‹ Les religionnaires de Bordeaux de 1685 à 1802Chapitre 157 sur 166 · Voy. notre Introduction, sect. 2, ad finem · texte numérisé non relu

Voy. notre Introduction, sect. 2, ad finem

le suulagonicnl des iiidi^c^nts, ni l'église s(ri devoir de le rendrez possible par ses libéralités soutenues. 11 n'y a ])as ihkî seule des réunions ordinaires tenues par les Anciens à partir (hi 'io juillet 1797 où n'aient été distribués, avec le même discernement (|U(' nous avons constaté jadis, des secours (mi argent à ceux <|iii les réclamaient. Infirmes, vieillards, malades, indigents, femmes <'n couches, épouses de soldats prisonniers de guerre à l'étranger, ouvriers sans travail ou chargés d'enfants, locataires désireux de déménager ou en peine d'acquitter leur loyer, ])aroissiens dénués des moyens pécuniaires de faire inhumer leurs morts ou de regagner hîur lieu natal ^ : tous obtiennent aide et appui dans la mesure assez large qu'autorisait le règlement de la «bourse des pauvres». C'était la reprise des traditions d'avant la Révolution. Et si parfois le Consistoire qui, en 1801 dépensera de ce chef la somme de 3.477 1.'-, raye du « catalogue des pauvres » tels ou tels noms, c'est toujours après enquête préalable, soit pour ne point encourager la mendicité paresseuse ou feinte, soit pour n'être point exploité par quelque malheureux qui n'a de protestant que le nom, quand il n'est point en réalité catholique du plus mauvais acabit^.

Les quémandeurs éhontés n'étaient point rares. Tantôt c'est un horloger genevois qui sollicite une « somme majeure » pour l'aider dans ses débuts à Bordeaux (l^^'août 1799); — ou bien un citoyen qui, quoique gagnant 1.200 1. par an, demande qu'il soit fait une collecte spéciale en sa faveur pour ses premiers frais d'établissement (20 juin 1800).

Au premier rang des solliciteurs suspects, il nous faut placer les citoyens D..., père et fils, qui vers 1796* avaient pris en location un chai appartenant à l'église et négligeaient d'en effectuer le paiement. De remise en remise leur dette s'accrut si bien qu'en novembre 1801, après maintes promesses vainement renouvelées, les D... étaient redevables d'une somme de 1.580 1.^. Etait-ce des gens décidés à tirer profit de l'indulgence du Consistoire à leur

1. Uélibération du 23 décembre 1801, où le comple-l*endu du trésorier est résumé.

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