Ibid., II, p. 95, note, sous la date du 19 décembre
5. Au xviie siècle, le Colloque bordelais avait compris outre l'église de Bordeaux, celles do Sainte-Foy, Bergerac, Nérac et Clairac.
réglis(» d(^ Bordeaux a\'ail i'<'(;u, eu vertu d'uue décision synodale, ' tous les droits d'un colloiiue ', pai- considération sans dout,e de ses deux paroisses o\ du chinït^ i-eiativement élevé de sa population. N'iihicllement rattachée dès 1752, avant même d'être réorganisée, à la m j)rovince » de l^ut-Languedoc, ell(* ressortit hientôt à partir de 1760 à la «province » de Saintonge'^ (jui formée en 1749^, à ce (ju'il semble, s'était augmentée successivement du Périgoid et du Bordelais (même de l'Agenais pendant quelque temps) et subsista jusqu'à la Révolution. En juin 1786 le (>)nsistoire exprima nettement son désir de se séparer de la Saintonge pour constituer avec les églises du Bordelais (peut-être aussi avec celles du Périgord et de l'Agenais) une nouvelle province qui eut pris lo nom de Guienne. Mais il ne fut point répondu à cette demande.
Ce (jui donne son véritable intérêt à cette question des circonscriptions,c'est que chaque province ecclésiastique était subordonnée à un Synode qui se réunissait, en principe, une fois l'an. Il est souvent question de ces synodes provinciaux dans les délibérations du Consistoire, sans qu'on nous dise toujours le lieu de leur convocation, tant le secret paraissait nécessaire. Certaines de leurs délibérations étaient soumises aux synodes nationaux ou généraux, dont les décisions redescendaient par le même canal jusqu'aux églises. Quand les synodes nationaux auront disparu, la compétence des synodes provinciaux s'en trouvera d'autant étendue.
Pour les motiîs que nous expliquons en leur lieu, l'église deBor-