‹ Les religionnaires de Bordeaux de 1685 à 1802Chapitre 145 sur 166 · Recevait en · texte numérisé non relu

Recevait en

8. Semble n'avoir reçu du Consistoire que le logement. Ses gages étaient établis par le tarif des inhumations et dans la dépendance du nombre de celles-ci.

membres do la morne famille ecclésiastique. Les rares démérites (fue nous aurons à signahu- n'entacheront l'honneur de personne.

L'histoire des trois chantres successifs dans leurs rapports avec le Consistoire mérite d'être contée. Elle montre de ({uels ménagemonts, de quels égards même cette assemblée de richeslbourgeois et de gros négociants usait vis-vis de ses subordonnés.

Le premier fut un certain Andrieu. Quoique catholique il conserva son emploi jusqu'en mai 1799. Ayant eu l'imprudence de demander l'augmentation de ses gages, le Consistoire en prit prétexte pour le remercier de ses services, mais lui prouva néanmoins qu'il en était satisfait en lui accordant le quartier ^yj[ui restait à courir ^ Andrieu fut remplacé par un protestant du nom de Durt, cordonnier de son métier, que l'on promit de loger si possible dans le local qu'occupait la concierge 2. Durt comptait ouvrir une école d'abécédaires payants; mais ceux-ci ne s'étant pas présentés, il réclama l'appui du Consistoire pour trouver emploi durant la semaine dans (juolque administration publique. Le Consistoire refusa de se prêter à cette combinaison où les intérêts de l'église pouvaient être trop souvent sacrifiés, mais il accorda un salaire de 300 1. par an avec quelques menus avantages^. Quand Durt aux prises avec la gêne se retira, on lui céda un petit local pour s'y loger et y exercer son métier de cordonnier*. Il fut remplacé par un nommé Gavanon (de Valleraugue, Gard) qui fut nommé le 23 décembre 1801, avec promesse d'être défrayé de ses dépenses de voyage fixées à 100 fr. Nous expliquerons ailleurs qu'on lui donnait en expectative, outre ()00 l. de gages fixes ^, la rétribution hypothétique des leçons de catéchisme qu'il était autorisé à faire à quelques enfants pauvres. C'était relever considérablement sa dignité, sinon son salaire.

Du premier temple des Chartrons construit en 1795 (par consé-

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