‹ Les religionnaires de Bordeaux de 1685 à 1802Chapitre 143 sur 166 · Arch. dép. de la Gironde, L · texte numérisé non relu

Arch. dép. de la Gironde, L

tants boid(;lais renfaiiLcmcnl tic !'« ère nouvelh^ » (ju'ils avaient saluée avec une si émouvante conviclion. Ils avaient cru naïvement à l'eflicacité des principes et des lois, sans com])rendr(î ([iie j)rincipes et lois pourraient être pervertis par les hommes chai-gés de les appliquer. Et c'est justement ce (\u() l'on vit à Bordeaux dès la fin de l'année 1792. L'indignité personnelle de beaucoup de gouvernants, leurs passions inavouables, leur volonté de travailler moins à l'instauration d'un régime de liberté et de justice pour tous qu'à la destruction de tout ce que le passé avait légué de sagesse propre, d'expérience acquise, de dévouement traditionnel, de richesse matérielle; enfin leur constante inclination à subordonner la morale à la politique des clubs, comme si la fin sufTisait à justifier les moyens : autant de causes qui, dès ce moment, ruinèrent pour un demi-siècle l'existence de la République démocratique et qui rallieront nos Protestants au régime monarchique.

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