‹ Les religionnaires de Bordeaux de 1685 à 1802Chapitre 136 sur 166 · I. — N'as-tu pas été membre de la Commission populaire · texte numérisé non relu

I. — N'as-tu pas été membre de la Commission populaire

R. — Non.

I. — Mais tu y as été nommé commissaire ou tu as été chargé par elle de quelque mission.

R. — Je n'ai jamais été chargé par elle d'aucune mission, ni n'ai été commissaire auprès d'elle d'aucun cas.

I. — Mais, tu adhéras aux délibérations du Conseil général de la commune, relatives à la formation delà Commission populaire, et tu as concouru à la nomination des membres de la Municipalité qui dévoient en faire partie.

R — Je n'étois pas dans la Municipalité lorsqu'on nomma pour la Commission populaire. Je ne connus son existence que trois jours après sa formation.

I. — Mais si tu n'avois pas partagé les principes de ceux qui l'établirent, n'aurois-tu pas demandé au Conseil assemblé le rapport d'une pareille délibération ? Explique-toi avec franchise.

R. — Lorsque je connus l'existence de la Commission populaire, croyant qu'elle n'étoit formée que pour le soutien de la République une et indivisible que l'on disoit alors en péril, j'adoptai, je dois le dire, son institution. Pouvois-je imaginer les perfidies des Girondins et de leurs suppôts ? Trompé par eux, par leurs discours mensongers, ils me mirent au point de servir une faction, tandis que je ne croyois servir que la cause du patriotisme. \'oilà mes torls, et si je suis coupable, soyez en convaincus, ce n'est que d'erreur.

I. — Puisque tu croyais la Commission populaire utile au triomphe de la Liberté, tu dus adopter également la force départementale et donner de l'argent pour elle ?

R. — Je n'en donnai point. On ne me fit aucune demande à ce sujet.

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