Délibération du 25 novembre
3. Délibérations des 23 décembre 1801, 4 et 22 mars et 13 juillet 1802.
4. En raison du rôle politique joué par P. Thomas pendant la Révolution (voy le chap. précédent, p. 324). Dans une lettre adressée par le Préfet de. la Gironde au Ministre des Cultes, le 19 thermidor an XII (7 août 1804) on lit ce passage : «J'ai le regret qu'un homme aussi recommandable par son patriotisme, son talent et la pureté
Comme précédemment le culte public du dimanche fut fixé à 10 heures et la prédication pastorale à 10 heures et demie ^. Le catéchuménat delà jeunesse fut repris à l'automne de 1797 2. Peu après on décida qu'un grand jeûne solennel serait annoncé pour le deuxième dimanche de décembre, en vue de préparer les fidèles à la célébration des fêtes de NoëF, décision renouvelée au mois de mars 1802 en vue des fêtes de Pâques. Mais ce sont là des formes de la vie extérieure, qui ne préjugent pas grand 'chose quant au fond, sur lequel nous nous arrêterons un peu plus tard. Plus importantes déjà sont les trois décisions suivantes, qu'il est indispensable de reproduire textuellement pour n'en point altérer la portée :
15 germinal an \ I = 4 avril 1798*. Sur la demande du pasteur Martin s'il ne convenoit pas de recevoir publiquement à la communion prochaine quelques jeunes personnes qu'il a instruits en particulier^ et qui ont donné des preuves de leur zèle et de leurs lumières, le Consistoire, considérant que le nombre de ces jeunes personnes étant très petit et qu'il est essentiel d'augmenter autant que possible l'édification et le zèle par une réunion plus conséquente de catéchumènes, a délibéré de différer leur réception jusqu'à la fête de Pentecôte.
Sur la demande du pasteur Martin s'il pourrait baptiser des enfants dans les maisons particulières quand il y seroit invité, le Consistoire a délibéré que cette sainte cérémonie auroit toujours lieu dans l'église à moins que, par cause de maladie, les enfants ne pussent pas y être transportés.
Sur la demande en lin du pasteur Martin si la célébration du mariage devoit s'effectuer dans l'église ou non, le Consistoire a délibéré qu'il se repose dans la sagesse du pasteur Martin sur cet article, en l'invitant néanmoins à se servir pour cette cérémonie, le plus souvent que possible, du lieu affecté au service divin.
La délibération suivante, sensiblement postérieure (8 juin 1801), se réfère aux mêmes préoccupations que l'une des précédentes :
Quelques membres rapportent qu'on leur a observé que l'on admettait à la communion des enfants qui n'ont ni l'âge ni la maturité convenable(s).
de ses mœurs, ne soit pas destiné pour l'église de Bordeaux » (cité par M. R. Brouillard, p. 169). — Pierre Thomas eut pour petit-fds le célèbre chirurgien Paul Broca (E. Caris, ouv. cilé, p. 83). Cf. ibid., p. 98, une lettre du dit pastour, 19 floréal an XIII où il se plaint amèrement de ce que son élection a été cassée. 1. et 2. Délibération du 2(1 juillet 1797.