‹ Les religionnaires de Bordeaux de 1685 à 1802Chapitre 137 sur 166 · I. — Fus-tu longtemps dans les mêmes principes · texte numérisé non relu

I. — Fus-tu longtemps dans les mêmes principes

R. — J'y fus jusqu'à peu près au tems où, la vérité se dégageant des

1 et 2. I == interrogé; R = Répond.

ténèbres dans lesquelles on l'avait enveloppée, m 'éclaira sur les véritables vues de quelques hommes que j'avois cru patriotes, tandis qu'ils n'éloient (jue des inlricrants et des conspirateurs.

I. — Quelle i)reuve donneras-tu que ce n'étoit qu'erreur et non crime de la part ?

H. — J'en appelle au témoi^na^^e de tous ceux qui me connoissent. Qu'ils disent si j'ai cessé un instant de f)oursuivre des aristocrates, même du tems de la Commission populaire. Qu'ils disent si je n'ai pas été un de ceux qui m'élevai le plus fortement conlre la Société de la Jeunesse bordelaise et si je ne concourus pas à faire dissoudre le rassemblement qui se forma par cette jeunesse au Département \ rassemblement (pii vouloit en \enir aux mains avec la section Franklin. Et si je me portai ainsi contre elle c'est que je reconnus, parmi ceux qui composaient cette société, des hommes que l'opinion publique désip:na de tous les tems pour être les ennemis de la Révolution. Je ne pouvois donc la regarder que comme funeste à la chose publique.

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