I. Voy, les Synodes du déscrl. 11, p
2 \oY X^?, Synodes du désert, II, AÇ>. En 1756 -le colloque bordelais protesta contre ce rattachement qui avait eu lieu sans son assentiment {Ibid., II, 91). — Cette vaste
province » de Haut-Languedoc ne comptait encore que cinq pasteurs et trois proposant b; celle de Saintonii"e, deus pasteurs et deux proposants. Gh. Coquerel, oiw. cil^, l. p. 537.
3 Depuis quelques années déjà, Bordeaux, riche et grosse ville, était un centre d'attraction pour les protestants de l'Aunis, de la Saintonge et même du Poitou :
Les notables et les plus riches particuliers (de ces trois provinces) élèvent des domiciles momentanés dans chaque ville et notamment à Paris et à Bordeaux, surprennent des certificats de confession pour être mariés par im prêtre qu'ils séduisent ou par les ministres, et reviennent aussitôt chez eux, professant publiquement la R. P. R. » [E al actuel des religionnaires de Poitou, de l'Aunis et de la Saintonge présenté au roi par le commandant en chef pour le roi dans ces provinces, 1746-48, dans Bull. Soc. hisl. prot. (ranq., 1909, p. 163).
deaux députa aux trois derniers synodes nationaux tenus sous l'ancien régime, en mai 1756, septembre 1758 et juin 1763, dans les Cévennes ou le Bas-Languedoc^. Lorsque en 1766, il fut question de renouer la tradition de ces grandes assises périodiques, les églises de la « province » dg^Saintonge et Angoumois donnèrent mandat au Consistoire de Boito aux d'examiner les motifs qui pouvaient militer en faveur de cette reprise 2. Le projet n'aboutit point, mais fut relevé vingt et un ans plus tard par un autre synode de Saintonge et Bordelais tenu à Jarnac, qui confia à Olivier Desmont le soin de présenter un mémoire sur cet important sujet (juin 1787). Le pasteur de Bordeaux prenant son temps exposera ses idées devant le synode provincial réuni dans notre ville en avril-mai 1789. Nous nous y arrêterons un instant au chapitre IX ^.
Le régime synodal contrôle et limite le régime presbytérien, dont il est inséparable dans les églises issues de la Béforme calvinienne. Aussi, à défaut des synodes nationaux, les églises réformées de la seconde moitié du xviii^ siècle s'appliquèrent-elles à tenir le plus régulièrement possible les synodes provinciaux. Tout compte fait, de 1756 à 1787, l'église de Bordeaux députa à vingt-six de ces assemblées régionales, sous des dates connues qu'il ne saurait être superflu de rappeler ici :
25 mars 1756, à " ? (proc.-verb. dans les Syn. du désert, 11 p. 73)
20 avril 1757, à ? (id...ibid. p. 121)
18 août 1758, à ? (id. ihid. p. 144).
Ces trois synodes étaient, comme nous l'avons dit, préposés â la province de Haut-Languedoc. Ceux, qui suivent l'étaient à la province de Saintonge-Angoumois-Périgord-Bordelais :
1-2 juillet 1760, à ? (proc.-verb. dans les Syn. du désert, 11 p. 206)
2-3 juin 1761, à Bordeaux ( id. ihid. 235. Cf. te Heg. consist. à la date).
29 avril 1762, à ? (id. ibid., 268)
18 mars 1763, à ? (id. ihid., 289)
1. Voy. ci-dessous. — Olivier-Desinont n'en connaît que cinq; en réalité il y en eut huit de 1727 à 1763.