me réservant cependant le droist, pendant ma vie, en cas d'infortune ou de revers, de me servir de la ditte somme si jamais j'en ai besoin povu* mon enfrelien : de quoy Dieu par sa grâce veuille me préserver;

•20 Que la ditte somme demurra en propriété à l'église apprès mon dessès. Et comme Dieu dans sa bonté peut nous envoye(r) un autre Cyrus qui permetera à son peuble {sic) de relever nos saints temples, ce que je demande sans cesse dans mes prières, auquel cas les trois mille livres sus dittes seront comprinses dans les sommes nécessères pour l'élévation d'un lemple ou pour la fondation d'une maison de charité, au chois du Consistoire qui aura le bonheur de voir ses {sic) jours trop longtemps désirés.

C'e(s)t ma dernière volonté que j'ai entièrement écrite et signée de ma main, à Bordeaux, dans le faux bourc du Chartron, le 10 janvier 1775.

A. Brocas de Tampoy.

Arcli. du Consist. de Bordeaux.]

Pour établir la quotité des ressources financières dont disposait le Consistoire, nous n'avons pendant les trente premières aimées que des données générales, et c'est tout ce que nous pouvons de dire que ces ressources provenaient en presque totalité des collectes faites, à domicile ou au temple, par les soins d'un comité de «dames pieuses et charitables » qu'on avait institué vers 1775, à l'instar de ceux qui existaient déjà dans d'autres églises de France pour le plus grand profit des pauvres 2.

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